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2016…l’année de rêve de Tennis Canada !

12 Déc 2016
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

En cette période de bilans, puis-je vous demander si vous avez connu une bonne année ? Dans le cas de Tennis Canada, 2016 aura été sa plus productive à vie.

Ce n’est rien de moins que sept finales de Grands Chelems, dont celle de Milos Raonic à Wimbledon (une première masculine), que le tennis canadien a atteint.

« Je pense qu’on peut être fier des performances », disait cette semaine, en point de presse au STADE IGA, Louis Borfiga, vice-président de l’élite, qui a conçu et érigé le système qui fait l’envie partout sur la scène internationale.

Dans la réalité, il y a de quoi être très fiers des résultats en n’oubliant surtout pas Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov, respectivement couronnés champions juniors des Internationaux des États-Unis et de Wimbledon, l’été passé.

Et le plus plaisant est certes qu’un avenir encore plus rayonnant est à nos portes.

« Le prochain objectif de Milos est de remporter un Grand Chelem. Ce n’est qu’une question de temps. Si ce n’est pas en 2017, ce sera en 2018 tellement il s’est amélioré », prédit l’architecte des programmes de Tennis Canada.

milos raonic

Milos a déjà beaucoup accompli en terminant la saison au troisième rang mondial, ce qui représente un sommet personnel et une nouvelle marque canadienne.

« On ne se rend pas compte de l’ampleur de ce qu’a réalisé Milos. Le tennis est planétaire. Malgré tout, il a réussi à faire son passage devant Nadal, Federer, Nishikori et Wawrinka. Même si cela est déjà historique, le meilleur reste à venir », poursuit Borfiga.

LE « FAB FOUR », LE « JEUNE » NESTOR ET LA CHUTE DE POSPISIL

Capitaine de la Coupe Davis, Martin Laurendeau n’est pas moins épaté du parcours de son joueur numéro un (lorsqu’il en santé).

« Milos n’a pas volé sa place auprès des grands. Il a rendu son jeu plus complexe en apprenant à mieux bouger, ce qui fait que le service n’est pas son seul atout. Il a également ajouté la constance en atteignant une finale, trois carrés d’as et quatre quarts de finale sur le Circuit Masters, en plus de remporter le titre à Brisbane. Le plus impressionnant est qu’il a fait sa place au “Fab Four” en sachant composer avec les blessures, ce qui ajoute au mérite », de commenter Laurendeau.

« La qualité de nos entraîneurs et l’appui d’Eugène Lapierre (grand patron du tennis au Québec) expliquent aussi ces moments historiques », affirme Borfiga.

Or, Laurendeau a réussi à maintenir le Canada au sein du Groupe mondial de la Coupe Davis pour une sixième année consécutive.

Une autre réalisation très intéressante a été la finale du double de Daniel Nestor à Melbourne (avec Radek Stepanek), à 43 ans.

En revanche, Vasek Pospisil a connu une année très difficile.

vasek pospisil

« Se retrouver 133e alors qu’on a été au Top 25, comme c’est le cas de Vasek, n’est pas l’idéal. Qu’il ait réussi à trouver ses repères à la fin de la saison est encourageant. J’ai confiance au travail qu’il accomplira avec son nouvel entraîneur Mark Woodforde, les deux ayant le même profil de joueur de simple et de double, ce qui va évidemment aider », spécifie Martin Laurendeau.

TRAVAIL À FAIRE CHEZ LES FILLES

En contrepartie, il y a plus de travail à effectuer au tennis féminin canadien.

« Nos résultats n’ont pas été à la hauteur de ceux des hommes », reconnaît Sylvain Bruneau, à la fois capitaine de la Fed Cup et responsable de l’encadrement des joueuses.

Eugenie Bouchard boucle 2016 en 46e place et Françoise Abanda en 172e.

Bruneau y va de la revue de ses filles, lesquelles ont régressé en qualification de zone à la Fed Cup.

« On s’attendait à plus d’Eugenie que ses deux finales. Je pense qu’elle fera beaucoup mieux en 2017, car elle a beaucoup investi dans l’entraînement dernièrement. À 19 ans, on croit que Françoise va progresser. Il ne faut pas oublier Aleksandra Wozniak qui a toujours su rebondir (après ses blessures). Elle est hyper motivée », de préciser Bruneau.

L’avenir est reluisant chez les juniors, notamment avec Bianca Andreescu, 8e mondiale à 16 ans, malgré les longs mois sur la liste des blessées.

Nous avons quatre raquettes de 16 ou 17 ans qui pointent », avise Sylvain Bruneau.

LA RELÈVE EN AVANCE DEVANT MILOS

« Dites-nous l’âge de vos champions et nous vous donnerons l’état de santé de votre sport », aiment rappeler les spécialistes.

Même si Milos Raonic n’aura que 26 ans à la fin du mois (le 27), la relève pousse fort et vite.

À 17 ans, Denis Shapovalov a remporté trois tournois chez les apprentis pros (Futures) et a fait la finale du double à Wimbledon en plus de gagner le simple.

D’un an son cadet, Auger-Aliassime a fait quatre finales de Grands Chelems : Roland-Garros en simple, Wimbledon en double (avec Shapovalov), New York en double (avec Benjamin Sigouin) en plus d’y conquérir la couronne du simple.

denis felix

« Deux titres de Grands Chelems par un même pays est un fait rare. Les Américains ont fait ça il y a quelques années. Louis (Borfiga) avait réussi (en France avec Gaël Monfils), mais vous avez compris que cela fait très longtemps ! », de blaguer Guillaume Marx, très compétent responsable chez les juniors.

Dans l’ordre, Auger-Aliassime, Shapovalov et Sigouin sont classés 4e, 8e et 11e chez les 18 ans et moins.

« Cela aussi est rare », admet Laurendeau.

DANS LA PROCHAINE CHRONIQUE, ON JASE DE LA SUITE POUR LES JEUNES TALENTS. IL Y AURA ÉGALEMENT LE QUIZ DE FIN D’ANNÉE.

À TRÈS BIENTÔT.