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Milos a su éviter le « piège » et … rappel de Wimbledon à un mois de Montréal

04 Juil 2017
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Évidemment que la route reste encore très longue avant de répéter sa finale de l’an dernier, mais Milos Raonic a néanmoins entrepris Wimbledon dans la victoire, mardi.

Classé 7e mondial et 6e tête de série, puisque le comité a jonglé avec les positions, Milos a vaincu Jan-Lennard Struff lors d’une autre journée canadienne fort bien remplie.

Les pointages ont été de 7-6 (5) 6-2 et 7-6 (4) devant l’Allemand.

Photo : BBC Tennis

N’allez pas dire à Stan Wawrinka que Milos n’affrontait qu’un 50e mondial. Le troisième a été éliminé lundi 6-1 à la cinquième manche par le 49e Daniil Medvedev.

L’entrée de Milos, qui vit la pression de défendre 1200 points — ce qui pourrait lui coûter sa place parmi les dix premiers, a été « correcte » avec ses 20 aces, 55 coups gagnants et son pourcentage de 78 % pour les points enregistrés au premier service.

On repassera pour le style. Un match entre deux géants de 6’5 » et 6’6 » qui servent entre 135 et 141 m/h ne donne que des points (lire échanges) trop courts, surtout sur le gazon.

Dans le fond, ce que Milos a fait de mieux a été de rester concentré pendant 2 h 15 pour éviter le « piège » de l’élimination rapide.

Le départ hâtif de Wawrinka cette année n’est pas une exception. Les grosses pointures sont toujours plus vulnérables en début de tournoi, y compris en Grands Chelems, parce qu’elles sont moins familiarisées avec les conditions au début et sont confrontées à des négligés qui n’ont rien à perdre.

Voilà un rappel à une catégorie de gens d’ici.

Cela m’énerve d’entendre ceux qui se vantent de supposément connaître leur tennis dire à tort encore « on sait bien, il n’est passé par Montréal que pour venir chercher son chèque ! » lorsqu’un nom parmi les plus connus perd trop tôt.

D’autres plus grands qui ont écrit l’histoire repartent parfois hâtivement de Wimbledon.

Pensez à Rafa, expédié au 1er tour de Wimbledon en 2013 par le négligé 135e Steve Darcis, ou Roger Federer, renvoyé la même année à la maison au deuxième tour par le 116e Sergiy Stakhovsky.

Avant de parler des autres Canadiens, permettez-moi deux souhaits :

A : que Milos continue d’éviter le « piège » jeudi contre Mikhail Youzny, 82e mondial âgé de 35 ans, ce qui devrait aller, entre vous et moi.

B : que nos experts — « critiqueux » se souviennent de Wimbledon si une tête de série part de bonne heure à Montréal dans un mois, quoique leur moyenne soit particulièrement fiable lorsqu’on regarde la liste des champions au fil des ans.

VASEK VICTIME DU TIRAGE

Une surprise ardemment souhaitée par le tennis canadien aurait été celle que Vasek Pospisil aurait pu causer. Ce sera la prochaine fois, Dominic Thiem ayant eu le dessus 6-4, 6-4 et 6-3, en 1 h 55.

Pospisil a été une « victime » du titrage en se retrouvant face à l’Autrichien, 8e mondial.

Quart de finaliste sur l’herbe anglaise en 2015, il aurait assurément mérité un début moins ardu, d’autant plus qu’il a relancé sa carrière ce printemps en remontant au 73e rang.

Vasek reste en double en compagnie du Français Julien Benneteau. Sait-on jamais ? Il avait été couronné champion de Wimbledon de la spécialité (avec l’Américain Jack Sock) en 2014.

FRANÇOISE A DÉJÀ VAINCU LA CHAMPIONNE

Le congé aura été bref, Françoise Abanda, 142e mondiale, retourne dès mercredi affronter Jelena Ostapenko.

Ce sera toute une commande contre la championne de Roland-Garros et 13e tête d’affiche à Wimbledon, mais sachez que Françoise l’a déjà vaincue.

Les comptes avaient été de 7-6 et 6-4 chez les juniors, justement à Roland-Garros.

Leur match sera le quatrième sur le court numéro 12, donc pas avant le début, et possiblement en milieu d’après-midi à notre heure, selon la durée des matchs précédents.

À LA PROCHAINE POUR BIANCA, CE QUI NE TARDERA PAS

Onze mois après avoir été la très étonnante demi-finaliste de la Coupe Rogers à Montréal comme qualifiée, faut-il préciser, Kristina Kucova a encore trouvé un moment d’inspiration grâce au tennis canadien.

En panne sèche, la Slovaque a remporté la victoire devant la junior Bianca Ardreescu en des comptes de 6-4 et 6-3. Il s’agissait seulement de son quatrième gain de l’année, ce qui explique sa glissade au 105e échelon.

D’une durée de 1 h 10, le match en fut un de bris de service du début à la fin.

Cette expérience de Bianca, déjà 187e, était sa première au tableau principal d’un Grand Chelem après avoir remporté ses trois rencontres en qualification.

On la reverra souvent et longtemps.

Bianca a tout le temps pour apprendre, car elle vient d’avoir 17 ans. Elle est bien entraînée par Nathalie Tauziat, finaliste de Wimbledon face à Jana Novotna.

LE MORAL D’EUGENIE…

Questionnée à savoir ce qui l’attendait après sa défaite de 1-6, 6-1 et 6-1 au tour initial devant Carla Suarez Navarro, Eugenie Bouchard a répondu : « la dépression ! ».

Même si la réalité est que le prochain rendez-vous sera Washington plus tard en juillet et qu’il y aura des entraînements d’ici là, ce propos repris par Pierre Durocher, dans le Journal de Montréal, indique la grande insatisfaction de la finaliste de 2014 et championne junior un an auparavant.

Capitaine de la Fed Cup, Sylvain Bruneau maintient qu’Eugenie travaille fort. Toujours attendre les bons tournois pour récolter les fruits de ses efforts finit quand même par miner le moral.

 

Photo en vedette : AP Photo/Kirsty Wigglesworth