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Tebbutt : Milos vient à bout des jeux décisifs et de Millman

04 Juil 2018
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Malgré trois jeux décisifs – 7-6(4), 7-6(4), 7-6(4) – Milos Raonic n’a jamais semblé ennuyé dans son match de deuxième tour, mercredi, contre l’Australien John Millman, 56e mondial.

Il n’y a eu qu’un seul véritable accroc pour lui et cela s’est produit lorsqu’il a servi pour la deuxième manche à 5-4 et a concédé son service à 30 alors qu’il éprouvait des problèmes avec le soleil au moment de son lancer de balle.

Dans les trois jeux décisifs, le jeu était serré au début, mais ce n’est qu’au premier — lorsqu’il a comblé un déficit de 1-4 pour faire 4-4 — que l’Australien de 29 ans a légèrement menacé le Canadien.

« Je n’ai pas vraiment créé grand-chose pour la première manche et demie, surtout sur son service », a commenté Raonic. « J’ai eu de la chance de m’en sortir grâce à deux bons points. »

« Puis, je pense que j’ai commencé à mieux jouer au milieu de la deuxième manche. J’avais le soleil dans les yeux alors que je servais pour la manche. Mais à part ça, je pense que je l’ai eu plusieurs fois à 30, que j’ai eu des occasions dont je n’ai pas profité. »

Raonic a été une en quatre pour les balles de bris, tandis que Millman en a réussi une sur deux.

Millman, un joueur qui ne possède pas vraiment de grosses armes, a offert une courte analyse du jeu de Raonic : « Rien de surprenant – excellent service, très bon joueur sur le gazon et je pense qu’il a aussi excellé à la volée. Il y a une raison pour laquelle il est une vraie menace ici, à Wimbledon. »

Photo : Mauricio Paiz

À propos du service, Raonic a dominé l’Australien 34 aces à 3 et son ratio coups gagnants/fautes directes était de 67/39 comparativement à 18/18 pour Millman.

Comme pour le nombre d’aces, Millman, qui affectionne la ligne de fond, était à 0/0 pour les points remportés avec un enchaînement service-volée, alors que Raonic en a réussi 20 sur 32.

Raonic était également à l’aise dans les échanges en fond de terrain — utilisant souvent son revers coupé pour neutraliser les points jusqu’à ce qu’il puisse passer à l’attaque avec un puissant coup droit.

« Au début, je l’ai laissé dicter le jeu du fond du terrain », analysait Raonic. « Puis, une fois que je me suis ressaisi, j’ai trouvé un bon rythme. C’est là que j’ai rehaussé mon jeu et que j’ai réussi à saisir les occasions et à prendre les commandes. »

Photo : Mauricio Paiz

Quant à sa forme physique générale, il est sorti d’un match de deux heures et 38 minutes en bonne condition. « Le corps a bien réagi », confiait Raonic. « Il faut évidemment être prudent, parce qu’il est difficile de demander à son corps de constamment s’arrêter et repartir. Nous accordons plus d’attention aux traitements après les matchs, après les entraînements. Nous passons beaucoup de temps à empêcher les bobos de survenir. Je me sens bien, je bouge bien sur le terrain. Je sens que j’accomplis les bonnes choses. Et j’espère ainsi que mon corps va me permettre de jouer beaucoup de tennis. »

Photo : Mauricio Paiz

Raonic (l’entraîneur Goran Ivanisevic à l’extrême gauche, en haut, et le père Dusan à l’extrême droite) augmentait les tours par minute sur son service, pour atteindre une vitesse de 147 MPH. Deux d’entre eux ont frappé des chasseurs de balles — ce qui n’est rien de nouveau pour le puissant athlète de 6 pieds 5 — sans conséquence grave.

« Habituellement, on peut savoir comment ils vont et si ça fait mal par leur première réaction », a-t-il dit. « Il y a une balle qui a frappé le garçon, mais je crois qu’il était correct. »

« Il y a un service qui a frappé la fille dans le bas de l’abdomen. Je pense qu’elle a eu un peu plus mal que le garçon. »

Avec une vaste expérience dans ce domaine, il a ajouté, « vous savez que tout le monde est exposé à ça. En fait, cela aurait pu être un juge de ligne. La plupart du temps, quand tu frappes un service sortant, la balle n’atteindra pas les chasseurs de balles. »

« Cela se produit plus souvent quand le joueur devine mal la trajectoire et que c’est un service un peu plus au corps et que le relanceur le laisse passer, quand le jeune ou le juge de ligne ne sont pas sur leur garde. C’est à ce moment que les gens ont plus tendance à se faire frapper. Ce ne sont pas les services qui passent directement et que les gens savent très tôt que ce sera un ace. »

Photo : Mauricio Paiz

Le prochain adversaire de Raonic sera Dennis Novak, 171e, qui a surpris la 17e tête de série Lucas Pouille 6-4, 6-2, 6-7(8), 3-6 et 6-2, mercredi.

« Je ne l’ai pas vu jouer », admettait Raonic à propos de l’Autrichien de 24 ans. « Je l’ai vu ici et là. Je sais qu’il est avec (son compatriote) Dominic Thiem très souvent. Je crois qu’ils s’entraînent ensemble — même entraîneur, même académie, ils vont dans le même genre de place durant la saison morte. »

« J’ai 48 heures pour en apprendre autant que possible, mais, heureusement pour moi, mon jeu consiste toujours à m’imposer plus qu’à m’adapter à mon rival. »

Le Canadien Peter Polansky connaît Novak, un qualifié, qui l’a battu 6-2, 6-3 et 7-6(7), lundi, au premier tour.

Photo : Mauricio Paiz

Il y a eu un moment amusant vers la afin de la conférence de presse de Raonic lorsqu’un journaliste a plaisanté en disant qu’il y avait un prix cette année pour le meilleur demi-volleyeur du tournoi — ajoutant que jusqu’à maintenant, Raonic était en tête pour l’obtention du prix.

Pendant un moment, Raonic l’a pris très au sérieux avant de réaliser qu’il s’agissait d’une blague et il a souri timidement.

Il n’en reste pas moins qu’il a été un peu magicien sur les demi-volées jusqu’à maintenant.

Prochains tours – Eugenie et Denis

Photo : Mauricio Paiz

Eugenie Bouchard affrontera Ashleigh Barty, 17e tête de série, dans le premier match de la journée, à 11 h 30 (6 h 30 HE) sur le Court 3. Les meilleurs résultats de l’Australienne de 22 ans en 15 Grands Chelems sont trois troisièmes tours. Quant à Bouchard, elle a au moins atteint le quatrième tour à six reprises en 19 Grands Chelems — mais pas une fois depuis les Internationaux des États-Unis de 2015.

C’est Barty qui a remporté leur seul duel précédent – 6-4, 5-7 et 6-3 à l’Open de Miami de 2017.

Photo : Mauricio Paiz

Le match entre Denis Shapovalov et Benoit Paire sera le quatrième sur le Court 3.

Il y a eu des inquiétudes au sujet du genou gauche de Paire qui a bloqué samedi dernier et lui a causé beaucoup de douleur. Il a toutefois disputé un match de double mercredi avec l’Allemand Peter Gojowczyk – une défaite de 6-3, 6-4 et 6-3 aux mains de l’Australien Matthew Ebden et de l’Américain Taylor Fritz.

Les journalistes français ont parlé avec Paire après le match et il semble qu’il n’y a aucun problème avec l’articulation.

Lors de leur seule rencontre précédente, Shapovalov a vaincu Paire 7-6(5), 4-6 et 6-4 au deuxième tour de l’Open de Madrid, sur la terre battue, au mois de mai.

Carte postale de Wimbledon

Ceci est la vitrine du Wimbledon Village Osteopath, situé en amont de Church Road à partir du All England Lawn Tennis Club. C’est Roger Federer au sommet de tous ces os, mais nous doutons sérieusement qu’il cautionne cet établissement.

(Photo : Mauricio Paiz)