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Tebbutt: Rafa sans Roger

17 Avr 2018
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Il y a une situation statistique inhabituelle à la tête des classements de l’ATP — le numéro 1 Rafael Nadal est exactement à 100 points (8 770 comparativement à 8 670) devant le numéro 2 Roger Federer.

Cette semaine, Nadal, champion en titre et détenteur de dix couronnes de Monte-Carlo, défend 1000 points au Masters Rolex de Monte-Carlo et doit remporter le trophée pour rester au sommet du classement. Moins que ça et Federer revient au premier rang, lundi prochain.

Tout le monde sait que Federer fait l’impasse sur la saison européenne de terre battue pour une deuxième année consécutive, ce qui signifie que Nadal et lui n’auront joué qu’un seul tournoi ensemble — les Internationaux d’Australie — au cours des six premiers mois de 2018.

Comme Nadal (ci-dessus à Melbourne) a raté Indian Wells et Miami à cause d’une blessure à la hanche droite et que Federer ne joue pas sur la terre battue, et que les deux sont inscrits à des tournois sur gazon différents en juin, il faudra atteindre à Wimbledon, à compter du 2 juillet, pour les trouver dans un même tableau.

C’est peut-être une bonne chose que les amateurs de tennis soient progressivement sevrés de ces deux grands, car le temps viendra bientôt où tous les deux devront quitter la scène qu’ils se sont si bien partagée depuis Roland-Garros il y a près de 13 ans.

Ensemble (308 RF et 170 RN), ils ont passé 478 au premier rang mondial, ce qui représente plus de neuf ans.

Il est assez étonnant, avec la disparition virtuelle de deux anciens numéros un — Novak Djokovic et Andy Murray — au cours des 15 derniers mois, que Federer et Nadal soient entrés dans la brèche et aient monopolisé les deux premières places du classement et remporté tous les titres de simple des Grands Chelems au cours de cette période.

Nadal

L ne fait aucun doute que Nadal est la grande vedette du Masters de Monte-Carlo cette semaine, comme le prouve la foule assemblée pour son entraînement de dimanche.

Sa domination sur l’argile depuis son premier triomphe en août 2004, à Sopot, en Pologne, est incroyable. Il a conquis 53 de ses 75 titres sur cette surface et possède une fiche gagnante de près de 92 pour cent sur la terre battue, comparativement à 77 pour cent sur le gazon et sur surface dure.

Ce qui est peut-être encore plus remarquable est que la saison sur terre battue ne dure que six semaines — une semaine à Monte-Carlo et à Barcelone (deux semaines consécutives), une semaine de congé, puis les deux semaines de Roland-Garros. Il y a un an, à Monte-Carlo, il est devenu le premier joueur de l’ère ouverte (depuis 1968) à remporter un tournoi à dix reprises, puis a répété cet exploit à Barcelone et à Roland-Garros.

Pour lui, la saison sur terre battue ne dure essentiellement que six semaines alors qu’il y a plus de 25 autres semaines au calendrier annuel comportant des épreuves sur surface dure. Étant donné qu’il est très peu probable qu’il participe à des tournois sur surface dure comme ceux de Montpelier en février, Washington en juillet, Winston Salem en août, Metz en septembre et d’autres, il y a environ 18 semaines — trois fois plus que les six sur l’argile — où il pourrait avoir l’occasion de concourir sur surface dure de janvier à novembre.

Cette semaine, en l’absence de Federer, de Murray, de Wawrinka, de del Potro et Djokovic, qui n’est probablement pas de retour au sommet de sa forme malgré son impressionnant gain de 6-0 et 6-1 aux dépens de son compatriote Dusan Lajovic, lundi, Nadal est le joueur à battre à Monte-Carlo. Il disputera son premier match mercredi, contre le Slovène Aljaz Bedene, 58e mondial, et pourrait croiser la route de Novak Djokovic, 9e tête de série, en quart de finale.

Le tennis masculin attend toujours qu’une jeune génération de joueurs comme Milos Raonic, Kei Nishikori et Grigor Dimitrov prenne les rênes du sport, ou même qu’un groupe encore plus jeune comprenant Alexander « Sascha » Zverev, Dominic Thiem et Nick Kyrgios fasse sa place. Qui sait si Denis Shapovalov, qui a célébré ses 19 ans dimanche et qui occupe déjà le 45e rang, sera le prochain joueur dominant.

Mais pour l’instant, la scène (en fait, la terre battue) est à vous, Señor Nadal — voyons si vous continuerez à être imbattable sur l’argile européenne.

LES UKRKAINIENNES ET LA FED CUP

Andreescu

Photo credit: Kyle Clapham/Tennis Canada

Il semble que le Canada s’en sort bien après la nomination de la formation ukrainienne pour la rencontre de barrage du Groupe mondial II de la Fed Cup qui aura lieu au Stade IGA (parc Jarry), ce week-end, à Montréal.

La raison principale est que la quatrième mondiale Elina Svitolina ne sera pas de la partie, alors que la chef de file des visiteuses sera Lesia Tsurenko (41e).

Cela aurait pu être amusant de voir Svitolina affronter Eugenie Bouchard, car cela aurait été une reprise de la finale junior de Wimbledon de 2012 que Bouchard avait remportée 6-2 et 6-2.

La seule autre joueuse de simple choisie par l’Ukraine est Kateryna Bondarenko, 31 ans et 78e mondiale. Compétitrice chevronnée et solide, ses statistiques à la Fed Cup sont intéressantes : 18 rencontres disputées, une fiche de 10-9 en simple et de 12-0 en double. Si la rencontre disputée au meilleur de cinq matchs devait se décider sur le match de double, Bondarenko pourrait faire équipe avec la troisième membre de l’équipe, Olga Savchuk, 30 ans, qui est classée 867e en simple, mais 50e en double.

Bouchard est la seule joueuse canadienne possédant une fiche face aux joueuses de l’Ukraine. Elle est 1-0 contre Bondarenko et 1-1 contre Tsurenko — cette dernière défaite étant une étrange affaire de montagnes russes à Indian Wells, en 2015, alors que Bouchard avait été traitée pour un étirement abdominal, mais avait eu des chances de gagner les deuxièmes et troisièmes manches avant de s’incliner 6-7(5), 7-5 et 6-4.

(Gabriela Dabrowski, qui n’est pas une candidate pour le simple, est 0-1 contre Tsurenko et Bondarenko en simple lors des épreuves de qualifications de tournois de la WTA.)

La Fed Cup commence à 13 h HE, samedi, avec deux matchs de simple, puis deux autres duels de simple sera présentés dimanche, et possiblement un double.

L’équipe du capitaine Sylvain Bruneau est composée de Bouchard (117e), de Françoise Abanda (127e), de Bianca Andreescu (197e) et de Dabrowski (10e en double).

Une absente notable chez les Ukrainiennes est la jeune sensation de 15 ans, Marta Kostyuk, qui occupe déjà le 156e échelon mondial. Elle avait vaincu Daria Gavrilova (24e) lors de la défaite de l’Ukraine face à l’Australie, en février, à Canberra, mais ne fait pas partie de l’équipe pour cette rencontre.

LES GARS DANS LA PRINCIPAUTÉ

Photo credot : @karenkhachanov

Milos Raonic est le seul Canadien à avoir franchi avec succès le premier tour du Masters Rolex de Monte-Carlo — il a battu le Monégasque Lucas Catarina 3-6, 6-2 et 6-3, lundi. La 14e tête de série et 22e mondial n’était pas brillant en début de match et Catarina, 365e, a profité de sa seule balle de bris pour arracher la manche initiale. Par la suite, Raonic n’a été ennuyé que par une ampoule à la base de son majeur qui a nécessité deux visites du soigneur de l’ATP. Mardi, Raonic et son partenaire Karen Khachanov (que l’on voit ci-dessus) se sont retirés du double, possiblement à cause de l’ampoule de Raonic.

Au deuxième tour, mercredi, le Canadien croisera le fer avec le qualifié italien Mario Cecchinato qui a éliminé Damir Dzumhur, 31e, en des comptes de 6-3 et 6-2. En 2016, Raonic avait eu raison de Cecchinato à Monte-Carlo — 6-3, 7-5 — et à Rome — 6-4, 4-6, 6-4.

Denis Shapovalov, qui vient d’avoir 19 ans, a perdu son match de premier tour 6-3 et 6-4 face au qualifié Stefanos Tsitsipas et n’a pas paru à son meilleur. Tsitsipas, 19 ans, a plus d’expérience sur la terre battue et sa régularité a été un facteur important de sa victoire.

C’était le premier gain de Tsitsipas sur l’argile d’un tournoi de l’ATP World Tour et Shapovalov tentera de faire de même la semaine prochaine, à Budapest.

Dimanche, Félix Auger-Aliassime à son deuxième tableau principal d’un Masters 1000 après s’être qualifié pour Indian Wells le mois dernier. Cette fois, il avait obtenu un laissez-passer pour le grand tableau. Il était un peu hésitant en début de match, mais s’est bien repris par la suite avec de s’incliner 6-2, 6-7(4) et 6-1 face à Mischa Zverev. Malgré ses 17 ans, Auger-Aliassime n’a pas été surclassé par l’Allemand, qui semblait fort à l’aise sur le célèbre Court Rainier III.

ANDUJAR : UNE BELLE HISTOIRE

L’Espagnol Pablo Andujar est l’image même de la persévérance. Le joueur de 32 ans a subi des opérations au coude droit en mars 2016, en novembre 2016 et en avril 2017.

Il occupait le 32e rang mondial en juillet 2015 et a été couronné champion à Gstaad, en Suisse (2014) et à Casablanca, au Maroc (2011 et 2012).

Toutefois, tous les problèmes qu’il a connus avec son coude ont fait en sorte qu’il chute en dehors des classements le 25 septembre 2017 avant de se trouver au 1764e rang le 16 novembre 2017. Il est même allé aussi bas que le 1821e échelon le 19 février de cette année.

Il a amorcé la saison 2018 avec une fiche de 1-5 avant de remporter un Challenger à Alicante, en Espagne, il y a deux semaines, puis a triomphé au Grand Prix Hassan II, au Maroc, battant le 26e mondial Kyle Edmund 6-2 et 6-2, en finale.

Andujar

Un des joueurs les plus populaires du circuit — que l’on voit ci-dessus avec Vasek Pospisil à Indian Wells en 2014 — Andujar occupe maintenant le 154e rang.

Après avoir connu une séquence victorieuse de 10 matchs en deux semaines, il a été cité dans ATPWorldTour.com à propos de son remarquable parcours : « J’ai toujours cru que je pouvais revenir, sinon, je n’aurais pas essayé. »

UNE PHOTO SYMPA

US Open

Photo credit: @NickMcCarvel

Voici une photo aérienne du nouveau stade Louis-Armstrong des Internationaux des États-Unis (avec son toit rétractable).

SOSIES

Je n’ai jamais été un amateur des « séparés à la naissance », mais ce deux-là, Stefanos Tsitsipas (à gauche) et Pablo Andujar (à droite) sont des exceptions.