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Les femmes à l’avant-scène à la Coupe Rogers de Toronto, cet été

08 Mar 2017
written by: Tennis Canada
written by: Tennis Canada
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La Journée internationale des femmes revêt une importance accrue cette année dans les bureaux du Centre Aviva, car les meilleures joueuses de la WTA seront de retour à Toronto, en août prochain.

L’édition 2017 de la Coupe Rogers présentée par Banque Nationale marquera le 125e anniversaire du tournoi féminin à Toronto — connu à l’époque sous le nom de Championnats canadiens. Cette épreuve, qui a vu le jour en 1892, est donc l’un des plus anciens tournois féminins de la planète.

Bien qu’imparfait, le tennis a longtemps été considéré comme une voie de plus grande autonomie pour les femmes dans le sport. Au tennis, le militantisme social est monnaie courante. On n’a qu’à penser à des légendes comme Billie Jean King qui a participé à la mise sur pied d’un circuit professionnel féminin ; ou encore à ces athlètes qui deviennent des vedettes de la commercialisation, comme notre Canadienne Eugenie Bouchard ; et c’est aussi au tennis que les joueuses acceptent volontiers de lutter contre un fléau moderne — les commentaires en ligne méprisants et menaçants — comme vient de le faire Madison Keys tout récemment.

Huit des dix athlètes féminines les mieux rémunérées sont des joueuses de tennis, Serena Williams et Maria Sharapova occupant les deux premières places de cette liste. Malheureusement, elles sont également les deux femmes à se trouver dans le Top 100 des athlètes les mieux payés selon Forbes, ce qui n’est pas très honorable pour le sport en général.

Williams et Sharapova ont toutes les deux créé des marques puissantes sur le compte de leur talent et de leur popularité. Sur le terrain, Williams, numéro un mondiale et détentrice de 23 titres de Grands Chelems, a remporté le trophée de la Coupe Rogers à trois occasions, tandis que Sharapova, finaliste du tournoi en 2009, est ne quintuple championne de Grands Chelems.

Grâce à l’exemple donné par les vedettes d’hier et d’aujourd’hui, le tennis est un outil idéal pour ouvrir les yeux des jeunes femmes et des leaders du milieu des affaires sur les possibilités d’égalité des sexes. Alors que les émissaires du sport peuvent se réjouir de la parité, ils peuvent également faire ressortir les nombreuses luttes. Cet été, une activité de réseautage organisée pour les femmes à la Coupe Rogers visera à traiter des bons et des moins bons côtés.

En ce moment, au Canada, aucun réseau de télédiffusion ne présente régulièrement les matchs de la WTA, contrairement à ceux de l’ATP, restreignant ainsi la visibilité du tennis féminin aux quatre épreuves du Grand Chelem et à la Coupe Rogers. Les répercussions se font sentir sur toute la ligne, jusqu’au nombre de spectateurs, l’assistance pour le volet féminin du tournoi étant typiquement moindre que pour volet masculin, à Toronto. Du point de vue social, le manque de visibilité médiatique revêt une importance encore plus grande.

En 2016, une étude commandée par l’Association canadienne pour l’avancement des femmes dans le sport (ACAFS) a fait ressortir que la visibilité médiatique était cruciale pour le hockey féminin. Ainsi, une visibilité accrue du sport grâce à la diffusion élargie de compétitions de hockey féminin augmente la participation à la base. En d’autres mots, les filles regardent le hockey féminin à la télévision, puis s’inscrivent à des programmes pour participer à leur tour.

 

Même si la domination du Canada en hockey féminin est en grande partie due à la couverture médiatique et à l’importance qu’accorde le public à ce sport, le pays pourrait passer à côté d’une Williams ou d’une Sharapova si les jeunes filles n’ont pas plus d’occasions de voir du tennis.

Les arguments contre la diffusion du tennis féminin tournent autour du fait qu’il n’y a pas un auditoire assez grand, mais est-ce vraiment le cas ?

Au Canada, l’an dernier, quelque 2,2 millions de téléspectateurs ont écouté, en partie, la finale des femmes de Wimbledon, un résultat éclipsé par la présence d’un Canadien au match ultime qui a enregistré des chiffres encore plus astronomiques. La différence d’auditoire entre la finale masculine et la finale féminine de la Coupe Rogers de l’an passé n’était que de 7,3 %. Bien que les cotes d’écoute aient vacillé en général durant un été rempli de sports durant la période précédant les Jeux olympiques, les cotes d’écoute pour le volet féminin de la Coupe Rogers se sont maintenues par rapport à celles du volet masculin.

La Coupe Rogers fait partie du Circuit US Open, un tournoi qui se conforme à la tendance lorsqu’il s’agit de la perception des hommes et des femmes au tennis. En effet, les Internationaux des États-Unis ont été le premier Grand Chelem à offrir la parité pour les bourses, en 1973, soit plus de 30 ans avant Wimbledon. Aujourd’hui, les quatre épreuves du Grand Chelem offrent des bourses égales aux hommes et aux femmes, ce qui représente une grande victoire même si les tournois de moindres catégories n’ont pas encore emboîté le pas.

L’attrait du tennis, avec ses qualités athlétiques, son ambiance cosmopolite et ses traditions, engendre aussi une responsabilité à améliorer le sport et la collectivité qui le soutient. Les leaders ont mené le tennis vers l’égalité, mais il reste encore beaucoup de chemin à franchir concernant notamment la couverture médiatique, l’assistance, la participation et la parité.