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Tebbutt: Un acte difficile à reproduire

19 Mar 2019
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

La photo scénique ici montre Rogers Federer sur le terrain d’entraînement principal du jardin de tennis d’Indian Wells, il y a deux semaines.

L’Open BNP Paribas de cette année a connu un temps frais et pluvieux, une invasion de papillons de nuit et la perte de Rafael Nadal (blessure au genou) avant la demi-finale très attendue contre Federer. Mais tout le reste a été fantastique, surtout les nombreux matchs palpitants, couronnés par les triomphes de Bianca Andreescu et de Dominic Thiem.

Photo: Mauricio Paiz

Andreescu et Thiem ont tous les deux été impressionnants dans leur finale respective contre des adversaires accomplis — Angelique Kerber et Federer.

Cette semaine, pour la deuxième moitié du « Sunshine double » à l’Open de Miami, il sera difficile d’égaler le drame et l’excitation du tournoi du désert californien.

Après 32 ans à Key Biscayne, de l’autre côté du pont jeté de Miami, le tournoi a été déplacé à 29 km au nord, au Stade Hard Rock, qui accueille les Dolphins de Miami de la Ligue nationale de football. Voici un aperçu des terrains secondaires :

Ce sera à peu près les mêmes tableaux masculins et féminins — à l’exception de Nadal (et de son compatriote Pablo Carreno Busta) et le retour de Kevin Anderson et Grigor Dimitrov, absents à Indian Wells. Les 32 meilleures joueuses de la WTA seront de la partie.

Madison Keys, 17e tête de série, n’a disputé que deux tournois en 2019 — Internationaux d’Australie et Indian Wells — en raison de blessures et sa fiche n’est que de trois victoires et deux défaites. Dans la vidéo ci-dessous, elle nous montre le nouveau court central dont la majorité des sièges sont les estrades du stade de football – certains avec une pente raide.

Andreescu sera en action mercredi contre la Roumaine Irina-Camelia Begu, 70e mondiale, qu’elle a vaincue au premier tour d’Indian Wells par 6-7(3), 6-3 et 6-3. Ensuite, elle pourrait se mesurer à la 32e tête d’affiche Sofia Kenin, la dernière joueuse à l’avoir battue — 6-4, 3-6 et 6-3 — lors de la demi-finale d’Acapulco il y a trois semaines. Kerber, la 8e tête de série, pourrait être sa rivale du troisième tour si elle se débarrasse d’une qualifiée — on assisterait alors à une reprise de la finale d’Indian Wells. Ce sera un bon défi pour Andreescu, 18 ans, car elle devra revenir sur terre après son magnifique triomphe à l’Open BNP Paribas.

Photo: Mauricio Paiz

Il y a un an, Milos Raonic, 12e tête d’affiche, a atteint les quarts de finale de l’Open de Miami avant de s’incliner 5-7, 7-6(1) et 7-6(3) face au finaliste Juan Martin del Potro. Cette année, il profite d’une exemption au premier tour et croisera le fer avec le gagnant du match opposant l’Allemand Maximilian Marterer (101e) et l’Américain Taylor Fritz (56e). Ensuite, ce pourrait être Kyle Edmund (19e tête de série), puis le champion en titre John Isner en huitième de finale. Le favori Novak Djokovic est sur son parcours en quart de finale.

Raonic n’a jamais perdu son premier duel à l’Open de Miami et possède une fiche de 14 gains et 5 revers. Son meilleur résultat est un quart de finale en 2014, 2016 et 2018. Il s’est retiré pour cause de blessure après un match en 2013 et 2017.

Photo: Mauricio Paiz

L’an dernier, Denis Shapovalov a accédé au quatrième tour à Miami avant de plier l’échine 7-6(2), 4-6 et 6-4 face à Borna Coric. À titre de 20e tête de série, son parcours de cette année commence par un laissez-passer au premier tour, puis le gagnant du duel entre le Tunisien Malek Jaziri (59e) et un qualifié, puis une reprise possible de sa victoire de 6-4 et 6-2 à Indian Wells aux dépens de Marin Cilic (9e tête d’affiche) au troisième tour. S’ils atteignent tous les deux les huitièmes de finale, Shapovalov pourrait se trouver face à un adversaire de taille et ancien rival chez les juniors, Stefanos Tsitsipas. Alexander Zverez, 2e tête de série, pourrait l’attendre en quart de finale.

Photo: Mauricio Paiz

Lundi, Félix Auger-Aliassime a remporté son match de premier tour des qualifications, éliminant l’Italien Luca Vanni par 4-6, 6-4 et 6-1. Mercredi, il affrontera un autre Italien, Paolo Lorenzi, dans le premier match de la journée. Auger-Aliassime, 18 ans, occupe maintenant le 57e rang mondial et espère se qualifier pour son cinquième tournoi du Circuit Masters 1000 de l’ATP — Indian Wells 2018, Monte-Carlo 2018, Coupe Rogers 2018 et Indian Wells 2019. Il possède une fiche de quatre victoires et quatre défaites sur ce circuit.

Lundi, toujours en qualification, l’Américain Mackenzie McDonald a éliminé Peter Polansky 7-6(4) et 7-5, tandis qu’Eugenie Bouchard tombait 4-6, 6-0 et 6-4 aux mains de la Japonaise Nao Hibino.

Photo: Mauricio Paiz

Parmi les premiers matchs potentiels les plus fascinants de l’Open de Miami, il y a un affrontement possible entre Djokovic et Tomas Berdych au deuxième tour et un troisième tour entre Shapovalov et Cilic (pour le deuxième tournoi consécutif), ainsi que Federer et Stan Wawrinka (aussi pour un deuxième tournoi de suite), sans oublier Kei Nishikori contre Nick Kyrgios.

Du côté féminin, Andreescu pourrait croiser le fer avec Kenin au deuxième tour et avec Kerber au troisième. Garbine Muguruza pourrait également se trouver face à Caroline Wozniacki, et Serena Williams face à Wang Qiang au troisième tour.

Il semble que les joueurs ayant le plus de points à perdre sont les champions en titre — Sloane Stephens et Isner — ainsi que les finalistes de l’an dernier Jelena Ostapenko et del Potro. Aucun d’entre eux ne souffrirait énormément : Stephens pourrait passer du 6e au 8e rang si ses prestations ne sont pas bonnes, alors qu’Ostapenko chuterait du 23e au 31e échelon si elle perd tôt. Chez les hommes, Isner tomberait du 9e au 12e rang alors que del Potro, absent en raison d’un problème au genou, se maintiendrait probablement au 8e échelon.

Quelles sortes d’indicateurs les champions d’Indian Wells et de Miami des 25 dernières années sont-ils pour prédire les succès en tournois du Grand Chelem pour le reste de l’année ? Eh bien, les champions masculins d’Indian Wells ont remporté 17 titres de Grands Chelems l’année où ils ont été couronnés dans le désert de la Californie, tandis que les vainqueurs de Miami en ont conquis 12 au cours des mois suivant leur triomphe en Floride.

C’est tout le contraire pour les femmes. En effet, les gagnantes d’Indian Wells ont remporté huit trophées de Grands Chelems alors que celles de Miami en ont récolté 22.

Il est à noter que Serena (8) et Venus (3) Williams ont remporté 11 titres à elles deux à Miami et seulement deux (Serena en 1999 et en 2001) à Indian Wells. Elles habitaient dans le sud de la Floride, près de Miami, ce lui leur facilitait la tâche. Quant à Indian Wells, après un incident en 2001, elles ont toutes les deux boycotté le tournoi de 2002 à 2015. À elles deux, elles ont conquis 12 tournois du Grand Chelem dans l’année qui a suivi leur triomphe à Miami, mais seulement un après celui d’Indian Wells — par Serena en 1999.

Les championnes les plus inattendues de chaque épreuve seraient la Russe Elena Vesnina à Indian Wells (sans compter Bianca Andreescu dans cette année inachevée) en 2017 et la Britannique Johanna Konta à Miami, la même année.

Du côté masculin, ce pourrait être Ivan Ljubicic (2010), le seul champion d’Indian Wells en 25 ans à ne pas atteindre au moins une finale d’un Grand Chelem. Même chose à Miami pour Nikolay Davydenko (2008), qui n’a jamais été finaliste d’un Grand Chelem.

TSN commence sa diffusion des matchs de l’ATP mercredi, à 11 h, tandis que RDS sera en ondes à compter de 14 h.

Malheureusement, comme pour Indian Wells, il n’y a pas de télévision canadienne pour les matchs de la WTA.

CARTE POSTALE D’INDIAN WELLS

Photo: Mauricio Paiz

Le temps passe vite. Il est difficile de croire que les jumelles identiques de Rogers Federer, Charlene et Myla, auront 10 ans en juillet, et que ses jumeaux non identiques, Lenny et Leo, fêteront leurs 5 ans en mai.

Sur cette photo, les garçons, et il semble qu’il y ait une fille, dans le Stade 1 de l’Open BNP Paribas la semaine dernière. Remarquez que Leo et Lenny portent des tenues identiques, mais sans logo.

Photo en vedette: Mauricio Paiz