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Tebbutt : Denis fait sa marque

30 Mai 2018
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Le bras gauche en fin de geste d’un coup droit dans l’image ci-dessus n’est pas le membre frêle et magique du légendaire gaucher John McEnroe, mais plutôt le biceps Popeye du grand Rod Laver.

Dans toutes les analyses et les acclamations dont Denis Shapovalov a fait l’objet depuis sa percée en demi-finale de la Coupe Rogers, l’été dernier à Montréal, il y a un aspect de sa remarquable capacité qui est parfois négligé

Dans toutes les analyses et les acclamations dont Denis Shapovalov a fait l’objet depuis sa percée en demi-finale de la Coupe Rogers, l’été dernier à Montréal, il y a un aspect de sa remarquable capacité qui est parfois négligé.

« Je suis vraiment impressionné par sa force physique à 19 ans », mentionnait son coéquipier de la Coupe Davis, Vasek Pospisil. « C’est incroyable. Je ne sais pas si j’ai vu beaucoup de gars comme ça — peut-être Nadal quand il grimpait les échelons —, mais il est en super forme, très fort. Je pense que c’est en grande partie la raison de son succès. Selon moi, c’est très rare. J’ai rarement vu un joueur aussi fort physiquement à 19 ans. C’est peut-être quelque chose qu’on néglige. »

Clément Golliet, de Tennis Canada à Montréal (à gauche, en train de serrer la main de l’entraîneur Martin Laurendeau), est l’entraîneur physique de Shapovalov, celui qui tente de garder le corps de Shapovalov en pleine forme pour le tennis.

Après son parcours vers le carré d’as de Madrid (une défaite contre le 3e mondial Alexander Zverev) et le troisième tour de Rome (vaincu par le numéro un Rafael Nadal), il est fort possible que Shapovalov ait été fatigué, mais jusqu’à présent, il a été un guerrier très en forme sur le terrain.

Son ascension au cours de la dernière année ressemble en quelque sorte à celle de Milos Raonic en 2011 lorsque, à l’âge de 20 ans, il a atteint les huitièmes de finale des Internationaux d’Australie — en éliminant le 10e mondial Mikhail Youzhny, en cours de route.

Mais Shapovalov était encore plus précoce en accédant à la demi-finale de la Coupe Rogers, à 18 ans, et en battant le numéro deux Rafael Nadal au troisième tour.

En matière de classement, Raonic est passé du 156e au 31e rang en 2011, tandis que Shapovalov a fait un bond du 250e au 51e échelon l’an dernier. À sa deuxième année, en 2012, Raonic est passé de la 31e à la 13e place, puis a atteint un sommet en accédant au 3e rang mondial, à la fin de 2016. Shapovalov a amorcé l’année au 51e rang et est maintenant 25e.

Toutefois, il a l’occasion de grimper beaucoup plus haut que son classement actuel, car les seuls points importants qu’il a à défendre au cours des prochains mois sont ceux de la Coupe Rogers (360), en août, et des Internationaux des États-Unis (205), en septembre.

Après sa victoire au premier tour de Roland-Garros, mardi, le classement « en direct » de Shapovalov est le 22e échelon et il possède d’excellentes chances, en gagnant un ou deux matchs de plus, de franchir la barre du Top 20 parce que les trois joueurs qui le devancent — Philipp Kohlschreiber (21e), Hyeon Chung (20e) et Tomas Berdych (19e) sont déjà éliminés de Roland-Garros pour une raison ou une autre.

Le seul homme qui s’est trouvé du côté opposé du filet jusqu’à présent à Paris — l’Australien John Millman (ci-dessus) qui a subi un revers de 7-5, 6-4 et 6-2 aux mains du Canadien — a été généreux et judicieux dans son éloge de l’adolescent, considéré comme le meilleur jeune espoir du tennis.

« Je pense qu’il joue très bien les points importants et c’est la clé du tennis », analysait le joueur de 28 ans de Brisbane après sa défaite de mardi. « Il a très bien joué les points importants. Ses coups sont très lourds. Et je crois que le plus important est qu’il utilise toutes ses capacités. Il n’a pas peur de frapper la balle tôt et de la diriger le long de la ligne. Aujourd’hui, il était impitoyable. »

Au deuxième tour, Shapoalov se mesurera à Maximilian Marterer, 70e. L’Allemand de 22 ans, qui a eu raison de Ryan Harrison en trois manches, mardi, participe à son troisième tableau principal d’un tournoi du Grand Chelem et son premier à Roland-Garros. Les faits saillants de son année comprennent des victoires aux dépens de son compatriote Cedrik-Marcel Stebe (83e) et de Fernando Verdasco (40e) [6-4, 4-6, 7-6(5), 3-6, 6-3] aux Internationaux d’Australie, en janvier, avant de s’incliner 5-7, 6-3, 7-5 et 7-6(5) face à Tennys Sandgren (97e). Sur la terre battue rouge européenne, le gaucher possède une fiche de 5-5 – il a atteint le carré d’as à Munich grâce à des gains face à Diego Schwartzman (16e), Marton Fucsovics (61e) avant de tomber aux mains de son compatriote Kohlschreiber (34e).

Du côté des statistiques, Shapovalov est 18-12 comparativement à 12-9 pour Marterer. Shapovalov a remporté 83 pour cent de ses jeux au service, comparativement à 82 pour cent pour l’Allemand. En retour, Shapovalov a gagné 19 pour cent de ses parties, contre 15 pour cent pour Marterer.

Ce sera le premier affrontement entre les deux et Shapovalov ne connaît pas beaucoup le natif de Nuremberg. « Je ne l’ai pas vu beaucoup », confiait-il à propos de Marterer. « Ce ne sera pas un match facile. »

Ce duel du deuxième tour sera disputé sur le Court 1, à 11 h (5 h HE).

Polansky perd la deuxième moitié

Lorsque Peter Polansky s’est couché, mardi soir, il était à égalité dans les manches (1-1) avec le Français Pierre-Hugues Herbert. Cependant, il n’a pas réussi à poursuivre sur sa lancée lors de la reprise, mercredi.

Il a gagné à sa première présence au service, mais a perdu cinq jeux consécutifs et n’a jamais vraiment ennuyé son rival dans une défaite de 6-3, 4-6, 6-2 et 6-2.

« Son service m’a causé des problèmes », expliquait-il à propos de la différence dans le match lorsqu’il a recommencé le match. « Les conditions étaient un peu différentes. C’était ensoleillé aujourd’hui et les balles rebondissaient — son service remontait beaucoup. Je ne pouvais pas retourner du fond de terrain parce qu’il montait au filet et terminait le point avec une volée. Il a de très belles volées. Il faut être très habile pour prendre le service tôt tout le long du match. J’ai réussi à le faire hier lorsque les conditions étaient un peu plus fraiches vers la fin de la deuxième manche (en soirée). Aujourd’hui, c’était plus difficile de prendre son service tôt et cela lui a donné un avantage. Il retournait bien, il servait bien et il amorçait les points en offensive. »

Polansky prenait part à son huitième tableau principal en tournois du Grand Chelem, mais n’a atteint le deuxième tour qu’une seule fois — aux Internationaux des États-Unis de 2010. « Il est évident que tu veux gagner ces matchs », poursuivait-il. « Mais il faut aussi que ce soit le bon moment. Ce n’est pas comme si je mettais tellement d’emphase là-dessus, que j’ai besoin d’obtenir une victoire à Roland-Garros. Ce n’est pas comme ça — il faut prendre les victoires une à la fois. »

Le Court 18, à l’extrémité oust du site, est tout nouveau cette année et est un ajout convivial au site. « En fait, c’est un très beau terrain », commentait Polansky. « Je sais que dans le passé, il n’y avait pas beaucoup de spectateurs qui s’aventuraient de ce côté (de l’autre côté du Court Suzanne-Lenglen). Le terrain est vraiment chouette. Je n’ai pas disputé mon meilleur match, il a dominé la plupart du temps. J’ai essayé de faire ce que j’ai pu pour m’y mettre. Mais dans l’ensemble, j’ai aimé jouer là-bas, même si le public était derrière lui. C’est agréable de jouer de genre de match, peu importe qui la foule encourage. »

Avec son classement « en direct » de 116 — un en deçà de son sommet personnel de 115e — il se dirigera vers Surbiton, en Angleterre, pour participer à un Challenger sur gazon à compter de la semaine prochaine.

Quels étaient ses projets pour la soirée de mercredi à Paris après sa défaite ? « Quelques bouteilles de vin, ce soir, et quelques jours de congé », confiait Polansky. « Je n’ai eu qu’une seule journée de congé en quatre semaines. »

Lorsqu’on lui a demandé s’il était assez connaisseur pour savoir quel vin boire, il a souri et a répondu : « Je ne suis pas vraiment un connaisseur, mais le rouge est bon. Il est difficile de se tromper, ici. Si tu trouves une bouteille pas trop chère, disons 15 euros (22,50 $ canadiens), c’est une bonne bouteille. »

La journée du double

Les au revoir de Nestor

Daniel Nestor, quadruple champion de Roland-Garros, a disputé le dernier match de sa carrière à la Porte d’Auteuil, mercredi. Jumelé au Français Jérémy Chardu, il a subi un revers de 7-5 et 6-2 aux mains des 11es têtes de série Pablo Cuevas, de l’Uruguay, et Marcel Granollers, de l’Espagne.

Il n’y a pas eu de bris de service avant 5-5 de la première manche alors que Cuevas et Granollers ont ravi le service de Nestor pour ensuite empocher la manche.

Nestor a aussi concédé son service au premier jeu du deuxième acte et c’est tout ce qu’il fallait pour que ses adversaires s’envoler avec la victoire.

Quelles émotions a-t-il ressenties en sachant que c’était son dernier match à Roland-Garros ? « Est-ce que j’ai ressenti quelque chose ? », a dit Nestor, qui n’est jamais à l’aise dans des conditions chaudes et humides. « Je n’y pensais même pas. Il faisait plus chaud que d’habitude à Paris, et plus humide, cela ne m’a donc pas aidé. Tu ne peux pas vraiment bien performer. J’étais vraiment content de faire équipe avec Chardy. Il a très bien joué. Nous aurions peut-être eu une chance si j’avais mieux joué. Mais nos adversaires étaient solides. J’étais heureux de pouvoir jouer, c’est sûr. »

« Je ne bougeais pas assez bien et je n’arrivais pas à m’ajuster sur certains retours (de service) », résumait-il. « Et je ne contrôlais pas assez bien la balle. »

Son classement a chuté au 107e rang et il a dit, à propos de son année jusqu’à présent : « C’est difficile, car je ne joue pas un calendrier régulier et je fais toujours des aller-retour – tournoi-maison, tournoi-maison – et avec des partenaires différents. Je ne sais jamais quand je vais jouer, je le sais à la dernière minute. J’essaie de rester en forme, surtout à mon âge. Si je savais exactement ce qui se passe, je pourrais mieux me préparer, mais certains de ces tournois sont de dernière minute. »

Au sujet de ses projets d’avenir, le joueur de 45 ans a confié : « Wimbledon, puis la Coupe Rogers (Toronto) et j’espère les Internationaux des États-Unis et puis la Coupe Davis (contre les Pays-Bas, du 21 au 23 septembre, au Canada). » Il ne sait pas encore avec qui il fera équipe à Wimbledon, mais il a bon espoir de trouver quelqu’un.

Dabrowski au deuxième tour

Gabriela Dabrowski et sa partenaire chinoise Xu Yifan ont atteint le deuxième tour du double, mercredi, grâce à un gain de 6-3 et 6-1 aux dépens des Françaises Tessa Andrianjafitrimo et Fiona Ferro, détentrices d’un laissez-passer.

Les cinquièmes têtes de série n’ont mis que 56 minutes à se départir de leurs adversaires et, un peu plus tard, Dabrowski résumait le match ainsi : « Nous avons bien joué et et bien exécuté le plan de match, nous avons été agressives. »

La joueuse de 26 ans, d’Ottawa, a ajouté : « J’essayais de prendre des lobs à la volée, et c’est nouveau pour moi. J’ai bien réussi. »

De retour sur le site de son triomphe en double mixte l’an dernier avec l’Indien Rohan Bopanna, Dabrowski a commenté ainsi son retour à Roland-Garros : « C’est agréable, pas de plaintes. »

Cette année, elle est la favorite du double mixte avec le Croate Mate Pavic, premier au classement du double masculin. Ils tenteront de remporter leur deuxième trophée de double

mixte consécutif après avoir eu raison de la Hongroise Timea Babos et de Bopanna en finale des Internationaux d’Australie, en janvier.

Shamasdin tombe face aux deuxièmes têtes de série

Adil Shamasdin (avec le chandail bleu pâle), de Pickering, en Ontario, et son partenaire néerlandais Sander Arends, ont été éliminés 6-2 et 6-2 dès le premier tour, mercredi. Cette défaite n’est pas vraiment surprenante, car ils étaient opposés aux deuxièmes têtes de série, l’Autrichien Oliver Marach et Pavic.

Carte postale de Paris

« La reine est de retour » est le thème de la campagne de Nike alors que Serena Williams revient à Roland-Garros après son accouchement et un hiatus de 16 mois des tournois du Grand Chelem. Lundi, elle a franchi le premier tour en infligeant un revers de 7-6(4) et 6-4 à Kristyna Pliskova. Les publicités (à gauche et à droite), ici, près de Roland-Garros à la Porte d’Auteuil, sont apposées sur les côtés d’un kiosque à journaux.