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« Pau-Pau » apprécie sa victoire en… ta et quelle sera la suite à Québec?

17 Sep 2018
written by: Tennis Canada
written by: Tennis Canada
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Une preuve que la meilleure décision est souvent celle qu’on ne prend pas est l’histoire de Pauline Parmentier, couronnée dimanche championne de la Coupe Banque Nationale, à Québec.

Après avoir sérieusement considéré la retraite, la Française de 32 ans a remporté son deuxième titre de l’année après celui d’Istanbul.

Les comptes ont été de 7-5 et 6-2 contre Jessica Pegula lors du match de championnat, disputé à 11 h. Tout était fini à midi trente, ce qui a laissé tout le temps à la finaliste de voir le match de la LNF entre Buffalo et San Diego.

Ses parents sont les proprios des Bills et des Sabres aussi dans la LNH.

À propos de Pauline Parmentier, qui touche 43 000 $ comparativement à 21 300 $ pour sa rivale, elle fait penser à Amélie Mauresmo. Pas comme joueuse, étant 69e alors qu’Amélie fut numéro un, mais comme personnalité.

« C’est que du bonheur ici, tabarnac ! », ont été les premiers mots de la nouvelle titulaire en entrevue sur le court.

Les gens de Québec ont adoré, bien sûr ! Ceux à la télé aussi, bien que surpris par le ton.

Marie-Ève Pelletier, ex-numéro un au Canada et maintenant analyste à TVA Sports, connaît bien la Française.

« Elle n’a jamais eu peur d’exprimer ce qu’elle pense », mentionne-t-elle au sujet de son amie.

À la langue du « terroir » comme l’a qualifié Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation et des Sports et ainsi que député local, Pauline Parmentier a aussi eu ses moments de sensibilité.

« Merci, merci, merci ! Dans le stade, vous êtes tous mes cousins. La semaine en fut une fabuleuse de découvertes. Je vous aime », a-t-elle déclaré au micro.

Il en va de même pour les amateurs de tennis de Québec.

OK EN 2019 ET LA SUITE À VENIR

La très bonne nouvelle après cette semaine de tennis à Québec est que la Coupe Banque Nationale retournera au PEPS en 2019 pour la 27e édition, comme l’a confirmé Eugène Lapierre, vice-président de Tennis Canada. Pour la suite, il faudra attendre pour vraiment savoir.

« Tout est sur la table », a dit Eugène en point de presse.

L’organisation, qui a gagné des prix d’excellence, fonctionne. Franchement, la participation internationale a été à la mesure des rendez-vous de 250 000 $ encore cette année avec la 20e mondiale Aryna Sabalenka, même si celle-ci est partie trop tôt, et l’intérêt des médias qui est bien supérieur à celle des tournois de niveau relevé dans le monde. En contrepartie, le manque de soutien de la foule reste à régler.

QUÉBEC INTÉRESSE… AILLEURS

J’ai lu, vu et entendu tout ce que Eugène Lapierre a raconté et ce n’est surtout pas la carte de la menace, mais de la totale franchise qu’il joue en admettant qu’il existe de l’intérêt ailleurs pour la Coupe Banque Nationale.

Je peux vous confirmer que la Chine est aux aguets. Eugène a mentionné le Moyen-Orient, Lyon et Détroit. Je vais ajouter la WTA, qui prépare une refonte dans sa manière de faire.

Combien vaut la Coupe ? Parler de plus ou moins une couple de millions est dans les chiffres. Disons que c’est mieux que perdre 300 000 $ par année.

LA PATIENCE POUR MIEUX RESTER

« On a une très belle valeur, mais on ne veut pas changer juste pour changer non plus. On va être patient », assure Eugène.

Il ne s’agit pas ici que des belles paroles.

Eugène a passé les dix derniers jours à Québec afin de tâter le pouls de la ville et des gens afin de trouver des solutions.

Un changement de date en février, quoique le PEPS soit toujours plus occupé par les activités du Rouge et Or, et un transfert de l’intérieur à l’extérieur au parc Victoria à l’été ont été évoqués.

« On veut continuer de faire des choses à Québec. Je crois en Québec, mais peut-être que la suite peut aussi transiter par d’autres modèles », révèle Eugène.

La volonté d’Eugène Lapierre est réelle et sûrement serait-ce une bonne idée que le maire Labeaume et les gens d’affaires de Québec lèvent la main.

ENTRÉE EXPRESS AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE

Décidément, Tennis Canada n’aura pas perdu de temps. Lors d’une cérémonie spéciale sur le court de la Coupe Davis à Toronto dimanche, Daniel Nestor a été intronisé au Temple de la renommée du tennis canadien dès le lendemain du dernier match de sa carrière.

Après plus de 1000 victoires, 91 titres, dont 12 en Grands Chelems, et 53 sélections pour la Coupe Davis, pour des records dans chaque cas, force est de reconnaître que la décision a été la bonne.

Bravo à Daniel et aux décideurs.