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« Nous croyons en nos chances » – Sylvain Bruneau

13 Avr 2016
written by: Valerie Tetreault
written by: Valerie Tetreault

La table est mise pour l’affrontement Canada c. Slovaquie

Voilà quelques jours que l’équipe canadienne de la Fed Cup s’entraîne à l’Aréna Aegon de Bratislava en préparation de la rencontre de barrage pour le Groupe mondial II qui l’opposera à la Slovaquie. En ce mercredi, pour la première fois de la semaine, les membres de l’équipe ont rencontré les médias slovaques dans le cadre d’une conférence de presse.

Évidemment, la presse n’a pas perdu de temps à poser quelques questions au capitaine Sylvain Bruneau à propos de l’absence d’Eugenie Bouchard et de l’impact qu’elle pouvait avoir sur la confrontation de ce week-end.

« Eugenie souhaitait vraiment être ici. Je lui ai parlé à quelques reprises au cours de week-end dernier et elle était extrêmement déçue de ne pas pouvoir se joindre à l’équipe, » a souligné Bruneau. « La blessure dont elle souffre présentement en est une qu’elle connaît bien puisqu’elle était apparue l’an dernier. Elle sait donc qu’elle doit être prudente et éviter de jouer pour ne pas l’aggraver et être ensuite forcée de rater plusieurs tournois. Eugenie est une excellente joueuse et elle aime jouer la Fed Cup donc c’est toujours bien lorsqu’elle est avec nous. Toutefois, si on regarde le portrait global, tous les pays, à l’occasion, doivent parfois se défendre sans leur joueuse numéro 1 ou numéro 2. Toutes les joueuses sont importantes et c’est pourquoi si Eugenie, par exemple, n’est pas présente, d’autres peuvent prendre la relève. Récemment, nous avons perdu des rencontres très serrées sans Eugenie au sein de notre équipe. Nous avons prouvé que nous étions une bonne équipe qui pouvait causer des surprises. »

L’absence de Bouchard a libéré une place au sein de l’équipe et c’est finalement la jeune Charlotte Robillard-Millette, âgée de 17 ans, qui la remplacera. Il s’agit de sa deuxième sélection, elle qui avait représenté le Canada à Québec l’an dernier contre les Tchèques.

« Nous avons choisi Charlotte car elle est l’une de nos joueuses en pleine ascension. Lorsque nous avons la chance de faire vivre l’expérience Fed Cup à l’une de nos jeunes joueuses, nous tentons de profiter de l’opportunité, » a mentionné Bruneau.

rds.ca

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Lors du point de presse donné par l’équipe slovaque hier, le capitaine Matej Liptak a démontré beaucoup de respect envers Françoise Abanda. Il se souvenait du match remporté en trois manches par Dominika Cibulkova lors de l’édition 2014 de la Coupe Rogers. Abanda s’en souvenait aussi…

« J’ai eu l’opportunité de jouer contre Dominika Cibulkova lorsque j’étais plus jeune, il y a deux ans, à la Coupe Rogers de Montréal. Ça avait été une belle bataille, mais j’étais plus jeune à cette époque. J’ai évolué depuis et elle aussi. Cette fois, ce sera un match différent, » a déclaré Abanda. « Je connais également Anna Karolina Schmiedlova puisque nous avons grandi ensemble, en quelque sorte, chez les juniors. Ce seront des adversaires coriaces, mais nous travaillons fort cette semaine pour nous préparer à les affronter. »

Conscient que la 260e place d’Abanda n’est pas un indicateur de l’ampleur de son potentiel, Liptak est même allé jusqu’à la comparer à Venus Williams, un compliment qui a fait sourire la Québécoise.

« J’ai souvent entendu que je ressemblais à Venus Williams. C’est évidemment flatteur d’entendre ce genre de comparaison puisqu’elle est une grande joueuse qui a remporté plusieurs tournois du Grand Chelem, mais personnellement j’essaie seulement d’être moi-même. »

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En 2014, lorsque le Canada avait battu la Slovaquie 3-1 pour accéder au Groupe mondial I pour la première fois de son histoire, Aleksandra Wozniak avait donné le premier point à son pays en surprenant Jana Cepelova. Beaucoup de choses se sont passées depuis, mais la pricnipale intéressée est particulièrement heureuse de pouvoir être présente cette semaine.

« Je reviens d’une blessure à l’épaule subie en septembre 2014. Je suis revenue au jeu tranquillement en août 2015, mais plus officiellement en janvier 2016. J’essaie de trouver le juste équilibre entre les plus gros tournois où je dois utiliser mon classement protégé et le Circuit Challenger. Je suis très heureuse d’être sur l’équipe de la Fed Cup et d’être à Bratislava pour une première fois. Je me sens bien à l’entraînement et il fait bon de jouer sur la terre battue! »

Avec trois de leurs joueuses classées parmi le Top 100 mondial, les Slovaques sont favorisés pour remporter le duel. Mais attention, le Canada a bien l’intention de jouer les trouble-fêtes.

« J’ai beaucoup de respect évidemment pour l’équipe slovaque. En marchant ici, au Centre national, nous pouvons voir tous les grands joueurs qu’ils ont eus dans le passé, » a commenté Bruneau.  « Nous savons que c’est un grand défi qui nous attend et que nous devrons travailler très fort et nous battre pour chaque point, mais nous croyons en nos chances. Sur papier, nos joueuses ne sont peut-être pas classées aussi bien que les leurs, mais nous savons qu’au tennis, et tout particulièrement lors d’une rencontre de la Fed Cup, tout peut arriver. »