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Les 25 meilleures du monde inscrites à Montréal et une première pour Eugenie depuis mai… 2017

29 Juin 2018
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

En cette période de « festivals » avec la F1, les Francofolies et maintenant le jazz qui s’amorce, celui du tennis à la Coupe Rogers se pointe à Montréal avec une liste complète des meilleures joueuses du monde qui promet.

« Le tennis féminin est en ébullition », déclarait Eugène Lapierre en conférence de presse, jeudi.

Et ce sera le cas du 3 au 12 août avec la présence des vingt-cinq premières raquettes de la WTA et dix championnes de Grands Chelems.

Parmi les noms, il y a Simona Halep, Caroline Wozniacki, Garbine Muguruza, Sloane Stevens et Elina Svitolina, pour ne nommer que les cinq premières au classement actuel.

« L’année 2018 à la WTA est fort intéressante en raison de la variété. Les filles du groupe de tête gagnent, les ex-numéros un trentenaires comme Maria Sharapova, Victoria Azarenka et Venus Williams s’accrochent et avec les plus jeunes telles Jelena Ostapenko, Naomi Osaka ou Anastasija Sevastova qui poussent fort, il existe vraiment un bel amalgame », mentionne Eugène.

À propos de Serena Williams, il faudra voir, mais un laissez-passer lui est réservé. Il en va de même pour les chambres d’hôtel pour elle, le bébé et la nounou.

Côté suspense, des joueuses différentes ont ravi les quatre derniers rendez-vous majeurs.

La compétition pour le titre de numéro un n’est pas qu’un « show » à deux comme avec Federer et Rafa qui s’échangent la tête du classement depuis bientôt un an.

Juste pour donner une idée, elles étaient cinq qui pouvaient aspirer au sommet durant Roland-Garros.

Le tennis à Montréal dans un mois marquera la 39e présentation au Stade IGA comme quoi on s’habitue au nouveau nom du site.

Mordu de tennis depuis l’enfance ayant fait le sport-études, l’humoriste Alexandre Barrette est le porte-parole.

« Malgré un succès mitigé, ma mère, elle, m’a toujours dit que j’étais le meilleur ! », a-t-il affirmé.

On reviendra bien sûr avec l’immensément populaire week-end gratuit de la famille, le premier match hors-concours du Canadien (au hockey-balle) sur un court et la visite de l’Impact.

Jamais inquiétée…

On va s’entendre tout de suite. On se situe encore très loin de la finale de 2014 contre Petra Kvitova à Wimbledon, mais la qualification d’Eugenie Bouchard au tableau principal cette semaine représente assurément un pas dans une meilleure direction.

Pour la première fois depuis 2013, elle avait raté un rendez-vous de Grand Chelem, à Roland-Garros le mois dernier, car elle avait été freinée aux qualifications.

Cette fois, elle a réussi le test.

D’accord que Mariana Duque-Marino n’est pas Serena. En passant, elle ne le sera jamais non plus.

Quoique que plus à l’aise sur la terre battue que sur le gazon, la Colombienne était néanmoins deuxième tête de série de ces préliminaires en raison de sa 97e place mondiale.

Et malgré son 191e rang, Eugenie a quand même le mérite d’avoir eu le dessus en deux petites manches 6-2 et 6-3. Elle a gagné 68 points et n’en a concédé que 49, ce qui montre encore sa domination.

En fouillant dans les archives, on observe que la séquence précédente de trois victoires consécutives remonte au tournoi de Madrid, où elle avait défait Sharapova au deuxième tour et fait les quarts. C’était lors la semaine du 9 mai… 2017.

Plus tôt cette semaine, Eugenie a fait la manchette pour ses réponses trop courtes et très sèches en entrevue.

Peut-être qu’une partie de la solution pour sa relance est de laisser parler sa raquette.

Wimbledon pourrait ne pas être commode pour Eugenie. On verra au tirage vendredi en espérant qu’elle ne se bute pas à une tête de série.

Photo : Wimbledon

Ce qu’ils ont dit

Évidemment qu’il a été question d’Eugenie à la Coupe Rogers.

« J’ai vu des matchs d’Eugenie à la télé et il arrive à la joueuse de réussir les meilleurs coups dans la défaite. Il s’agit maintenant de travailler la constance », de commenter l’ex-champion Réjean Genois, président de Tennis Québec et analyste à la télé.

« Trois victoires de suite est salutaire pour la confiance et passer par les qualifications ajoute à la préparation sur le gazon que n’auront peut-être pas les prochaines opposantes », estimait Sylvain Bruneau, capitaine de l’équipe canadienne de la Fed Cup.

Journée à oublier

Telle est la réalité pour Bianca Andreescu, Peter Polansky et Brayden Schnur, les trois talents d’ici éliminés au dernier tour des qualifications à Wimbledon.

Polansky profitera-t-il du repêchage pour atteindre le tableau principal comme à Melbourne et à Roland-Garros plus tôt cette année ?

Des nouvelles de Félix… et de Shapo

Photo : Hugo De Piccoli

Gagnant et finaliste des Challengers de Lyon et de Blois les deux semaines précédentes, Félix Auger-Aliassime a été éliminé mardi au tour d’entrée à Milan.

Rien de surprenant après neuf matchs en douze jours. Le jeune homme n’est pas une machine, du moins pas encore à 17 ans seulement et sur la terre battue.

Aussi croisé à la conférence la Coupe Rogers, le très efficace Louis Borfiga confirme que Félix reste en Europe. Il dispute un autre Challenger la semaine prochaine. Cette fois, ce sera en Allemagne.

Dans les autres résultats, Denis Shapovalov a été battu en deux manches de 6-3 par Mischa Zverev au troisième tour, à Nottingham.

Il passe donc maintenant à Wimbledon à l’instar de Milos Raonic, Vasek Pospisil et Eugenie, bien évidemment.