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De qualifiée à finaliste, une première depuis 1997 signée Bianca

08 Jan 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Vous être surpris de la spectaculaire semaine de Bianca Andreescu qui a atteint a finale de la Classique ASB à Auckland à 18 ans et cela seulement à sa quatrième participation à un tableau principal de la WTA. Samedi, elle a signé une autre très belle victoire devant la troisième tête de série Su-Wei Hsieh après avoir précédemment éliminé l’ex-numéro un Caroline Wozniacki ainsi que la légendaire Venus Williams pour devenir la première qualifiée depuis 1997 à atteindre le match de championnat qu’elle disputera à Julia Goerges ? Pas Sylvain Bruneau.

« J’ai toujours cru en Bianca avec son tennis aussi physique et sa volonté de réussir. Je sais qu’elle va accomplir de grandes choses. Ce qui arrive est peut-être un peu plus hâtif que j’avais pensé, mais tout est correct ainsi », de mentionner à CBC-Sports Sylvain Bruneau qui connaît très bien la joueuse de Mississauga, en Ontario.

Après toutes ces années à la Fed Cup, notamment dans le rôle de capitaine, une nouvelle mission est de devenir l’entraîneur personnel de la nouvelle coqueluche du sport canadien longtemps dirigée par André Labelle à la barre du centre de Toronto.

Parce qu’il porte aussi le chapeau de directeur du volet féminin pays, Sylvain est à Melbourne pour préparer les Canadiennes qui prendront part aux qualifications des Internationaux d’Australie, où Bianca ira le rejoindre, car elle doit aussi passer par les préliminaires malgré sa séquence de rêve.

Cette semaine, Virginie Tremblay, experte kinésiologue du Centre d’entraînement de Montréal et championne universitaire au tennis avec les Carabins, a fait le voyage à Auckland pour assurer la préparation physique, surtout qu’il est connu que Bianca a un dos fragile.

Sylvain et Bianca, obligée de se désister de la Coupe Rogers à Montréal l’été passé justement à cause de son dos, fonctionnent bien ensemble.

« Bianca a beaucoup joué cet automne. Elle a fait cinq tournois (ITF) et elle en a gagné deux (Florence et Norman) pour une fiche de 18-21. Nous avons aussi passé deux semaines en Floride jusqu’au 21 décembre. Elle a bossé fort au plan physique et continué le travail stratégique et tactique. Je suis super content », de dire Bruneau.

PAS CARO ET NI VENUS, MAIS QUAND MÊME UN PIÈGE

Photo : Chris Symes

« ASB Classic Miracle: Giant killer claims another victim! », tel était le titre du quotidien The Herald de la Nouvelle-Zélande avec une large photo de Bianca Andreescu après sa victoire en demi-finale.

Bianca, 152e mondiale, n’avait vaincu qu’une fille du Top 50 avant cette semaine. Voilà qu’elle vient d’en éliminer trois en 54 heures.

On vous accorde que Su-Wei Hsieh, sortie en deux manches de 6-3 samedi, n’est pas Caro, ex-championne à Montréal, et ni Venus, la quintuple reine de Wimbledon qui avait ravi la première manche avant que Bianca lui arrache onze jeux de suite et le match au bout de 2 h 24.

Mais attention, la Taïwanaise est quand même 28e à la WTA et a de l’expérience à 33 ans. Et que dire de son style amortis-lobs et petits coups en angle qui font perdre patience ?

Bianca a montré une belle sagesse pour éviter le piège.

« J’ai décidé de jouer son jeu, car je ne voulais pas qu’elle se serve de ma puissance pour générer ses coups, comme elle fait pour l’emporter », de révéler Bianca.

DÉJÀ 12 HEURES SUR LES COURTS AVANT LE 7e MATCH DE LA SEMAINE

Pour sa première finale, Bianca Andreescu se mesurera à Julia Goerges, la redoutable 14e mondiale très forte au service du haut de ses 5’11 ».

L’Allemande de 30 ans joue toujours très bien à Auckland, y ayant ravi la palme l’an dernier devant Caroline Wozniacki. Elle n’a perdu qu’une seule manche et c’était en quart de finale contre Eugenie Bouchard.

Cette finale néo-zélandaise aurait pu être entièrement canadienne si Eugenie n’avait pas laissé filer une avance de 3-0, une balle de match à 6-5 et le bris d’égalité 6-7(6), tout cela successivement au troisième acte.

« Julia aime bien se servir de son service pour construire ses points », observe Bianca, bien renseignée.

L’endurance représente un autre défi majeur pour Bianca avant de remporter le premier chèque de 42 000 dollars et les 280 points WTA qui la propulseraient au sein du Top 100.

Même si elle est jeune, personne n’a joué autant au tennis avant la finale qui sera son septième match cette semaine. Elle a déjà totalisé 12 heures sur les courts, soit deux fois plus que Goerges.

La gestion des émotions s’ajoute à la fatigue de ses matchs de soirée.

« Je me suis souvent couchée à trois et quatre heures du matin le temps que l’adrénaline retombe », confiait Bianca.

POURQUOI PAS UN DOUBLÉ CANADIEN ?

La journée des finales sera énormément canadienne.

Quoiqu’écartée du simple vendredi, Eugenie est toujours sur place. Seule Canadienne préqualifiée à Melbourne, elle disputera dimanche la finale du double en compagnie de l’Américaine Sofia Kenin avant que Bianca ne retourne sur le court central.

Denis Shapovalov n’est pas très loin. Il est dans les parages. Shapo entreprend son année 2019 en disputant le tournoi ATP d’Auckland qui commence lundi. Il est la septième tête de série.