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Les filles plus fiables que les gars… au tennis, une finale de 2h35 et merci 170 000 fois

12 Août 2018
written by: Tennis Canada
written by: Tennis Canada

Voilà ce que reconfirme aussi cette victoire de Simona Halep en finale de la Coupe Rogers, laquelle continue de développer une particularité et même d’en faire une véritable spécialité à Montréal, c’est-à-dire de ne couronner que des numéros un du moment ou ceux qui le deviendront bientôt….

Remontons ensemble dans le temps.

Depuis le début des grands tournois professionnels au premier domicile des Expos, Martina Navratilova et Chris Evert en 1982, jusqu’à Simona et Martina Hingis plus récemment en n’oubliant surtout pas le superbe trio Steffi Graf, Monica Seles et Arantxa Vicario-Sanchez entre ces deux époques, le Stade IGA continue d’être le carrefour des reines des courts.

Dans les autres noms populaires et connus, Dinara Safina, Amélie Mauresmo, Ana Ivanovic et Caroline Wozniacki ont, à l’instar de Simona, d’abord gagné à Montréal avant d’accéder au sommet du classement mondial.

Attention ! Les gars n’ont pas non plus la réputation de se présenter à Montréal en touristes.

Ivan Lendl (4 fois), Rafa, Andy Murray, Djoko et Andre Agassi appartiennent au sélect club des multiples vainqueurs. John McEnroe et Andy Roddick sont deux numéros un qui se sont distingués ici aussi.

Mais Montréal a toutefois eu sa part d’étoiles filantes.

On peut nommer Andrei Pavel, Chris Woodruff, Thomas Johansson et Andrei Chesnokov qui, effectivement, n’ont fait que passer alors que la titulaire de Montréal la plus « éloignée » au classement a été Helena Sukova qui s’est élevée jusqu’au quatrième rang mondial.

Un autre très agréable souvenir est celui de Gabriela Sabatini qui, en1988, est montée jusqu’au 3e échelon.

UNE VICTOIRE DE COURAGE, AUSSI

Au cours des seize dernières années, seulement deux finales féminines de la Coupe Rogers avaient été poussées à la limite de trois manches.

Dimanche, le match de championnat a été étiré à l’extrême limite, à l’image des conditions météorologiques de la semaine.

Dans une reprise de la finale de Roland-Garros en juin, Simona Halep a de nouveau eu le dessus sur Sloane Stephens, cette fois par 7-6 (6), 3-6 et 6-4.

Dans les autres chiffres impressionnants, la confrontation a duré 2 h 35 par une température ressentie de 40 degrés Celsius sur le Court central.

Pas surprenant que les 10 000 spectateurs aient accordé une longue ovation à la fin.

Halep a maintenant remporté ses six derniers duels contre l’Américaine Stephens, mais celui-ci aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre.

Elle a servi un ace pour concrétiser sa quatrième balle de match avant de choir au sol en raison de la fatigue et de la pression qui venait de tomber.

Aussi gagnante en 2016, Simona Halep devient la première depuis Amélie Mauresmo, une autre favorite du public à Montréal, à l’emporter deux fois de suite dans la même ville, ce qu’avait réussi la cousine en 2002 et 2004

PAS DE RECORD, MAIS DES FÉLICITATIONS

À cause de la pluie de cette semaine, personne ne s’étonnera qu’il n’y ait pas de record d’assistance, mais…

On y reviendra, mais dans son point de presse, avant les finales, Eugène Lapierre a évoqué un chiffre potentiel de 170 000 visiteurs comparativement à 175 000 pour la marque de tous les temps.

Bien sûr qu’il y aura les « crédits » de billets compte tenu de deux séances de soirée annulées, mais c’est quand même très bon.

Bravo Montréal pour le soutien. 97 % des tournois de la WTA n’approcheront jamais ce résultat.