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Caroline Delisle toujours rayonnante au Saguenay

21 Oct 2015
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois
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Le Challenger Banque Nationale de Saguenay, sanctionné par la Fédération internationale de tennis et présenté cette semaine, est un peu aussi le tournoi de la famille Delisle.

En plus du paternel Jean, qui participe activement à l’organisation, il faut ajouter Caroline.

Après Hélène Pelletier, Caro a ouvert le chemin aux Marie-Ève Pelletier, Valérie Tétreault, Stéphanie Dubois, Aleksandra Wozniak et Eugenie Bouchard.

Durant ses années à la WTA, cette ancienne boursière d’Oklahoma State a disputé Roland-Garros, Wimbledon et les Internationaux des États-Unis en double.

Avec sa partenaire Mélanie Bernard, elle s’est hissée au 33e rang mondial.

« Dommage que les blessures se soient mis de la partie chacune de notre côté. J’ai joué plus longtemps, mais ce n’est pas toujours évident recommencer avec une nouvelle coéquipière », de dire la native de Chicoutimi qui a quitté la compétition en 1997.

PLACE À LA RELÈVE AVANT TOUT

Depuis son retour au bercail, Caroline est restée active à titre d’enseignante au club local en plus de diriger le programme sport-études en compagnie de Jean-Arnaud Poirel.

A-t-elle pensé effectuer un retour, ne serait-ce que symbolique, au Challenger devant son monde en passant par les qualifications? Après tout, Maureen Drake a tenté le coup à 44 ans la fin de semaine dernière.

Ç’aurait été une agréable façon de célébrer ce 10e anniversaire du Challenger.

« Comme je le disais à Patricia Hy-Boulais, de passage à Saguenay, les filles frappent tellement fort. De plus, je viens d’avoir 46 ans », mentionne-t-elle.

Caro trouve néanmoins son plaisir au Challenger.

Une de ses protégées, Marie-Alexandre Leduc, nouvelle boursière de l’université Clemson (NCCA) après ses années au Centre national, est au nombre des participantes du tableau principal.

« Nous avons de beaux talents ici. Le programme des Petits As Banque Nationale aide beaucoup. En plus des cours pour les enfants trois fois par semaine, les parents embarquent. C’est vraiment bien. Une lettre signée par Eugène Lapierre envoyée aux familles pour rendre le tout encore plus officiel. Cela est important. Pour construire une pyramide qui va tenir, il faut installer une base solide », prend le temps de préciser Caroline.

Les temps ont bien changé.

« J’ai été initiée au tennis par mon père, qui a longtemps été une des bonnes raquettes de la région », rappelle Caroline.

DU MUR DE L’ÉCOLE À LA COUPE DAVIS COMME SOUVENIRS

« Notre maison était située en face de l’école. J’allais donc frapper des balles contre le mur », ajoute-t-elle au sujet des moyens rudimentaires.

Les Jeux du Québec et les tournois à Montréal, les championnats canadiens, l’université aux États-Unis jusqu’au circuit mondial ont suivi.

Pour tout dire, Caro en une enfant du Challenger Alcan dirigé par Richard Legendre.

« Le tournoi final réservé aux raquettes les plus méritantes avait lieu à Chicoutimi. Paul Annacone (précédent entraîneur de Roger Federer) est passé ici » explique-t-elle.

La liste de visiteurs est plus longue.

« Puisque mon père était dans l’organisation, nous hébergions des joueurs. Hatem McDadi (maintenant vice-président de Tennis Canada) et Martin Laurendeau (capitaine de la Coupe Davis) sont passés à la maison », continue-t-elle.

La Coupe Davis du Canada à Chicoutimi appartient aussi à la catégorie des moments inoubliables de Caro.

« Les matchs avaient lieu à l’aréna Georges-Vézina. Il y avait des planches de contre-plaqué pour éviter les mauvais bonds. Il y avait eu un moment curieux en double du côté du Canada. Au service, Josef Brabenec avait atteint son partenaire Derek Segal derrière la tête! », spécifie-t-elle.

De retour dans le présent, Caroline Delisle apprécierait peut-être recommencer à voyager « un peu plus ».

« Ce serait dans un rôle d’accompagnatrice comme j’ai fait auprès d’Eugenie Bouchard lors de sa participation aux Jeux du Canada ou d’autres rendez-vous de ce genre ».

Déjà que le Challenger ces jours-ci et le tennis au Saguenay le reste de l’année la tiennent très occupée, il n’y a pas d’urgence.

« J’ai toujours la motivation et la passion et les choses vont déjà bien comme ça », de conclue Caroline.