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Tebbutt: Finale épique du désert

21 Mar 2018
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Chaque année, l’Open BNP Paribas Open d’Indian Wells se classe parmi les meilleures expériences de tennis. Il a l’avantage de se dérouler dans un endroit – la vallée de Coachella dans le désert californien – qui garantit presque toujours du beau temps et son propriétaire, le fondateur d’Oracle Larry Ellison, aurait investi près d’un demi-milliard de dollars dans le tournoi depuis qu’il l’a acheté en 2009.

Grâce à un site spacieux et magnifiquement aménagé, l’Indian Wells Tennis Garden attire chaque année la crème de la crème du tennis professionnel au mois de mars.

L’édition de cette année a culminé avec trois jours de résultats opposés. Une demi-finale féminine a été un véritable suspense – Daria Kasatkina a battu Venus Williams 4-6, 6-4 et 7-5 – et l’autre a été à sens unique alors que Naomi Osaka démolissait Simona Halep 6-3 et 6-0 avant de servir la même leçon à Kasatkina en finale en des comptes de 6-3 et 6-2.

Au carré d’as masculin, Roger Federer a dû se battre bec et ongles pour venir à bout de Borna Coric 5-7, 6-4 et 6-4, alors que Juan Martin del Potro n’a laissé aucune chance à Milos Raonic dans un gain de 6-2 et 6-3.

Contrairement à la finale féminine, les hommes ont produit un Classique, del Potro ayant dû effacer trois balles de championnat pour mettre la main sur le premier trophée du Circuit Masters 1000 de sa carrière en trois manches de 6-4, 6-7(8) et 7-6(2).

Photo by: Mauricio Paiz

La fiche de del Potro est maintenant de 7-18 contre Federer, ce qui signifie qu’il a le sixième plus grand nombre de victoires contre le maître suisse après Rafael Nadal (23), Novak Djokovic (23), Andy Murray (11) Lleyton Hewitt (9) et David Nalbandian (8). Et c’est avec trois années perdues – 2010 (six), 2014 (dix) et 2015 (quatre) – lorsque des problèmes de poignet ont largement limité le nombre de matchs auxquels il a participé.

Après son triomphe de dimanche, il s’est hissé au sixième échelon mondial et on pourrait soutenir que, parmi les joueurs en forme sur le circuit, il représente la plus grande menace à la domination de Federer.

Les partisans du Suisse de 36 ans sont sans doute déçus que leur gars n’ait pas réussi à remporter la finale de dimanche après avoir eu en main trois balles de match – et les trois sur son service. Ils peuvent même être désespérés, car c’est la troisième fois en 13 mois qu’il rate l’occasion de sceller l’issue après avoir eu des balles de match – deux contre Evgeny Donskoy, à Dubaï, en février ; une contre Tommy Haas, à Stuttgart, en juin dernier ; et les trois contre del Potro à Indian Wells final.

L ne faut pas trop s’en faire – la défaite face à Donskoy était au premier tournoi que Federer disputait après sa victoire aux Internationaux d’Australie de 2017 (il a ensuite été couronné champion à Indian Wells et à Miami) et le revers contre Haas est survenu après une pause de 73 jours lorsqu’il a fait l’impasse sur la saison de terre battue (et il a remporté les épreuves de Halle et de Wimbledon).

Quant à del Potro, dimanche, il a encore prouvé qu’il pouvait faire tomber les meilleurs – par exemple, aux Jeux olympiques de 2016 de Rio, il a eu raison de Djokovic et de Nadal en route vers la conquête de la médaille d’argent.

Il y a une année, en 2010, où Federer a vraiment été secoué par des balles de match ratées.

Voici la liste :

Indian Wells – 3e tour : Marcos Baghdatis 5-7, 7-5, 7-6(4) 3 balles de match

Miami – huitièmes de finale : Tomas Berdych 6-4, 6-7(3), 7-6(6) 1 balle de match

Internationaux des États-Unis – demi-finale : Novak Djokovic 5-7, 6-1, 5-7, 6-2, 7-5 2 balles de match

Paris-Bercy – demi-finale : Gaël Monfils 7-6(7), 6-7(1), 7-6(4) 5 balles de match

Il a survécu à cette année, a terminé la saison au deuxième rang mondial et a depuis évité de tomber dans ces pièges.

Il est intéressant de noter qu’il a été battu quatre fois dans un tournoi du Grand Chelem après avoir raté des balles de match – huitièmes de finale des Internationaux d’Australie de 2002 (1BM) contre Tommy Haas, demi-finale des Internationaux d’Australie de 2005 (1BM) contre Marat Safin, demi-finale des Internationaux des États-Unis de 2010 (2 BM) contre Djokovic et demi-finale des Internationaux des États-Unis de 2011 (2 BM) contre Djokovic.

De plus, dans les 20 titres de Grands Chelems que Federer a conquis, il n’a jamais eu à effacer une balle de match en route vers le titre.

« Je suis frustré d’avoir laissé filer une telle occasion », confiait Federer à propos de ses trois balles de match contre del Potro. « N’importe quand, quand je sers à 40-15, je gagne probablement, je ne connais pas la statistique, mais ça doit être environ 90 %. »

« Ça va faire mal quelque temps. Combien de temps ? Pas longtemps, mais c’est décevant de parler d’un superbe match comme celui-ci, que j’ai perdu alors que j’étais si près du but. »

Au début du tournoi, Naomi Osaka (faisant des étirements d’avant-match ci-dessus) n’aurait pas été considérée comme une championne probable d’Indian Wells. Bien que si Elena Vesnina a pu, à 30 ans, remporter le titre de 2017, la victoire de la Japonaise de 20 ans n’était peut-être pas si improbable. Et encore moins après avoir surpris Maria Sharapova 6-4 et 6-4 au premier tour.

L’athlète de 5 pieds 11 pouces, filles d’une mère japonaise et d’un père haïtien, a ensuite éliminé Agnieska Radwanska, Sachia Vickery, Maria Sakkari, Karolina Pliskova et Halep pour accéder à sa première finale de la WTA. Elle a toujours été une joueuse puissante, mais semble avoir maîtrisé cette puissance sous la tutelle de son nouvel entraîneur Sascha Bajin, qui a aussi travaillé avec Victoria Azarenka et Caroline Wozniacki, mais qui est surtout connu comme le partenaire d’entraînement de Serena Williams.

Étonnamment, après sa percée dans l’une des quatre épreuves obligatoires de la WTA, Osaka affrontera Serena Williams dès le premier tour de l’Open de Miami, mercredi ou jeudi. La WTA a choisi d’effectuer le tirage de l’Open de Miami dimanche, ce qui signifie qu’elle n’a pas utilisé les nouveaux classements publiés lundi. Osaka, qui est passée du 44e au 22e rang après son titre à Indian Wells, ne faisait donc pas partie des 32 têtes de série. Si les classements de cette semaine avaient été utilisés, elle aurait été une tête de série et aurait bénéficié d’une exemption au premier tour et n’aurait pu faire face à Williams – dans le pire des cas, avant au moins le deuxième tour.

Cela semble être une étrange décision de la WTA ou du tournoi ou de qui que ce soit d’avoir choisi le dimanche pour le tirage. Le tirage masculin n’a eu lieu que lundi. Ce qui veut dire que les têtes de série ont été établies selon les plus récents classements de lundi.

Qu’Osaka croise le fer avec Williams dès le départ n’est pas la seule mauvaise nouvelle, car la gagnante se mesurera ensuite à Elina Svitolina (4e).

Une meilleure nouvelle pour Osaka est la bourse qu’elle a reçue à l’Open BNP Paribas. Au début de 2018, ses gains totalisaient 1 234 908 $ pour l’ensemble de sa carrière et elle a plus que doublé ce montant grâce au chèque de 1 340 806 $ remis à la championne d’Indian Wells.

Elle a régalé les médias à Indian Wells avec son humour et sa franchise contagieux. Dimanche, elle un peu rigolé en décrivant le moment de sa victoire contre Kasatkina : « Je ne savais pas que j’avais gagné la balle de match, alors j’étais un peu comme Bob l’éponge homme des cavernes. »

Si vous ne le connaissez pas, c’est ce à quoi ressemble Bob l’éponge homme des cavernes.

Osaka et Kasatkina, qui a impressionné en indiquant la sortie à Sloane Stephens, Caroline Wozniacki, Angelique Kerber et Venus Williams l’une après l’autre pour atteindre la finale, sont de nouvelles personnalités du tennis féminin. Bien qu’il ne semble pas que Venus, 37 ans, ou Serena, 36 ans, s’apprêtent à accrocher leur raquette bientôt, Osaka, Kasatkina, la championne de Roland-Garros Jelena Ostapenko, 20 ans, ainsi que les jeunes prodiges Amanda Anisimova, 16 ans, qui a accédé aux huitièmes de finale à Indian Wells, Marta Kostyuk, 15 ans, qui s’est qualifiée avant de gagner deux matchs au tableau principal des Internationaux d’Australie, font partie d’une vague de renouveau du tennis féminin.

AU TOUR DE MIAMI

Le deuxième tournoi du Sunshine Double – Indian Wells et Miami – a commencé lundi avec les qualifications.

Cinq des six Canadiens en action – Françoise Abanda, Eugenie Bouchard, Peter Polansky, Filip Peliwo et Carol Zhao (ci-dessus) ont tous franchi le premier tour avec succès.

La seule déception de la journée a été la défaite crève-cœur de Félix Auger-Aliassime par 3-6, 6-2 et 7-6(6) aux mains de l’Américain Mackenzie McDonald, 143e mondial.

Il y a trois joueurs canadiens au tableau principal : Milos Raonic (20e) a une exemption au premier tour avant de se mesurer à Jan-Lennard Struff, 56e, ou Mikael Ymer, 407e’ avec peut-être Diego Schwartzman, 13e tête d’affiche, au troisième tour. Grâce à sa demi-finale à l’Open BNP Paribas, Raonic est passé du 38e au 25e échelon. Son meilleur résultat à Miami est un quart de finale en 2016.

Photo by: Mauricio Paiz

Denis Shapovalov, qui dispute le neuvième Masters 1000 de sa jeune carrière, aura comme premier le Serbe Viktor Troicki, 68e mondial. Une victoire le placerait face au Bosniaque Damir Dzumhur (24e) et puis peut-être Sam Querrey (11e).

Vasek Pospisil en est à son quatrième tableau principal de Miami et a atteint le deuxième tour à deux reprises, soit en 2015 et en 2016. Les deux fois, il avait vaincu un Argentin – Juan Martin del Potro en 2015 et Diego Schwartzman en 2016. Cette année, il croisera le fer avec Ivo Karlovic, 79e mondial. La fiche de Pospisil contre Karlovic est de 3-1 – après une défaite en 2013 à Newport, il a battu le Croate à Bâle (2013), Auckland (2016) et Shanghai (2016). Si Pospisil parvient à gagner, il affronterait Andrey Rublev (27e), puis peut-être Marin Cilic (2e).

La télédiffusion de RDS et de TSN du volet masculin commence à 11 h HE, mercredi.

BJORN ET FILA RÉUNI

 

Ce fut l’une des associations athlètes/fabricant de vêtements les plus emblématiques de l’histoire du sport – Bjorn Borg et FILA.

Le légendaire Suédois a remporté six trophées de Roland-Garros et cinq de Wimbledon entre 1974 et 1981 – tous, sauf un, en portant la marque italienne distinctive.

Lundi, Borg, qui est maintenant âgé de 61 ans, a été réuni avec FILA en signant un contrat à Stockholm avec Gene Yoon, président mondial de FILA.

Vocii à quoi ressemblait Borg, incroyablement athlétique, comparable à Rafael Nadal aujourd’hui, à ses belles années avec FILA.

CARTE POSTALE

L’horrible fusillade qui a fait 58 morts à Las Vegas lors d’un festival de musique le 1er octobre dernier a été un dur coup pour la ville. En traversant Las Vegas la semaine dernière, la vitre arrière de cette voiture en disait long sur la détermination des citoyens.