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Pas de congé à la fête du travail pour Bianca

31 Août 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Bianca Andresscu ne dérougit pas et, pour le plus grand bonheur de ses partisans au nombre sans cesse grandissant, elle sera au travail lundi, jour de la fête du Travail.

Grâce à une victoire samedi après-midi au troisième tour des Internationaux des États-Unis à New York, contre la 19e mondiale Caroline Wozniacki en des comptes de 6-4 et 6-4, Bianca se qualifie pour la deuxième semaine à Flushing Meadows.

Après l’inspirante prestation de Bianca, 19 ans, Denis Shapovalov, 20 ans, a tenté d’en faire autant dans le stade Louis-Armstrong qui peut recevoir 14 530 personnes.

L’Ontarien de Richmond Hill a surmonté avec courage un déficit de 1-2 dans les manches et effacé une balle de match à la fin de la quatrième avant de s’incliner très honorablement 6-7(5), 7-6(4), 6-4, 6-7(6) et 6-3.

Flushing Meadows est devenu Broadway avec son grand théâtre du tennis. Les gens étaient encore debout après un marathon de trois heures et trente-huit minutes de jeu et une pétarade de 357 points, dont 123 gagnants, dans un combat long, difficile et stressant à New York et dans nos salons.

À la sortie du court, Shapo, qui est encore en lice en double, a été chaleureusement ovationné par la foule.

BIANCA ET SES GRANDES QUALITÉS

Photo : Mauricio Paiz

Il ne fait aucun doute que Bianca Andreescu a été la meilleure des deux joueuses même si Caroline Wozniacki possède dix ans d’expérience de plus et qu’elle compte deux finales et trois demi-finales à Flushing Meadows.

D’une durée d’une heure et trente-trois minutes, le match aurait pu être plus expéditif, Bianca menant 3-0 au deuxième acte avant de se faire remonter et rebriser à 4-4 dans un festival de bris service (dix au total dont six en deuxième moitié), avant de mettre le point final avec un smash.

Bianca, qui avait été éliminée en qualification l’an dernier, poursuit ses débuts impressionnants et n’a toujours pas concédé une manche jusqu’ici.

Elle est capable de passer d’un coup tout en puissance à un autre de « touche » en un instant, ce qui déstabilise ses rivales. On appelle ça la variété du jeu et aussi la créativité, les amis.

Bianca possède aussi de cran pour paraître si à l’aise dans le grand Stade Arthur Ashe après avoir évolué sur les courts secondaires auparavant et pour recommencer à gagner après des blessures.

Cette victoire devant Wozniacki, sa deuxième cette année en ajoutant Auckland en janvier, porte à 9-3 sa fiche contre les vingt premières joueuses du monde cette année.

Pour poursuivre avec les chiffres, Bianca, 208e il y a an, et 15e en se présentant à New York, poursuit sa fulgurante ascension. Maintenant assurée de progresser au moins 9e rang à la suite de ses trois victoires à New York, elle n’est plus qu’à une poignée de points (treize) de la huitième Belinda Bencic, et le compteur tourne toujours.

Au prochain rendez-vous lundi, ce sera Taylor Townsend, une qualifiée américaine classée 119e. Le congé de la fête du Travail peut très bien attendre.

CE QU’ELLES ONT DIT

CAROLINE WOZNIACKI : « Elle (Bianca) a une grosse année. Elle joue très bien. Elle possède plusieurs atouts. Elle me fait penser à Kim Clijsters ».

BIANCA : « C’est flatteur comme comparaison même si je ne joue pas comme elle (Kim)… encore. En avance 3-0 à la deuxième manche, j’ai un peu trop relaxé. Jouer le jour n’est pas la même sensation qu’en soirée, mais j’ai néanmoins senti l’énergie ».

AUTRE VICTOIRE CANADIENNE

En dépit d’un début chancelant, Gabriela Dabrowski et Yifan Xu, troisièmes têtes de série, ont battu Kristie Ahn et Christina McHale 4-6, 6-1 et 6-1 pour atteindre le troisième tour du double.

RAFA EST AUSSI UN FAN

Bianca fait tourner bien des têtes et Rafa est du nombre.

Avant son match qui suivait celui de Bianca, il a arrêté son échauffement sur un court secondaire pour regarder la révélation en action sur l’écran.

« Pas mal impressionnant », a-t-il passé comme commentaire en apercevant un caméraman canadien (TSN) qui assistait à la scène.

 

*Photo en vedette : Mauricio Paiz