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Encore merci Daniel; la fille des proprios des Bills et des Sabres en finale à Québec

16 Sep 2018
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois
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En ce samedi des adieux de Daniel Nestor à la Coupe Davis, qui représente aussi la fin de sa carrière à 46 ans, qui de mieux que Martin Laurendeau pour nous jaser et faire le portrait de l’illustre futur retraité et modèle du tennis et de l’ensemble du sport canadien.

Martin et Daniel étaient coéquipiers en 1992, à Vancouver, lors des débuts d’un grand gringalet de 6’3 » à la taille pas plus grosse que le manche de sa raquette. Alors 238e mondial, il a surpris la planète tennis et stupéfait littéralement la Suède en disposant de Stefan Edberg, alors numéro un du monde.

De fait, Martin a toujours été là lors de 53 sélections de Daniel — un record —, d’abord comme joueur avant de devenir l’entraîneur d’Équipe Canada et l’entraîneur personnel du Torontois avant de poursuivre pendant 15 ans dans le rôle de capitaine de la Coupe Davis.

QUE DES ÉLOGES 

Préparez l’enregistreuse parce qu’une question suffit pour lancer Martin Laurendeau dans le feu roulant des éloges.

« Cinquante-trois nominations est absolument remarquable et énorme. Je ne connais personne qui ait fait cela », déclare Martin.

En passant, la Coupe Davis est plus que centenaire.

Au-delà des formidables conquêtes, 91 titres ATP, dont 13 en Grands Chelems, de même que 60 finales et 12,8 millions de dollars en gains, c’est surtout l’investissement de son ami que Martin Laurendeau retient en premier.

Il évoque le dévouement.

« Une gigantesque qualité chez Daniel est d’avoir toujours été disponible. Avant que le Canada accède au Groupe mondial, il était là aux qualifications de zone et même lors des rencontres de relégation », affirme Martin.

« Qu’importe la fatigue après un titre de Grand Chelem, la terre battue qui n’est pas sa surface, et les conditions avec les lointains déplacements dans les plus intenses chaleurs d’été en Amérique du Sud, Daniel a le mérite d’avoir toujours répondu présent », insiste Martin.

UN MATCH NE CHANGE PAS UNE CARRIÈRE

On pensait bien que la fin allait être celle souhaitée et surtout absolument méritée pour Daniel Nestor lorsque le tandem canadien qu’il formait samedi avec Vasek Pospisil a gagné la première manche du double, mais les Néerlandais Julien Rojer et Matek Middelhoop ont changé la donne en s’adjugeant les trois suivantes 3-6, 4-6 et 4-6.

Le Canada mène néanmoins 2-1 et revient demain pour la fin émotive.

Mais comme ce n’est pas un match qui peut changer une scintillante carrière de 1000 victoires, nos immenses mercis à Daniel Nestor pour ces 25 dernières années.

DE LA COMPÉTITION (ET INSPIRATION) POUR LES BILLS 

Dimanche, jour de la grand-messe au football américain, les yeux de Terry et Kim Pegula, les copropriétaires des Bills de Buffalo, vont être tournés vers Québec, plus précisément vers le PEPS.

C’est que leur fille Jessica disputera la finale de la Coupe Banque Nationale présentée par IGA.

Elle est l’aînée des richissimes parents Pegula, aussi proprios des Sabres, dans la LNH.

Une qualifiée, elle a vaincu samedi la 5e tête de série Sofia Kenin.

Bien sûr qu’il s’agit d’une surprise, Jessica étant classée 227e à la WTA. On peut ajouter un moment rare.

En 26 ans d’existence, c’était la neuvième fois seulement qu’une joueuse issue des préliminaires accédait au carré d’as.

Chose certaine, Jessica pourra servir d’exemple de résilience aux Bills. Ceux-ci ont été rossés 47-3 en ouverture, dimanche dernier.

« PAU-PAU » SERA LÀ

Les jeux sont faits : la finale de la Coupe Banque Nationale opposera Jessica Pegula à Pauline Parmentier.

Dans un très bon match d’une durée de 2 h 30, la Française l’a emporté 5-7, 6-3 et 7-6(5) devant la Britannique Heather Watson.

Québec est content. Dans les médias d’ici, on l’a surnommée affectueusement « Pau-Pau ».

Rien de surprenant avec son habileté à communiquer avec les gens. On me dit que cette semaine, elle a demandé un cours 101 de jurons québécois.

Espérons que la présence de la cousine va faire sortir le public au PEPS. Le match de championnat est à 11 h.