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Tebbutt : La mesure de la compétition

06 Fév 2019
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Les capitaines des équipes canadienne et néerlandaise de la Fed Cup ont participé à des points de presse mercredi — ne dévoilant presque rien et maîtrisant l’art de parler sans rien dire.

Paul Haarhuis, capitaine de l’équipe néerlandaise de la Fed Cup, occupe également cette fonction au sein de l’équipe de Davis et a mené ses troupes vers une victoire à Ostrava, en République tchèque, le week-end dernier pour ainsi obtenir une place à la finale de la Coupe Davis à Madrid, en novembre prochain.

Il est passé maître dans l’art de composer avec les médias et lorsqu’on lui a demandé, mercredi, quelles joueuses disputeraient le simple samedi pour ce premier tour du Groupe mondial II à Bois-Le-Duc, il a répondu : « Deux Néerlandaises et deux autres évolueront aussi en double. »

Photo: Mauricio Paiz

De la part de quelqu’un plus jeune que ses 52 ans, cela aurait pu être considéré comme une remarque condescendante de première classe. Toutefois, l’ancien numéro un mondial du double (69 semaines) et 18e du simple (1995) est très respecté et a beaucoup de poids. Il a poursuivi en expliquant les multiples possibilités. « Pour l’instant, c’est tout ce que je sais et c’est tout ce que savent mes joueuses. Elles n’en ont aucune idée et elles m’ont posé la même question. »

« Personne n’a encore sa place assurée en simple ou en double, même s’il y a quelques favorites. »

Photo: Mauricio Paiz

Il semble probable que la meilleure joueuse des Pays-Bas ce week-end — Arantxa Rus (129e) — sera la joueuse numéro un de simple et que Richel Hogenkamp (150e) et Bibiane Schoofs (162e) soient en compétition pour le deuxième simple. Rus, 28 ans, championne des Internationaux juniors d’Australie en 2008, possède une fiche de 15 gains et 8 revers en simple à la Fed Cup, ce qui est beaucoup plus impressionnant que celle de Hogenkamp (8-6) ou de Schoofs (2-3).

Kiki Bertens, meilleure représentante des Pays-Bas en vertu de son huitième rang mondial, est 18-2 en simple à la Fed Cup. Toutefois, elle fait l’impasse sur cette rencontre, tout comme Eugenie Bouchard, deuxième meilleure Canadienne au classement, dont la fiche est de 12-4 en simple dans cette compétition internationale.

De nombreux facteurs influencent le choix des joueuses qui seront en action et au cours de leurs quatre dernières rencontres (2017 et 2018), les Pays-Bas ont eu six différentes joueuses de simple.

« En avril dernier, nous avons joué en Australie », a mentionné Haarhuis pour expliquer la composition changeante de l’équipe néerlandaise. « C’était durant la saison sur terre battue. C’était une période importante pour quelques-unes de nos filles qui avaient peut-être une dernière chance d’amasser assez de points pour faire partie des qualifications à Paris (Roland-Garros). Pour une autre fille, il y avait d’autres choses qui se passaient dans sa vie privée, et pour une autre c’était “Oh, j’ai un gros tournoi la semaine suivante, je ne peux donc pas jouer”. Il y a donc toutes sortes de raisons. »

« Pour être honnête, je ne voulais vraiment pas aller en Australie au milieu d’une saison totalement différente. C’est pour ça qu’on a utilisé de nouvelles filles. »

Photo: Mauricio Paiz

Quant à savoir qui Haarhuis pense que le Canada va envoyer en simple, il a dit : « Je m’attends à ce qu’ils fassent jouer (Bianca) Andreescu — elle connaît un incroyable début de saison. Elle est vraiment la chef de file de l’équipe. Sans (Eugenie) Bouchard, c’est de loin sur elle qu’il faut compter pour aller chercher des points, si vous voulez compter sur quelque chose. J’espère qu’elle ressent la pression de devoir livrer la marchandise. Ensuite (Rebecca) Marino ou (Françoise) Abanda — Abanda (à gauche) a disputé des tournois sur la terre battue avant (d’arriver à Bois-Le-Duc). »

« Elles sont les favorites. J’espère que ce sera une rencontre serrée et que nous aurons la chance d’être en bonne posture pour gagner. Mais ce sera une dure bataille. »

Il n’y avait rien de très difficile — assurément pas dans l’esprit de Haarhuis — dans le choix de la terre battue rouge comme surface pour la rencontre. « L’idée d’installer de la terre battue est que toutes les joueuses de notre équipe aiment cette surface et que toutes les joueuses du Canada préfèrent les surfaces dures », confiait-il. « Nous devions aménager un terrain, parce que ce n’est pas comme s’il y en avait déjà un ici. Je discute toujours avec les joueuses, car elles ont leur mot à dire sur cette décision. Et elles ont toutes répondu qu’elles voulaient de l’argile. »

Sous la terre battue de l’aréna Maaspoort se trouve un terrain de basketball. Haarhuis a lancé une dernière boutade en disant : « Sur cette surface (basketball), les Canadiennes gagneraient à coup sûr. Elles sont les plus grandes. »

Photo: Mauricio Paiz

Sur la photo, Marino, la plus grande des Canadiennes à 6 pieds, à l’entraînement.

Heidi El Tabakh, la nouvelle capitaine de l’équipe canadienne de la Fed Cup qui a évolué durant plus de dix ans sur le circuit professionnel et qui s’est hissée au 146e échelon de la WTA en 2012, était moins évasive que Haarhuis au sujet de ses joueuses — admettant qu’Andreescu sera la numéro un. « On ne sait jamais, mais c’est le plan », a-t-elle répondu à un journaliste néerlandais.

Andreescu et Abanda se sont entraînées ensemble, mercredi (voir la photo du haut) et elles semblent former la combinaison de simple la plus probable pour les Canadiennes.

Photo: Mauricio Paiz

Quant aux joueuses de simple des adversaires, El Tabakh (ci-dessus avec l’entraîneur de l’équipe Nathalie Tauziat) a déclaré : « Je présume que ce sera Rus (1) et Hogenkamp (2), mais nous ne le saurons pas avant le tirage. »

El Tabakh s’est révélée très habile lorsqu’un journaliste néerlandais a laissé entendre que son homologue, Haarhuis, avait beaucoup plus d’expérience qu’elle en tant que capitaine de la Fed Cup. Elle a répondu : « Il n’a jamais joué contre ses joueuses, moi, oui. C’est un excellent capitaine et je suis prête à relever le défi. C’est pour cela que j’ai accepté le poste. »

Interrogée sur les Néerlandaises auxquelles elle a dû faire face pendant ses années sur le circuit, El Tabakh a répondu : « Je suis presque sûre d’avoir affronté Hogenkamp et je me suis beaucoup entraînée avec Rus. »

Photo: Mauricio Paiz

Fait à noter, la rencontre — présentée à compter de 13 h samedi (7 h HE) et de midi (6 h HE) dimanche — se déroulera en l’absence des plus grands noms des deux pays. Bertens veut consolider sa place au sein du Top 10 de la WTA. Quant à Bouchard, El Tabakh a ainsi expliqué son absence : « Je pense que pour le moment, elle va se concentrer sur son classement de simple. Mais je suis persuadée que dans un proche avenir, elle représentera le Canada à la Fed Cup. Elle a été une excellente joueuse d’équipe et un pilier pour nous dans le passé et je pense qu’elle continuera de l’être. »

En ce qui concerne ses premières impressions sur son nouveau poste de capitaine, El Tabakh a mentionné : « C’est une importante responsabilité. C’est assurément une nouvelle expérience pour moi et un grand défi. Je suis devenue une personne beaucoup plus organisée. Je dois planifier es choses et communiquer avec toutes les filles, les entraîneurs et e personnel. C’est une expérience fantastique. »

Son évaluation du terrain intérieur de terre battue est qu’il n’est pas aussi lent qu’un court extérieur en argile, qui aurait un drainage normal qui le rendrait plus mou. « Je pense qu’il est assez rapide et les déplacements posent un défi. Il nous reste toutefois encore quelques jours pour nous adapter. Le site et les installations sont superbes. C’est une enceinte intime et je suppose qu’il y aura beaucoup de bruit ce week-end. »

Et beaucoup d’orangé aussi, la couleur nationale des Pays-Bas.

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Photos : Mauricio Paiz