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La patience récompensée par un carré d’as très relevé à Montréal

10 Août 2018
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Toute une semaine ! Pluie torrentielle ou pointe de température jusqu’à 52 Celsius ressentie sur le Central. Plein d’aller-retour entre les terrains et le vestiaire. Deux soirées annulées et quatre filles qui doivent disputer des programmes doubles le même jour pour rattraper les retards.

Non, la Coupe Rogers n’aura pas toujours été commode à suivre avec les humeurs de Dame nature au début de la semaine.

Pour vous donner une idée, la feuille des horaires quotidiens est un outil de travail indispensable pour se situer, même pour les gens des médias pourtant campés au Stade IGA depuis samedi passé et cela un bon dix heures par jour.

Et vous savez quoi ? Une fois le ménage fait dans les reports, déplacements et résultats, Eugène Lapierre et Montréal s’en tirent très, très bien avec en fin de semaine un carré d’as fort relevé à la suite des résultats des quarts de finale de vendredi. Voici les pointages commentés :

* Ashleigh Barty (15) bat Kiki Bertens 6-3 et 6-1.

L’Australienne Barty a ravi neuf des dix derniers jeux. Bertens avait pourtant dévasté la filière tchèque auparavant en disposant tour à tour de Karolina Pliskova (9) et de Petra Kvitova (8).

* Sloane Stephens (3) bat Anastasija Sevastova 6-2 et 6-2.

Championne du US Open, la Floridienne a dominé 64-40 dans les points. Attention ! Elle n’a pas encore perdu une manche depuis le début.

*Simona Halep (1) bat Caroline Garcia 7-5(6) et 6-1.

Que voulez-vous, la titulaire de 2016 ne perd plus à Montréal. Sa victoire de vendredi est sa 8e consécutive, en ajoutant sa séquence d’il y a deux ans.

* Elina Svitolina (5) bat Elise Mertens (14) 7-5 et 6-3.

Pourquoi pas un doublé canadien pour l’Ukrainienne, championne à Toronto l’an dernier ? Elle possède tous les outils nécessaires.

Ainsi donc, trois des cinq premières raquettes du monde seront en action durant le week-end de championnat. Quelle belle récompense pour les amateurs qui ont continué de soutenir le tournoi malgré les aléas météorologiques !

On verra les détails lors du bilan d’Eugène, mais on vous garantit qu’il n’y aura surtout pas de catastrophe. Au contraire.

L’affrontement Halep/Garcia de vendredi soir aurait pu être une finale n’importe où dans le monde.

Samedi, ce sera Halep/Barty, à 13 h. Stephens/Svitolina suivront à18 h dans un autre match de qualité Grand Chelem.

Scoop : la météo annonce du beau temps (sans l’humidité) samedi et aussi dimanche pour la finale prévue à 13 h.

Bref, tous les éléments sont enfin réunis et vous savez quoi ? Personne ne l’aura volé.

TERMINUS POUR EUGENIE EN DOUBLE 

Grâce à Eugenie Bouchard, le double a suscité beaucoup d’intérêt cette semaine. Le hic est que c’est terminé pour la Montréalaise et sa partenaire Sloane Stephens.

Vendredi, en quart de finale, elles ont été éliminées 4-6 et 2-6 par Latisha Chan et Ekaterina Makarova. Il n’y a pas de gêne, les gagnantes étant les deuxièmes têtes de série.

FÉLIX… LA SUITE 

Même vaincu 7-6 à la troisième manche du deuxième tour par le 66e mondial Danill Medvedev, Félix Auger-Aliassime a néanmoins gagné à la Coupe Rogers de Toronto.

En plus de sa victoire devant le 18e mondial Lucas Pouille en lever de rideau, il progressera du 134e au 119e rang ce qui représente un autre sommet personnel.

À ce rythme, un accès direct au tableau principal du premier Grand Chelem de 2019 à Melbourne est fort possible.

Pour la suite immédiate, Félix se rend maintenant à Vancouver. La semaine prochaine, il y disputera un Challenger doté d’une bourse de 100 000 $.

Eugenie Bouchard est aussi inscrite à Vancouver pour le volet féminin.

COURS DE PRONONCIATION AVEC FÉLIX

« Cela ne me dérange pas comment on prononce mon nom, mais c’est “au-jhay alia-sime” pour tout le monde dans cette salle », de dire Félix aux médias de Toronto.

ENCORE FÉLIX…

Si vous voulez savoir pourquoi Félix est si bon et encore plus prometteur, c’est aussi parce qu’il est hyper discipliné et travaillant.

Lors de sa journée de congé, vendredi, Félix a été aperçu au Stade IGA.

Il a fait une séance d’activation au gymnase du Centre national supervisée par Virginie Tremblay, ma kinésithérapeute préférée, avant d’aller frapper des balles sur un court éloigné dans la plus grande discrétion, ce qui est aussi une autre de ses qualités.

PAS DE DRAME AVEC SHAPO, SVP

Toujours à Toronto, Denis Shapovalov n’y reproduira donc pas sa jubilante demi-finale de Montréal l’an dernier.

Dans sa déception, il a montré une belle franchise.

« Je n’ai pas connu une bonne journée », a-t-il reconnu après avoir plié l’échine 5-7 et 2-6 au troisième tour devant Robin Haase (36e).

La semaine prochaine, Shapo devrait glisser du 26e au 32e échelon, ce qui n’est pas un drame à 19 ans.

DANIEL NESTOR PAS SI VITE À LA RETRAITE 

Ce n’est pas parce qu’il a participé à sa 30e Coupe Rogers et qu’une fête a été organisée en son honneur pour son intronisation au Temple de la renommée du tennis canadien Daniel Nestor, 45 ans, accroche immédiatement sa raquette.

Pour un tout dernier tour de piste, le doyen tente d’obtenir une invitation pour les Internationaux des États-Unis. Il aimerait également prendre part à sa dernière rencontre de la Coupe Davis, à la mi-septembre.