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Après sa finale de la WTA, Bianca obtient sa place au premier Grand Chelem de l’année

11 Jan 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

On comprendra Bianca Andreescu de ne pas vouloir rentrer tout de suite au pays.

Après sa magnifique semaine à Auckland, en Nouvelle-Zélande, où elle a atteint sa première finale de la WTA, en signant sa dixième victoire de l’année pour obtenir sa place aux Internationaux d’Australie, première épreuve du Grand Chelem de 2019.

Vendredi, à Melbourne, Bianca, qui a progressé de 45 rangs pour se retrouver au 107e échelon, a assuré sa deuxième participation dans les grands rendez-vous — après Wimbledon en 2017 — en signant un troisième gain en autant de jours, éliminant la Tchèque Tereza Smitkova (137e) par 6-0 et 4-1, abandon.

C’est la deuxième fois cette semaine que Bianca, entraînée par Sylvain Bruneau depuis l’automne dernier, remporte un duel de la sorte. Son adversaire de mardi, Katie Swan, avait même été sortie en larmes dans un fauteuil roulant.

Elle a très vite vu que les choses ne fonctionnaient pas chez son opposante. Il faut dire qu’elle a son lot d’expérience dans ce domaine.

« Je comprends bien, car j’ai été si souvent dans cette position dans le passé », commentait la joueuse de Mississauga, en Ontario, qui est connue pour la fragilité de son dos.

L’an dernier, une autre blessure l’avait contrainte à se retirer du Challenger Banque Nationale de Granby et de s’arrêter plusieurs mois, ratant ainsi La Coupe Rogers de Montréal et la Coupe Banque Nationale de Québec.

Aux grands maux, les grands moyens comme on dit, et depuis cette année, Tennis Canada a débloqué un budget afin que Virginie Tremblay, kinésiologue au Centre national de Montréal, voyage en compagnie de Bianca pour voir à la préparation physique et cela fonctionne.

MAXIMISER LA RÉUSSITE 

Bien sûr qu’on ne fera pas un roman avec un match abrégé qui a fait 27 minutes à la première manche et 57 minutes au total en comptant des soins.

Quatrième tête de série des qualifications, Bianca a eu la bonne réaction en s’apercevant que la Tchèque était en difficulté.

« Je me suis assurée de bien rester dans le match afin de continuer à profiter du momentum pour obtenir ma qualification », ajoutait Bianca, surprenante gagnante devant l’ex-numéro un Caroline Wozniacki et la légendaire Venus Williams en 24 heures la semaine dernière.

CONTRE UNE JUNIOR DE 16 ANS 

Devenue la coqueluche de l’ensemble du sport canadien en ce début d’année, Bianca Andreescu est le cinquième talent canadien aux tableaux principaux la semaine prochaine, en ajoutant Eugenie Bouchard, Milos Raonic, Denis Shapovalov en simple, de même que Gabriela Dabrowski en double.

Une bonne étoile se situe au-dessus de la tête de Bianca en ce moment.

Alors que les possibilités étaient réelles qu’elle se retrouve devant des favorites comme Elina Svitolina (6e), Aryna Sabalenka (11e), Caroline Garcia (19e) ou Maria Sharapova (30e), Bianca affrontera plutôt en ouverture la junior Withney Osuigwe, qui a obtenu un laissez-passer dans un échange de cartons d’invitation entre les Australiens et la USTA.

Eugène Lapierre avait transigé de cette manière à Montréal pour Aleksandra Wozniak.

Attention ! La Floridienne sait jouer. Elle appartient au club des grands espoirs et occupe le 199e rang de la WTA à 16 ans seulement. Elle a auparavant été numéro un mondiale chez les juniors et titulaire de Roland-Garros et de l’Orange Bowl chez les 18 ans et moins.

En attendant le deuxième tour qui pourrait la placer face à la Lettone Anastasia Sevastova (13e), laissons Bianca respirer avant de remettre la pression sur ses épaules.

« LUCKY PETE » SERA-T-IL ENCORE CHANCEUX ?

Pour le moment, Peter Polansky est en attente.

Le champion en titre du Challenger Banque Nationale de Granby, 118e mondial, a perdu son troisième affrontement en des comptes de 6-4 et 6-4 devant Thanasi Kokkonakis, un Australien de 22 ans bien meilleur que son 145e rang, ayant déjà été 69e à 17 ans.

Polansky a somme toute été solide avec 24 coups gagnants et 17 fautes directes, mais il a été victime de 18 aces, ce qui n’aide pas.

Malgré la défaite, rien n’est tout à fait terminé avec « Lucky Pete ». En 2018, il était devenu le premier de l’histoire à participer aux quatre tournois du Grand Chelem en étant repêché (lucky looser) à la suite de forfaits au grand tableau. Il connaîtra son sort la semaine prochaine.

Bonne chance, donc !

Photo: WTA