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L’aréna Maurice-Richard, c’est Mozart Borg, le décès de John Lennon et plus encore…

14 Avr 2015
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois
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Excellente nouvelle que celle du retour d’Eugenie Bouchard en Fed Cup sans qui ç’aurait été la défaite contre la Roumanie et la rétrogradation du Canada du Groupe mondial pendant la fin de semaine qui vient.

Il faut se réjouir pour le capitaine Sylvain Bruneau, que l’on pourra rencontrer en compagnie d’Eugenie et le reste de l’équipe dans le cadre du premier point de presse officiel prévu mercredi matin à l’Aréna Maurice-Richard.

L’attente permet de revenir sur un lien très étroit entre le tennis et la légende Maurice Richard ainsi que l’enceinte sportive nommée à son hommage.

Alors que ses jeunes coéquipiers Jean Béliveau, « Boum Boum » Geoffrion, Dickie Moore, Jacques Plante et Elmer Lach, son partenaire de la fameuse « Punch Line », jouaient au golf, le Rocket préférait le tennis l’été.

Son frère Henri a fait les deux jusqu’à ces dernières années.

« L’idole d’un peuple » a continué de manier la raquette longtemps après sa retraite jusqu’à ce que ses genoux résistent moins. Il jouait en double avec ses amis Henri Rochon et Maurice Leclerc, notamment, à Val-des-Arbres.

Lorsqu’on croisait Maurice Richard au salon des Anciens dans le vieux Forum ou lors des tournois auxquels il assistait au STADE IGA et aux pro-ams, il s’informait des dernières nouvelles du tennis avec une question ou deux sur Réjean Genois, dont il a toujours apprécié la personnalité et la détermination.

PLACE AU PRODIGE

Les souvenirs sont nombreux sur les présentations de tennis à l’Aréna Maurice-Richard.

Pendant deux ans, Maurice Leclerc y a organisé le championnat mondial de double de la WCT pour le richissime Lamar Hunt, qui a constitué le méga succès qu’est devenue la LNF sous la formule que l’on connaît en jumelant les Ligues américaine et nationale, séparées à l’époque.

Rod Laver, Arthur Ashe, John Newcombe, Ken Rosewall, Pancho Gongales et d’autres y ont participé pendant deux ans avec un « kid » de 15 ou 16 ans que l’on disait très prometteur.

On garantissait qu’il allait devenir une future étoile qui allait marquer son sport et on ne s’était pas beaucoup trompé, son nom étant un certain Bjorn Borg.

Champion canadien chez les 21 ans, Richard Legendre avec fait  6-4 et 6-4 à l’international Nicki Pilic au même en endroit.

Un autre souvenir plus personnel est cette accréditation accordée par Maurice Leclerc à un apprenti journaliste du Dimanche Matin et de CKAC. L’occasion est belle de le remercier pour cette faveur qui est devenue une carrière.

MATCH HYPER INTENSE BORG-CONNORS

Après un match hors-concours entre Vitas Gerulaitis et Ilie Nastase, la WCT est revenue à Maurice-Richard quelques années plus tard pour son tournoi de fin d’année avec l’homme d’affaires montréalais et toujours mordu de tennis, Gerry Goldberg, dans le rôle de promoteur.

Un des matchs les plus âprement disputés avait eu lieu à 10 h, un matin d’entraînement, entre Borg et Jimmy Connors devant des gradins vides.

Ouf!

On ne sait pas trop quel était le pari, mais les deux avaient tellement couru partout qu’il ne restait plus aucun bouquet décoratif encore debout.

Parlez-en à l’ami Tom Tebbut, alors préposé aux services aux joueurs, avant de devenir chroniqueur de tennis de réputation, et à un nouvel animateur de la radio CKLM de Laval décrit avec justesse comme plein de talent puisqu’il s’agit de Guy Mongrain.

BIG MAC EN DEUIL DE SON IDOLE

Un autre grand moment est cette finale qui a failli ne jamais avoir lieu en décembre 1980.

John Lennon avait été assassiné quelques jours auparavant à New York et John McEnroe ne voulait rien savoir de jouer le match de championnat. Il tenait absolument à participer, le dimanche, à une vigile planétaire organisée par les fans dévastés du chanteur.

Comme le tennis était retransmis à la télé mondiale, Gerry Goldberg et Jean D. Legault  avaient « échangé » la présence de Mac contre un hommage d’une quinzaine de minutes avec la version allongée d’« Imagine ».

Chef de pupitre à la section des sports au Journal de Montréal, Robert Leblond avait préparé un montage photographique sur l’ex-Beatles pour l’occasion.

Pour la suite, ce sont les Coupes Rogers avec un immense succès qui ont poursuivi la tradition, mais l’Aréna Maurice-Richard, qui a toujours sa place dans l’histoire du tennis à Montréal, le démontrera une fois de plus avec les matchs de samedi et de dimanche.

Bien sûr qu’il reste de bons billets.

HISTOIRE DE CLASSEMENT…

Novak Djokovic déloge Rafa de la 6e place pour le plus grand nombre de semaines en tête du classement mondial, en comptant 142. Cela est au-delà de la moitié moins que Roger Federer avec 302.

Chez nous, Milos Raonic et Eugenie Bouchard demeurent 6e et 7e du monde.

À la suite des titres remportés à Indian Wells, à Miami et à Charleston au cours des trois dernières semaines en compagnie de Martina Hingis, Sana Mirza fait l’histoire en devenant la première Indienne classée numéro un mondiale en double.

 … ET D’ENTRAÎNEURS

Amélie Mauresmo annonce être enceinte, ce qui explique qu’Andy Murray tente l’expérience avec Jonas Bjokman comme entraîneur.

Ex-championne à Montréal, Arantxa Sanchez Vicario reprend du service comme conseillère de Caroline Wozniacki pour la saison sur terre battue.