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En attendant le choc des générations, place à celui des confrontations

07 Août 2017
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Avec raison, tout Montréal et le monde du tennis espèrent une autre finale « Fedal » (titre donné aux matchs Federer-Nadal) qui, en passant, serait la 37e.

« Les premiers tours deviennent de plus en plus difficiles à gagner », admettait Jo-Wilfried Tsonga, 8e tête de série, comme quoi les balades dans le parc appartiennent au passé même pour les plus illustres.

Parlez-en à Roger Federer, dont une des deux seules défaites cette année a été encaissée aux dépens du 302e Tommy Haas à sa première sortie de la saison sur le gazon de Stuttgart.

Ne voulant pas se refaire jouer le même tour à Montréal, qui lance le calendrier sur ciment menant aux Internationaux des États-Unis, il est arrivé sur le site aussi tôt que samedi même si l’horaire ne l’envoie pas en action avant mercredi après-midi.

DES MATCHS QUI SERAIENT DES FINALES AILLEURS

La Coupe Rogers ne sera pas en manque de matchs intenses de niveau Grand Chelem, avec notamment la confrontation entre le médaillé d’argent olympique Juan Martin del Potro et John Isner, récent titulaire à Newport et à Atlanta, fera des flammèches.

Dans l’alerte aux surprises au deuxième tour, qui sera l’entrée en scène des huit premières têtes d’affiche qui ont obtenu une exemption au tour initial, Kei Nishiskori (5e) pourrait en avoir plein les bras devant Gaël Monfils, qui est tellement plus talentueux que son 22e rang.

Milos Raonic est loin d’être arrivé à son quart potentiel de vendredi contre Rafa — qui redeviendrait numéro un advenant une victoire.

Il doit d’abord entreprendre sa semaine à Montréal en tentant de menotter le dur cogneur Adrian Mannarino ou encore Danill Medvedev, qui a éliminé Stan Wawrinka en lever de rideau sur le gazon anglais. David Goffin (9e) serait le suivant au troisième tour.

« Plusieurs matchs des premiers tours pourraient être des finales qui feraient le bonheur ailleurs », mentionne Eugène Lapierre.

DE LA COMPAGNIE POUR MILOS AU DEUXIÈME TOUR

Chez les autres Canadiens, le junior surdoué Denis Shapovalov pourrait poursuivre son année remplie de succès au Québec contre le vétéran Rogerio Dutra Silva malgré l’écart (134e comparativement à 64e) au classement.

Brayden Schnur, 194e, aura besoin de son service canon et plus encore contre Richard Gasquet, 29e.

Un deuxième Canadien est assuré de se joindre à Milos au deuxième tour puisque Vasek Pospisil, 72e et demi-finaliste en 2013, et Peter Polansky, 115e et finaliste ces trois dernières semaines au Challenger Banque Nationale (à Winnipeg, Gatineau et Granby) s’affronteront sur le Court central, lundi soir.

À part le chèque bonifié de 16 595 $ à 30 730 $ par une victoire, la suite n’a rien de jojo, puisque l’adversaire suivant sera Federer, mercredi après-midi.

LA SAGESSE CONTRE… LA JEUNSSE

En l’absence de noms connus comme Andy Murray et Marin Cilic, blessés, ainsi que Djoko et Wawrinka, finis pour l’année, Eugène décrit ainsi la Coupe Rogers : « Nos deux premières têtes de série sont tombées dans la fontaine de Jouvence (Rafa et Federer) et jouent comme à leurs plus belles années. Nos deux suivants sont des jeunes (David Thiem, 23 ans, et Alexander Zverev, 20 ans qui s’est adjugé Washington dimanche) qui ne cessent de grimper au classement. On se dirige donc vers le choc des générations ».

Toujours si la logique tient, le carré d’as de samedi prochain opposerait Rafa-Zverev et Federer-Thiem.

BELLE OCCASION ÉCHAPPÉE PAR LE MONTRÉALAIS D’ADOPTION DANCEVIC

Dommage pour le Montréalais d’adoption Frank Dancevic ! Après avoir enlevé la première manche 7-6 (1), il a échappé dans les bourrasques les deux autres 2-6 devant l’Américain Tom Smiczek au tour final, ratant ainsi une place au tableau principal.

Il y a dix ans, Frank, qui déménagera de l’Île des Sœurs pour la Rive-Sud avant l’arrivée d’un premier bébé à l’automne, avait atteint les quarts de finale à Montréal et avait poussé Rafa à la limite de trois manches.

Maintenant 357e après plusieurs ennuis de santé, les occasions risquent de se faire beaucoup plus rares.

UN QUÉBÉCOIS DE CŒUR PASSE

Le tennis d’ici aura toutefois un Québécois de cœur à applaudir au premier tour, car Vincent Millot a gagné en deux manches de 7-6 devant le Britannique Brydan Klein.

Le Français de Montpellier a été finaliste du Challenger Banque Nationale de Gatineau l’an passé et vainqueur à Granby en 2015.

Il faut savoir que la plus heureuse victoire du « cousin » remonte à quelques années auparavant, à Sherbrooke, où il a rencontré celle qui allait devenir sa compagne de vie.

RECOMMANDATION DE LA SEMAINE

Comme les séances commencent à 12 h 30 et à 18 h 30, prévoyez donc partir une demie heure à l’avance. La circulation est ok dans le secteur, mais c’est pour venir ici que tout se complique.

Le secret reste le transport en commun d’autant que votre billet au tennis vous permet de voyager gratuitement sur le réseau de la STM.

ROGER, LE CHARMEUR…

Pas surprenant que tout le monde aime Roger Federer, même les gens qui ne connaissent pas la différence entre une raquette de tennis et une de ping-pong.

Malgré toute sa gloire, le sportif le plus populaire est aussi gentil que dominant dans son sport, ce qui n’est pas rien lorsqu’on sait qu’il est recordman mondial avec 19 titres de Grands Chelems.

Il a été particulièrement élogieux envers Montréal. Même s’il n’a pas gagné ici comparativement à deux fois à Toronto, cela n’a rien à voir avec ses sentiments envers la ville.

« Déjà, c’est toujours plus compliqué pour moi au Canada parce qu’il faut refaire le bon focus au retour (de la pause Wimbledon). Si je ne l’ai pas emporté ici, c’est que j’y ai moins joué aussi, ce qui va beaucoup ensemble », commente-t-il.

Un rappel : cette visite à Montréal est sa première depuis 2011, ce qui ne l’empêche pas d’avoir conservé d’excellents souvenirs, notamment de famille.

« En 2009, c’était mon premier tournoi avec les filles (lire ses jumelles). Elles avaient deux semaines. Il fallait les passeports et toute une organisation (Eugène Lapierre avait fait des arrangements avec un pédiatre, disponible en tout temps, au cas où). Ces moments sont inoubliables », poursuit-il.

La réponse n’a pas tardé lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a confirmé tardivement sa présence.

« Il fallait voir d’abord la forme aux entraînements… », a relevé celui qui n’aura pas rejoué depuis un mois après son 8e succès à Wimbledon.

C’est confirmé : son entrée contre le gagnant du match opposant les Canadiens Vasek Pospisil et Peter Polansky sera mercredi après-midi.

… SOUS LE CHARME DE MONTRÉAL

Ce qui suit va particulièrement faire plaisir à Eugène et au personnel de Tennis Canada.

Roger Federer a joué et triomphé partout, comme l’indique son palmarès de 93 titres, et il a précisé ne pas avoir changé d’idée lorsqu’un journaliste de la Fédération internationale lui a demandé s’il considérait Montréal comme son stade favori après Wimbledon, comme il avait mentionné à Rome il y a quelques années.

« Ici, la place a une âme, a-t-il expliqué. L’endroit n’est pas symétrique comme ailleurs, ce qui me plait. Il y a deux séances quotidiennes. Les gradins sont pleins. Même en ville, on sent l’énergie. C’est pourquoi j’espère y rester le plus longtemps possible », conclut-il.

Voilà exactement ce que les amateurs souhaitent, mon Roger.

CE QU’IL A AUSSI DIT…

* « Un 8e titre à Wimbledon m’a permis d’entrer dans la légende de mon tournoi favori, mais Melbourne a été très spécial parce cela faisait longtemps que je n’avais pas gagné un Grand Chelem. »

* « Il est agréable que Rafa et moi nous nous retrouvions première et deuxième tête de série (pour la première fois depuis Monte-Carlo en 2011) après tout ce qui est arrivé (les blessures), mais attention, il y d’autres très bons joueurs ici ».

* « En ce moment, Rafa retient beaucoup l’attention, car il pourrait reprendre le premier rang mondial, mais oui, ce serait sympa après deux titres majeurs de finir l’année à la tête du classement mondial, à 36 ans ».