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« Elle a de grandes ambitions » – l’entraîneur Nathalie Tauziat au sujet de Bianca Andreescu

28 Fév 2016
written by: Tennis Canada
written by: Tennis Canada

Ex-entraîneur d’Eugenie Bouchard, Nathalie Tauziat travaille actuellement avec Bianca Andreescu, 15 ans, qui est l’une des juniors le plus prometteuses au pays comme en fait foi son quatrième rang mondial de l’ITF.

Tauziat, qui a déjà occupé le troisième rang du classement de la WTA et qui était finaliste de Wimbledon en 1998, œuvre auprès d’Andreescu depuis un an. Elle était à Toronto la semaine dernière à titre d’invitée de la Conférence annuelle des entraîneurs de l’APT et nous avons discuté d’Andreescu, du tennis canadien et de la profession d’entraîneur.

Au sujet des meilleurs juniors du Canada :

Je crois qu’ils sont très bons. L’an dernier, les garçons ont remporté la Coupe Davis junior et les filles ont terminé au troisième rang de la Fed Cup junior. C’est un excellent groupe de joueurs. Et chez les filles, avec Bianca, Charlotte [Robillard-Millette] et Katherine [Sebov], elles pourraient très bien faire sur le circuit plus tard. En ce moment, elles gèrent bien la transition qui les amènera sur le grand circuit. C’est un monde différent et nous devons être très prudentes. Mon travail avec Bianca consiste à gérer cela et à l’aider à rester concentrée sur le tennis.

Au sujet de son travail avec Bianca :

Cela va très bien, nous avons obtenu de bons résultats. J’aime beaucoup sa compagnie, elle est très gentille. Nous avons une bonne collaboration et elle est très respectueuse. Je lui ai toujours dit que je ne lui mentirais pas. Après un match où elle a moins bien joué, si je ne lui dis pas la vérité, je ne suis pas un bon entraîneur. Si elle n’a pas une bonne attitude, je lui dis immédiatement, car je veux qu’elle s’améliore rapidement. J’essaie également de l’aider à garder les pieds sur terre.

Au sujet du genre de joueuse qu’est Bianca :

Elle est très bonne. Elle est capable de réaliser bien des choses : elle a de bonnes mains et est très puissante. Elle n’a que 15 ans et a donc du temps devant elle. Elle est enthousiaste et très concentrée sur le tennis. Elle s’est fixé des objectifs ambitieux et elle prend les moyens pour les atteindre. C’est une jeune fille intelligente et je lui souhaite de tout cœur de réaliser ces objectifs.

Bianca Andreescu

Au sujet de leurs objectifs et plans pour Bianca :

L’objectif de l’année est de remporter un tournoi junior du Grand Chelem. Mais comme elle n’est âgée que de 15 ans, elle a encore deux ans pour en gagner un. Nous allons également commencer à lui faire disputer des tournois ITF, comme des 10 000 $ (Futures) et des 25 000 $ (Challengers). J’aimerais qu’elle gagne un Futures avant de passer aux Challengers afin d’y aller étape par étape. Toutefois, l’objectif le plus important est de remporter un tournoi junior du Grand Chelem et je crois qu’elle peut y arriver.

Au sujet de sa participation à l’essor du tennis canadien :

Louis Borfiga [vice-président de l’élite] a effectué un excellent travail avec Tennis Canada. Comme je m’investis plus que jamais, je suis en mesure de comprendre ce qu’il fait et je suis très heureuse de pouvoir l’aider. Je suis vraiment contente de collaborer aux résultats. Je travaille beaucoup avec Sylvain [Bruneau, capitaine de la Fed Cup et entraîneur national de Tennis Canada pour les femmes] et André Labelle [responsable du programme national d’entraînement junior de Toronto] et les aider me fait énormément plaisir.

Au sujet du métier d’entraîneur :

J’ai toujours voulu devenir un entraîneur, même quand je jouais. J’ai toujours aimé être entouré de jeunes. Je possède un club de tennis en France et lorsque j’étais encore sur le circuit et que je passais quelque temps à la maison, j’essayais toujours d’aider les entraîneurs et d’être avec les jeunes. J’ai toujours dit qu’après ma carrière, je voulais faire partager mon expérience aux jeunes. J’ai toujours aimé entraîner et le tennis est ma passion, c’était donc un choix naturel.

Au sujet des joueurs qui deviennent des entraîneurs :

Je crois qu’ils aiment le tennis et qu’ils s’aperçoivent que c’est dans ce domaine qu’ils s’illustrent le plus. Ils veulent trouver une façon de rester sur le circuit et de tremper encore dans le tennis. Quand tu arrêtes de jouer, ce qui te manque le plus est l’ambiance; tu es habituée à être sur le court central et à attendre la foule t’encourager. C’est d’ailleurs ce que tu retrouves un peu quand tu deviens un entraîneur et c’est ce que nous aimons tous.