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Martin Laurendeau aura fait l’envie de « coachs » à Montréal et ailleurs

01 Déc 2017
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Cette annonce de Martin Laurendeau de quitter la Coupe Davis est énorme.

D’entrée de jeu, j’admets être un ami de Martin et fier de l’être, mais force est d’admettre aussi que tous les éloges ici sont justifiés au tennis comme dans l’ensemble du sport au Canada, car sa longévité est unique.

On parle ici de 34 années d’association avec la Coupe Davis, dont les quinze dernières à la barre, ce qui est tout à fait considérable.

J’ai fait le calcul. Juste pour donner un comparatif proche de nous, le Canadien a changé d’entraîneur neuf fois depuis 2000, en incluant Bob Gainey, Michel Therrien et plus récemment Claude Julien qui sont revenus une deuxième fois.

Le jeu de la chaise musicale n’est pas moins à la mode chez l’Impact ou les Alouettes.

Depuis ses débuts comme joueur, Martin a toujours eu la Coupe Davis tatouée au cœur.

« Ma participation à la Coupe Davis représente le plus grand honneur de ma carrière », a souvent répété celui qui a été classé 90e mondial avec un troisième tour à Wimbledon et un quatrième tour aux Internationaux des États-Unis, lequel n’a jamais été éclipsé par un Canadien.

Pourquoi alors avoir pris la décision de quitter, décision faut-il préciser, qui est absolument et uniquement la sienne ? La réponse a un nom : Denis Shapovalov.

Entraîneur personnel de Shapo, qu’il a mené au Top 50 et au titre de joueur le plus amélioré à l’ATP en dix mois, demande tout son temps d’autant plus que le « kid » est en demande partout.

Sachez que la nouvelle dévoilée cette semaine fait suite à une décision prise depuis quelques mois, soit depuis la victoire à Edmonton en septembre pour maintenir le Canada au Groupe mondial et honore aussi les valeurs de Martin.

« Diriger en Coupe Davis et entraîner Denis n’aurait pas été parfait. C’est non merci aux conflits d’intérêts », a-t-il évoqué quelques fois en privé.

Il AMÈNE ET GARDE LE CANADA AVEC LES PUISSANCES

Durant ces trois décennies et demie, Martin aura permis au Canada de sortir des qualifications de zone pour le mener au Groupe mondial.

Une place en demi-finale contre la Serbie en 2013, avec Novak Djokovic alors à son sommet, a certes été un moment fort, mais maintenir le pays avec l’élite est aussi une réalisation non moins méritoire avec son joueur numéro un Milos Raonic trop souvent blessé.

LES ÉLOGES NE MANQUENT PAS

La reconnaissance est tout sauf un automatisme au moment du grand départ, mais Martin Laurendeau n’a surtout pas à se soucier à cet égard.

Les amis des communications à Tennis Canada ont fait du bon travail en recueillant les réactions et toutes sont unanimement positives de la part de ceux qui deviennent ses ex-joueurs, sauf Shapo.

« Martin est assurément celui qui a connu le plus de succès », de rappeler Daniel Nestor, le doyen à 45 ans qui a également évolué sous la tutelle de Louis Cayer, Grant Connell et Pierre Lamarche au départ.

« Ils ne sont pas nombreux comme Martin à pouvoir se vanter d’avoir fait 15 ans comme responsable », de mentionner Milos Raonic.

« Merci à Martin de m’avoir donné ma première chance en Coupe Davis et aussi pour l’ensemble de mon année », insiste Shapo.

« Il y aura toujours une place spéciale pour Martin dans cette équipe » d’ajouter Vasek Pospisil.

Un autre commentaire qui n’est pas le moindre est celui de Frank Dancevic.

« Martin aura été un modèle », de commenter le nouveau patron.

frank dancevic

Tel qu’aussi annoncé par Tennis Canada et plus particulièrement par Louis Borfiga, son vice-président de l’élite, Frank devient officiellement cette semaine le successeur de Martin comme grand responsable de la Coupe Davis.

On élaborera davantage dans une prochaine chronique avec les deux capitaines, le nouveau et le prédécesseur. Mais précisons qu’il n’est pas question de retraite pour Martin Laurendeau.

La vie continue avec Tennis Canada. Il est déjà en Floride pour préparer le début de l’année 2018 de Shapo à compter de la semaine prochaine.

Avant de tourner la page, gros merci à lui pour tous les bons moments pour installer et garder le Canada parmi les seize grandes nations au monde.

Il y a un paquet de « coachs » dans le sport à Montréal et ailleurs qui auraient voulu demeurer aussi longtemps et partir selon leur volonté.