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Si proche et si loin à la fois pour Eugenie ; Shapo trompé par une manche de 6-0

06 Juil 2018
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Sans plus de préambule, commençons par Eugenie.

Trente-neuf mille « pounds », soit la différence entre la bourse pour un deuxième et un troisième tour à Wimbledon, est le montant qu’elle aurait payé jeudi pour reprendre une balle.

Retournons à la deuxième manche sur le célèbre gazon anglais. Elle possède l’avance 5-2. Elle détient même une balle de bris forcer la tenue d’un troisième acte.

En se portant en attaque, elle perd d’abord l’occasion, puis les cinq jeux suivants et ultimement le match 6-4 et 7-5 face à Ashleigh Barty, exactement comme dans l’expression « si proche et si loin à la fois ! »

Ceux et celles qui étaient à RDS dès 6 h 30 pour voir cet affrontement entre les deux ex-championnes juniors de Wimbledon vont être d’accord qu’ils ont vu des choses intéressantes qui donnent espoir pour Eugenie, ex-5e mondiale.

Dégringolée au 188e échelon, Eugenie n’était surtout pas la favorite face à l’Australienne, 17e tête de série du tableau.

Permettez ce retour à la deuxième manche.

Être brisée à 5-3 en n’enregistrant qu’un seul point n’est peut-être pas recommandé dans l’ABC du tennis, mais il existe des signes qui dénotent des progrès ou de l’espoir pour la suite.

Eugenie a réussi plus de coups gagnants (23) qu’elle a commis de fautes directes (14).

Très important, elle a affiché une meilleure attitude.

Je me suis entretenu avec Pierre Durocher, un as du Journal de Montréal qui est à Wimbledon, après son entrevue avec Eugenie.

« Eugenie était déçue. Elle estime qu’elle aurait pu gagner chaque manche. Elle a révélé qu’elle a bien joué et qu’elle pourrait mieux jouer encore », me racontait-il.

Avec ses cinq matchs (en incluant évidemment les trois en qualification), Eugenie a réussi une première en Grands Chelems depuis son quart de finale en Australie en 2015. À la publication des prochains classements, dans deux dimanches, elle devrait se situer autour du 150e rang.

Oui, il reste du travail à accomplir pour Eugenie, mais Wimbledon a fourni du matériel pour continuer de rebâtir sa carrière en compagnie de son entraîneur Robert Lansdrop, l’ancien mentor de Tracy Austin, Pete Sampras et Lindsay Davenport. À 79 ans, on le surnomme le « sage ».

Avant d’aller à Shapo, précisons que la livre britannique vaut 1,74 $ canadien au moment de la mise en ligne de ce texte.

SHAPO PERD PATIENCE ET LE MATCH

Dans tous les succès de Denis Shapovalov, 25e mondial à seulement 19 ans, ne mésestimons jamais la présence et l’impact de Martin Laurendeau.

Privé de Martin, revenu à Montréal mercredi pour soigner une blessure au dos, Shapo a complètement laissé filer son match de deuxième tour.

Après tout, seulement 19 minutes en mode express avaient suffi au jeune pour enlever le premier acte 6-0 devant le Français Benoit Paire.

Grave erreur d’avoir cru et même pensé, ne serait-ce qu’un court instant, que le reste ne serait que formalité, d’autant plus que son adversaire portait un protecteur au genou.

Classé 47e, Paire a enlevé les trois manches suivantes 6-2, 6-4 et 7-6 (3) et le match.

Spapo, qui jouait aussi récemment que l’été dernier à Gatineau, Granby et Montréal (victoire contre Rafa et demi-finale à la Coupe Rogers), est un très gentil garçon, mais disons qu’à 19 ans, il a besoin de Martin pour bien diriger ses énergies.

DES NOUVELLES DE MARTIN…

Pendant le match de Shapo, Martin Laurendeau était au Stade IGA, à la clinique Kinatex.

« J’ai suivi le match de Denis même si c’était du coin de l’œil pendant l’examen », souligne-t-il.

Shapo revient à son tour au Canada après plus de trois mois en Europe.

AUTRES RÉSULTATS CANADIENS

Gabriela Dabrowski a gagné son affrontement de premier tour du double 10-8 à la troisième manche. Le match a duré 2 h 31, ce qui est long pour cette spécialité.

Dans des équipes différentes, Daniel Nestor et Vasek Pospisil ont été éliminés dès leur début, jeudi.

REVOICI MILOS

À surveiller vendredi, il y a Milos Raonic, dernier survivant canadien en simple.

Établi 13e tête de série, il affronte le qualifié Dennis Novak, 171e mondial.

 

*Photos : Mauricio Paiz