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Bianca à toute vitesse, Félix au deuxième tour et Rebecca a raison d’être fière

09 Jan 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Bianca Andreescu n’a eu besoin que d’une manche mercredi pour se joindre à ses compatriotes Félix Auger-Aliassime et Peter Polansky au deuxième tour des qualifications des Internationaux d’Australie, première étape du Grand Chelem de la saison.

Après avoir reçu des soins sur le terrain, sa rivale Katie Swan a été transportée au vestiaire en fauteuil roulant, souffrant de violents spasmes au dos.

Malgré la rencontre écourtée, le pointage de 6-1 contre la Britannique, qui occupe le 181e rang mondial, est une bonne indication que Bianca réagit bien à la fatigue et aux émotions de sa semaine magique à Auckland, alors qu’elle a éliminé en 24 heures l’ex-numéro un mondiale Caroline Wozniacki et la légendaire Venus Williams en route vers sa première finale de la WTA.

« Je me sens vraiment bien. J’ai travaillé fort durant la saison morte. Je me suis concentrée sur mon jeu, ma forme physique et ma force mentale », commentait Bianca, maintenant encadrée par Sylvain Bruneau comme entraîneur personnel et Virginie Tremblay pour la préparation physique.

« L’aspect que j’ai travaillé le plus est mon agressivité sur le terrain — mais au bon moment — et rester dans le moment présent lorsque les échanges se prolongent. Je veux poursuivre sur ma lancée de la semaine dernière et je crois que j’ai bien réussi aujourd’hui », poursuivait la joueuse de Mississauga, en Ontario.

À sa prochaine sortie, Bianca affrontera Valentini Grammatikopoulou, une Grecque occupant le 173e rang.

UN PEU PLUS LONG POUR FÉLIX

Félix Auger-Aliassime est la deuxième tête de série des qualifications masculines en vertu de son 106e rang. Il aurait, lui aussi, pu conclure son duel plus rapidement.

Le Montréalais, également âgé de 18 ans, menait 6-2 et 5-2 devant Arthur de Greef (200e) avant que le Belge effectue une remontée pour forcer la tenue d’un jeu décisif, mais pas de panique.

« Terminer un match n’est jamais facile. J’ai manqué de concentration, comme ça arrive souvent au début d’un tournoi. L’important est d’avoir été solide au jeu décisif. Je suis heureux d’être au deuxième tour », confiait Félix à Tom Tebbutt.

La semaine dernière, Félix avait entrepris 2019 en se qualifiant pour le tournoi ATP de Pune, en Inde, avant de céder devant l’éventuel finaliste Ivo Karlovic.

Dans une reprise du deuxième tour des épreuves préliminaires des Internationaux des États-Unis l’été dernier, Félix affrontera Chris Eubanks, un géant de 6’7″ se situant au 171e échelon. À New York, Félix avait eu raison de l’Américain en des comptes de 7-6(5) et 6-2.

À sa dixième participation aux qualifications à Melbourne, Peter Polansky a signé l’autre victoire canadienne. Le vétéran de 30 ans de North York, en Ontario, qui occupe la 118e place, a eu le dessus 6-4, 3-6 et 6-4 devant l’Américain Ernesto Escobedo (191e).

Vainqueur du Challenger Banque Nationale de Granby, l’été dernier, Polansky a eu besoin des conseils de Frank Dancevic, capitaine de la Coupe Davis. Il faut préciser que, pour la première fois cette année, le « coaching » est autorisé durant les qualifications.

Au prochain tour, le Canadien croisera le fer avec le Slovène Blaz Rola (209e).

PAS LE BON MOMENT POUR ÊTRE DIMINUÉE

Une pensée particulière va à la brave Rebecca Marino (216e), qui prenait part à une épreuve du Grand Chelem pour la première fois en six ans.

Victime de problèmes au dos depuis l’automne dernier, la Vancouveroise de 28 ans, installée à Montréal pour s’entraîner, aurait mérité mieux. Elle a joué diminuée pour s’incliner en deux comptes de 6-2 et 6-2 aux mains de l’Américaine Caroline Dolehide (130e).

Fidèle à elle-même, la grande Rebecca (6′), qui était 38e en 2011, a été digne dans la défaite.

« Les raideurs (au dos) n’ont pas aidé, mais compte tenu du fait que je n’avais pas repris la compétition à la même période l’an dernier, je suis très fière d’être ici », a-t-elle confié à Tom Tebbutt.

Rebecca Marino doit aussi savoir que l’ensemble du tennis canadien est très fier de son courage.

Dans les autres matchs, la Torontoise Katherine Sebov (200e) aurait souhaité mieux comme cadeau pour son 20e anniversaire de naissance que cette défaite de 6-1 et 6-4 face à la Française Jessika Ponchet (240e).

L’automne dernier, Katherine avait été couronnée championne du Challenger Banque Nationale de Saguenay.

Entraîné par le Québécois Frédéric Niemeyer, Brayden Schnur (197e), de Pickering, en Ontario, a été éliminé 6-4 et 6-3 par le Polonais Kamil Majchrzak (176e).