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10 éléments de la finale de Roland-Garros de Félix Auger-Aliassime que vous avez peut-être ratés

06 Juin 2016
written by: Jeff Donaldson
written by: Jeff Donaldson

Félix Auger-Aliassime est passé si près (un point !) de conquérir le titre junior de Roland-Garros, mais ce n’est que partie remise.

Par un dimanche après-midi nuageux, le jeune joueur de 15 ans a perdu une courageuse bataille de 1-6, 6-3 et 8-6 contre le Parisien Geoffrey Blancaneaux. Dans un duel rempli de rebondissements, les coups de fond explosifs d’Auger-Aliassime se sont frappés à la résistance et à la rapidité de déplacement de Blancaneaux.

Malgré la défaite, les amateurs ont eu droit à un aperçu de l’avenir du tennis canadien et a démontré pourquoi le jeune Montréalais — qui occupe déjà le 619e rang de l’ATP — est pressenti être la prochaine super vedette du tennis.

Voici quelques éléments de la finale de Félix à Roland-Garros que vous avez peut-être ratés.

1. Un solide début

L’arsenal de coups d’Auger-Aliassime était au mieux en début de match. Son jeu est construit autour de son puissant service dévastateur (cela vous rappelle quelqu’un ?) et ses coups de fond fluides et pénétrants.

Il possède également du talent au filet.

 2.… et une forte résistance

Geoffrey Blancaneaux a joué le rôle de « tombeur de Canadiens », à Roland-Garros. En effet, il a vaincu Benjamin Sigouin en quart de finale, Denis Shapovalov en demi-finale, puis Félix en finale.

Blancaneaux, 17 ans — joueur négligé du tableau de simple — a excellé en contre-attaque et a tiré profit des erreurs de son adversaire.

3. Prouesses sur tout le terrain

Depuis qu’Auger-Aliassime a effectué une percée en devenant le plus jeune joueur à posséder un classement ATP (il n’avait jamais participé à un tournoi du Grand Chelem auparavant !), l’effervescence grandit autour de son tempérament, de sa concentration et de son style de jeu complet.

Le Canadien mentionne que Roger Federer et Jo-Wilfried Tsonga font partie de ses idoles et cela se reflète dans son jeu. Son coup droit et son revers sont extrêmement fiables et il a su garder son rival en position désavantageuse durant une grande partie du match.

4. Coups gagnants

Félix frappe des coups gagnants. Beaucoup de coups gagnants.

Il a joué avec agressivité jusqu’au dernier point du duel. Le tennis moderne récompense les styles de jeu agressifs et même s’il a perdu cette finale, Félix a démontré de la puissance et une lecture du jeu dignes d’un joueur beaucoup plus aguerri.

Alors que Wimbledon est à nos portes, les partisans de Félix et de ses puissants compatriotes Shapovalov et Sigouin espèrent être témoins de leurs succès sur le prestigieux gazon anglais.

5. Première manche empochée

Auger-Aliassime, dont l’anniversaire tombe en même temps que celui de son adversaire et de Federer, a dominé au service à la manche initiale. Il l’a d’ailleurs conclue avec un ace après moins que 30 minutes de jeu, 6-1.

6. Difficultés au service

Portée par les encouragements de la foule partisane, Blancaneaux a élevé son niveau de jeu dès le début de la deuxième manche. Il a rapidement gagné son service avant de ravir celui de Félix pour prendre les devants 2-0.

Le Canadien a toutefois réussi à le briser pour niveler la marque.

Était-ce le fait de voir la ligne d’arrivée ou l’inévitable baisse de concentration, toujours est-il que Félix a connu une période creuse même s’il avait contrôlé le duel depuis le début. Ceci, associé au regain de vie de son adversaire, a fait qu’il a concédé son service à deux autres reprises et a perdu la manche 6-3.

7. Nouvelle manche, nouveau look

Tentant d’amorcer la manche décisive du bon pied, Félix a choisi de porter un nouveau chandail. Alors que son chandail Babolat orange et gris s’harmonisait bien avec la célèbre terre battue parisienne, son haut jaune convenait très bien à son brio sur le terrain.

Et c’est ainsi qu’il est resté nez à nez avec son rival français dont la confiance ne cessait d’augmenter.

8. Troisième manche de guerriers

Le trophée de Roland-Garros étant l’enjeu suprême, les joueurs ont à tour de rôle brillé par la qualité de leur jeu. Au milieu de la manche, Auger-Aliassime a tiré de l’arrière par un bris, mais a réussi à ramener les pendules à l’heure en attaquant le deuxième service de Blancaneaux.

9. Balles de match ratées

Les choses semblaient vouloir aller en faveur du Canadien alors qu’il possédait deux balles de match sur le service du Français à 5-6.

Félix était en plein contrôle de la première balle de match avant d’appuyer un peu trop un coup droit qui aurait scellé l’issue de la rencontre. Galvanisé par les encouragements de ses partisans, Blancaneaux a effacé la deuxième balle de championnat en produisant son seul ace du duel.

Une autre balle de match s’est envolée sur une erreur au revers et soudainement, la manche était à égalité à six jeux partout. Comme il n’y a pas de jeu décisif à la manche ultime dans les Grands Chelems, un des deux rivaux se devait de briser l’autre pour triompher.

10. Déception, mais pas de tragédie

Grâce à son exceptionnelle couverture du terrain et à sa régularité, Blancaneaux a immédiatement brisé le Canadien. Par la suite, il a remporté son service à zéro, terminant son épique remontée avec un coup droit gagnant tout aussi épique.

Quant à Félix, son parcours à Roland-Garros s’est arrêté alors qu’il a remporté plus de points que son rival (94 contre 91), mais n’a pas réussi à arracher la victoire. Contre un rival de deux ans son aîné soutenu par la foule, le Canadien a tout de même démontré le potentiel de connaître une brillante carrière.

Cette semaine, Auger-Aliassime se hissera au deuxième rang mondial chez les juniors, quelques points seulement derrière le Grec Stefanos Tsitsipas. Comme il n’a pas de points à défendre aux tournois juniors de Roehampton et de Wimbledon, le sommet du classement est totalement à sa portée.

Et, il ne faut pas oublier qu’il n’est âgé que de 15 ans.