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Quand le rêve devient l’absolue réalité, selon Shapo!

01 Sep 2017
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

« Jouer sur ce court en soirée était un rêve d’enfance, principalement après y avoir vu Federer, Nadal et d’autres y disputer de grands matchs. De fait, c’est un honneur d’être ici », disait Denis Shapovalov, tard mercredi soir, en entrevue après une autre performance électrisante à New York.

Sachez que Shapo ne fait pas que rêver ; il joue et surtout, il gagne avec grand panache.

Poursuivant sur la lancée de sa demi-finale à la Coupe Rogers qui tout fait débloquer chez le jeune surdoué, trois manches consécutives de 6-4, 6-4 et 7-6 (3) ont suffi pour tasser cette fois Jo-Wilfried Tsonga, un peu avant minuit dans le stade principal Arthur-Ashe et donc atteindre le troisième tour.

Après ses gains aux dépens de Juan Martin del Potro et Rafa au STADE IGA, le jeune homme de 18 ans poursuit son mois d’août torride.

Numéro un français et huitième tête de série, Tsonga, titulaire de trois tournois cette année, réussit historiquement très bien dans la Grosse Pomme comme le montrent ses présences en quart de finale en 2016 et en 2015, mais pas cette fois.

VICTOIRE DE LA LOGIQUE

À vrai dire, le vétéran de 32 ans n’a jamais vraiment pu déballer ses coups ni afficher son expérience après avoir été brisé dès le début du match.

On connaît le style spectaculaire de Shapo, capable de se jeter et se désarticuler sur chaque balle comme s’il était fait en… caoutchouc.

Or, en plus de servir comme un engin — il n’a accordé sa première balle de bris qu’à la 10e partie du troisième acte —, la sensation de Richmond Hills a été un mur en retour comme l’indique son ratio de 28-19 dans les coups gagnants et les fautes directes au bout de 2 h 11.

« Il a été au-dessus », d’admettre d’entrée et très ouvertement Tsonga à propos de Shapo.

« Il joue très bien. Il est très agressif et athlétique aussi. J’ai pu le constater parce que j’ai eu du mal à le déborder. En plus, c’est un gaucher, donc il a un type de jeu qu’on ne rencontre pas souvent. Le résultat est logique vu la rencontre », a-t-il reconnu dans L’Équipe.

Traité de « puceau » dans l’avant-match d’Eurosport qui ne le redoutait pas moins, Shapo s’est comporté en vrai patron dans ses exécutions.

« [À cet âge], on a tous eu ce sentiment qu’on pouvait déplacer des montagnes et c’est ce qu’il est en train de faire », a commenté également Tsonga au sujet de son jeune tombeur.

L’AVENIR LUI APPARTIENT DÉJÀ

Toujours très bien préparé par Martin Laurendeau, Shapovalov, qui occupait le 250e rang en début d’année et qui est maintenant 69e, a le don de saisir les occasions.

Après le forfait du numéro deux Andy Murray, l’élimination hâtive d’Alexander Zverev, qui l’a battu à Montréal, et maintenant Tsonga qui a fait ses valises, la section de tableau de Shapo ne cesse de s’ouvrir.

Sans comparer à une autoroute, Marin Cilic (5e) étant encore dans les parages, le chemin s’élargit.

Vendredi, à sa prochaine sortie, ce sera le 42e Kyle Edmund.

Vous avez bien deviné. Edmund est le même joueur que Shapo affrontait en Coupe Davis à Ottawa au mois de février lorsqu’il a été disqualifié pour avoir atteint l’arbitre à un œil. Il l’a vaincu depuis à Queen’s, mais quand même.

« Ce sera un bon match puisque lui aussi a beaucoup progressé depuis ce temps », a confié Shapovalov.

Shapo ne veut pas s’arrêter là.

« L’ambiance est extraordinaire. À vrai dire, j’adore ça », révèle-t-il au sujet de la façon unique et surtout si bruyante de faire à New York.

En quittant, une dernière affirmation de Jo-Wilfried Tsonga qui se veut un éloge : « Il (Shapo) sera des très bons joueurs dans le futur ».

C’est déjà fait, mon Jo.