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Tebbutt a jeté l’ancre à RG

22 Mai 2018
written by: Tennis Canada
written by: Tennis Canada

Une magnifique journée a fait place au tonnerre, à la foudre et à la pluie en fin d’après-midi, à Paris, laissant quelques joueuses dans l’incertitude et d’autres dans l’attente de frapper leurs premières balles des qualifications de l’édition 2018 de Roland-Garros.

Carol Zhao, de Richmond Hill, en Ontario, avait un duel fascinant sur le terrain principal des qualifications — le Court 6 — contre Francesca Schiavone, championne de Roland-Garros en 2010. L’Italienne, qui occupe le 265e rang (son meilleur classement était une 4e place en 2011), aura 38 ans le mois prochain et elle en est assurément à la dernière étape de sa carrière. Sa fiche est d’aucune victoire et six défaites depuis le début de la saison 2018, ce qui est loin de la forme qu’elle affichait en ce mémorable samedi après-midi de 2010 alors qu’elle jouait du tennis inspiré et délicieusement ambitieux pour vaincre Sam Stosur 6-4 et 7-6(2), en finale.

Mardi, elle a bien amorcé le match contre Zhao et son jeu plus agressif a porté ses fruits alors qu’elle arrachait la manche initiale par 6-4. Au deuxième acte, elle est devenue un peu plus hésitante après avoir concédé son service pour faire 2-2 sur une faute de pied au deuxième service – qui était incontestablement une faute de pied. Elle avait flirté avec la ligne de danger (de fond) — et l’avait même traversée — tout l’après-midi.

Zhao a commencé à jouer avec plus de confiance alors que Schiavone commettait un peu plus d’erreurs, permettant à la Canadienne de remporter la manche 6-3 au moment où la pluie, avec le tonnerre au loin, se mettait à tomber.

Les joueuses sont restées sur le terrain pendant quelques minutes, mais se sont rapidement dirigées vers le vestiaire et ont attendu 90 minutes avant le report officiel du duel.

Il est difficile de dire qui est avantagée par l’interruption, mais Schiavone semblait la plus fatiguée alors que Zhao y allait à pleine vapeur à la fin de la deuxième manche. L’ancienne finaliste du simple de la NCAA (2015), qui est âgée de 22 ans, a raté le tournoi ITF de Trnava, en Slovaquie, la semaine dernière en raison d’une douleur au coude. Le capitaine de la Fed Cup, Sylvain Bruneau, qui observait le match, mentionnait que le coude s’améliore, mais qu’il dérange encore un peu Zhao au service.

Zhao et Schiavone reviendront sur le terrain demain matin.

Plus tôt mardi, avant mon arrivée, Françoise Abanda a subi un revers de 4-6, 6-4 et 6-2 face à Martina Trevisan, 185e mondiale. Le ratio coups gagnants/fautes directes semble raconter l’histoire du match – Abanda a produit 23 coups gagnants et 55 fautes directes, tandis que l’Italienne de 24 ans était à 26/43.

Il y a un an, Abanda avait franchi avec succès les trois tours de qualification et avait aussi gagné une rencontre au tableau principal, récoltant ainsi 220 points.

Comme elle n’a pas réussi à défendre ses points, elle pourrait glisser du 125e au 195e rang mondial.

À moins qu’Eugenie Bouchard ne se taille une place au tableau principal et y remporte quelques matchs, Zhao, 135e et aucun point à défendre avant au moins un mois, pourrait devenir la numéro un canadienne après Roland-Garros.

Peter Polansky, de Thornhill, en Ontario, a atteint le deuxième tour des qualifications de Roland-Garros pour la cinquième fois en sept tentatives grâce à un gain de 2-6, 7-6(3) et 6-2 aux dépens du Slovaque Norbert Gombos. (Il s’est qualifié pour le tableau principal à deux reprises, soit en 2009 et en 2014.)

Encore une fois, le ratio coups gagnants/fautes directes est un bon indicateur du déroulement du match. Les statistiques de Polansky, 14e tête de série des qualifications, a eu un modeste 9/20 alors que Gombos était à 33/57.

Jeudi, Polansky, qui occupe le 125e rang mondial, croisera maintenant le fer avec le Serbe Pedja Krstin, 247e.

Schiavone et Bouchard ont fait la couverture du programme Le Quotidien, mardi, avec le titre Qualifs de luxe.

Il mentionnait une ancienne championne, Schiavone, deux anciens demi-finalistes, Ernests Gulbis et Bouchard, et un quintuple quart de finaliste, Tommy Robredo, qui étaient tous en action.

Le seul à avoir obtenu satisfaction a été Gulbis, 29 ans, qui a vaincu le Français Stéphane Robert, 170e, par 7-5 et 6-4. Gulbis, 162e, avait atteint la demi-finale à Paris en 2014 avant de s’incliner face à Novak Djkovic, alors 2e, en quatre manches de 6-3, 6-3, 3-6 et 6-3.

Le fait que Robredo a été battu 6-4 et 6-4 par l’Italien Simone Bolelli n’est probablement pas une si grande surprise. L’Espagnol de 26 ans a remporté un triomphe émotionnel au Challenger de Lisbonne, dimanche, et il a sûrement été difficile d’être prêt pour les qualifications à Paris deux jours plus tard. Robredo, 36 ans, se démène depuis ses sept mois d’absence à la suite d’une opération au coude droit en 2016 — et Bolelli, 32 ans, peut être une redoutable adversaire.

Quant à Bouchard, elle ne s’est même pas approchée du terrain parce que son duel contre Dalila Jakupovic devait avoir lieu sur le Court 6, juste après celui opposant Zhao et Schiavone.

Ce sera le premier affrontement entre Bouchard, 24 ans, et la Slovène de 27 ans qui n’est pas très bien connue sur le circuit de la WTA. En 2014, Bouchard avait atteint le carré d’as à Roland-Garros avant de perdre 4-6, 7-5 et 6-2 aux mains de Maria Sharapova. Toutefois, elle a depuis été éliminée au premier tour et deux fois au deuxième tour. Occupant actuellement le 167e échelon, elle doit défendre 70 points et doit se qualifier et remporter quelques tours pour défendre ces points.

Le match Bouchard — Jakupovic est le deuxième sur le Court 18 après 10 h (4 h HE).

Bianca Andreescu disputera le premier match sur le Court 14 contre la favorite des qualifications, Vera Lapko, 77e, du Belarus.

De plus, Félix Auger-Aliassime jouera son match de deuxième tour contre l’Espagnol Jaume Munar.

Bonne et mauvaise nouvelles

D’abord la bonne nouvelle : le célèbre Court 1 (ci-dessus, mardi) — alias « l’arène » — existe encore, mais pour un an seulement avant qu’on y construise la « Place des Mousquetaires », un espace qui permettra au tournoi de mieux respirer. Ce sera triste de voir un des courts les plus charmants crouler sous une boule de démolition.

Dans le cadre des vastes rénovations en cours à Roland-Garros, le chaleureux et confortable Court 2 a complètement disparu depuis 2017. Malheureusement, ce grand trou au premier plan est là où il se trouvait, et aujourd’hui, il ne reste plus que le Court 3 du côté de l’avenue de la Porte d’Auteuil.

Milos Raonic a disputé des matchs mémorables sur le Court 2 et Eugenie Bouchard y a joué ses deux duels — contre la Japonaise Risa Ozaki et la Lettonne Anastasija Sevastova — l’an dernier.

Le Court 2 était plus intime que le Court 1 et avait un passage d’un côté du terrain qui permettait aux spectateurs de s’y installer pour regarder les matchs d’en haut.

Personnages

Le type en haut à droite, toujours prêt à se faire prendre en photo, était déguisé en Roland Garros, le célèbre aviateur français et pilote de chasse de la Première Guerre mondiale, en l’honneur de qui le site des Internationaux de France a été nommé.

Un regard en arrière vers une autre époque du tennis français. Ici, deux gars vêtus de blanc se baladaient sur le site avec d’immenses raquettes.

Carte postale de Paris

Cette publicité de H&M dans le métro de Paris n’est que pour le haut de ce maillot deux pièces. Les 4,99 euros (environ 7,50 $ CAN) sont pour le haut qui est moins cher que le bas. Une dame qui travaille à Roland-Garros a expliqué que l’idée est d’attirer une acheteuse potentielle en montrant le prix le moins cher. « Si tu es assez bête pour acheter le haut », disait-elle, « tu te feras prendre à acheter le bas aussi. »