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Le 10e anniversaire du Centre national devenu aussi celui… de l’excellence reconnue partout

08 Août 2017
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

« Non seulement des résultats de la sorte vont au-delà des espérances, mais jamais je n’ai pensé que nous pourrions les atteindre si vite. »

Cet aveu vient de Louis Borfiga, l’architecte du Centre national d’entraînement de Montréal, lors d’une présentation organisée par Tennis Canada lundi dans le cadre du 10e anniversaire de l’endroit.

De Milos, Eugenie et Vasek au début, jusqu’à Denis, Félix et Bianca maintenant, ce sont 39 athlètes qui sont passés par le programme.

Ensemble, ils ont participé à neuf finales de Grands Chelems, en ont gagnées quatre en simple chez les juniors pour placer le Canada parmi les réussites enviées partout dans le monde.

En simple, deux joueurs ont atteint le Top 5 du classement de l’ATP et de la WTA.

« Sans structures, il n’y a aucune chance de réussir », affirme Borfiga, que Tennis Canada est allé chercher à la Fédération française de tennis après qu’il eut formé Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils et Richard Gasquet, chez les juniors.

L’encadrement au CNE représente un modèle sportif et académique.

Pour vous donner une idée, chaque année, c’est 1000 heures d’entraînement sur les courts et\ou au gym et 20 tournois ici ou ailleurs supervisés par huit entraîneurs et cinq préparateurs physiques.

« Puisque nous sommes aussi ici pour former les hommes et les femmes de demain tout en obtenant des champions à l’occasion », comme aime bien rappeler Louis au sujet de la mission, il faut ajouter un autre 300 heures d’études.

Un autre chiffre intéressant est que 21 talents ont obtenu des bourses de la NCAA.

« Toute une différence avec le parc Jarry de mon temps », se souvient trop bien Martin Laurendeau, capitaine de l’équipe canadienne de la Coupe Davis. « Lorsque Réjean Genois, alors numéro un au Canada et 76e mondial, me faisait la faveur de m’inviter à venir m’entraîner ici en sa compagnie, il fallait d’abord téléphoner à la Ville de Montréal en espérant que quelqu’un finisse par ouvrir les portes cadenassées des courts. Ce qui est très bien est que Tennis Montréal et Tennis Québec sont aussi sur place, ce qui apporte l’effet d’une véritable ruche », raconte Martin Laurendeau.

MILOS ET FÉLIX TÉMOIGNENT LEUR GRATITUDE

Pour expliquer les succès du CNE, Louis Borfiga évoque avoir eu « la chance de compter sur Milos et Eugenie au début, lesquels ont apporté une émulation et une plus grande fierté aux jeunes qui allaient suivre ».

Milos est reconnaissant de son passage de trois ans, même si cela l’a obligé à quitter la maison. D’ailleurs, il a participé aux témoignages.

« C’est bien réunir le monde outre que pour les sélections d’équipes. Vous savez, il est compliqué de percer seul même si le tennis est un sport individuel. Ici, j’ai obtenu les ressources nécessaires pour comprendre ce que je devais faire sur le terrain et à l’extérieur afin d’être compétitif et éventuellement atteindre mes objectifs », a-t-il souligné.

Félix Auger-Aliassime aussi fait preuve de gratitude.

« Mon père (entraîneur) connaissait ses limites et il a tout fait pour que je puisse joindre le Centre national, ce qui était la bonne décision, même si ce ne fut pas facile. Ici, c’est la continuité des valeurs avec une belle famille. André (le prof Barrette) est presque un deuxième père. J’ai la chance d’appartenir à la bonne génération du tennis canadien », de commenter Félix à l’égard du soutien mis à sa disponibilité.

ET CE N’EST PAS FINI…

De retour depuis la mi-juillet dans le rôle de grand patron de Tennis Canada après être allé quelques années à Londres à la direction du Lawn Tennis, Michael Downey est celui qui a embauché Louis pour instituer, en 2007, un premier Centre national qui a depuis fait des petits à Toronto, Calgary et Vancouver.

« Le programme de développement est et restera une priorité et merci à la Banque Nationale pour sa participation qui rend tout possible », a-t-il précisé.

La percée du tennis canadien retenant l’attention planétaire, Louis Bofiga a été approché pour retourner en France au nom de la patrie.

Non seulement il reste à Montréal, ce qui est tant mieux, mais il a déjà commencé à écrire les dix prochaines années.

« La réussite du Centre national ne vient pas de moi, mais bien de toute une équipe. Pour la suite, il faudra continuer d’élargir la base et les résultats vont aider. On peut faire encore des choses extraordinaires, comme gagner un Grand Chelem », termine-t-il.

Pourquoi pas ?

LE 99 AU TENNIS

Au nombre des personnalités, Roger Federer et Rafa comptent un troisième membre dans leurs rangs.

Wayne Gretzky était sur le site hier. Il a passé du temps au salon des joueurs.

Il a fait le voyage pour voir jouer… le junior Denis Shapovalov, en action mardi après-midi.

Il faut savoir que le 99 et Shapo ont le même conseiller, Andre Kapenski.

Côté mondanités, le cocktail d’ouverture a encore une fois obtenu un grand succès. Ils étaient entre 400 et 500 à occuper la terrasse aérienne.

MILOS REPOUSSÉ

Prévu pour entrer en action mardi, Milos Raonic a demandé de reporter son match à mercredi. Il se serait fait mal à l’entraînement.

Pas de souci parce qu’il a qualifié l’affaire de mineure.

LES CANADIENNES S’UNISSENT EN DOUBLE 

Un an après avoir défendu ensemble les couleurs canadiennes aux Jeux olympiques, Daniel Nestor et Vasek Pospisil refont équipe, cette semaine.

Frank Dancevic et Adil Shamasdin forment l’autre duo unifolié.

Ils joueront tous mardi. En soirée, Dominic Thiem (3e) sera sur le Court central. Jack Sock (15e) le précédera.

GARE AUX PÂTES DE LA MAMA

Si Sara Errani n’est pas à Toronto, c’est qu’elle a été mise en congé forcé.

L’ex-finaliste de Roland-Garros a prétendu qu’un médicament que sa mère prenait pour un cancer est tombé dans les tortellinis que préparait sa maman.

Semble-t-il que la fille ne savait rien de la récidive du cancer et le tribunal en a tenu compte et limité à deux mois sa sanction annoncée lundi.

42 000

Le nombre officiel de spectateurs enregistré lors du Week-end de la famille du Lait, ce qui donne l’élan espéré vers l’objectif de 200 000 et plus cette année.