• EN
  • FR
EN FR
Home   Nouvelles   Coupe Davis : L’équipe des bleus est beaucoup celle de Louis

Coupe Davis : L’équipe des bleus est beaucoup celle de Louis

26 Nov 2018
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Décidément, ce ne sont pas les sujets qui manquent à cette finale de la Coupe Davis entre la Croatie et la France.

* Cet affrontement de grand championnat est le deuxième en quelques mois entre les deux pays, en comptant le Mondial de soccer de l’été passé.

* Encore une fois, Yannick Noah montre qui est le patron et la « vedette » chez les Bleus en ne retenant pas en ouverture le numéro un français et 32e mondial Lucas Pouille pour lui préférer le 261e Jo-Wilfried Tsonga, même si celui-ci a passé une très grande partie de l’année à l’infirmerie plutôt que sur les courts.

* Très important, cette présentation représente aussi la dernière avant l’adoption du nouveau format, l’an prochain.

Ce qui nous intéresse aussi est la présence de Louis Borfiga, le patron du développement que Tennis Canada est allé chercher en France, qui a fait le déplacement au stade Pierre-Mauroy, à Lille.

Tsonga, mais aussi Nicolas Mahut et Julien Benneteau ont été des juniors aux années de Louis dans le rôle d’entraîneur à l’Institut national des sports, de l’expertise et de la performance, comme quoi la formation de la France est aussi celle de Louis.

Le temps file. Mahut et Benneteau ont tous deux 36 ans. Tsonga n’est plus une jeunesse à 33 ans.

« Comme Julien m’a dit que ce serait bien qu’on soit là ensemble pour la dernière Coupe, j’y vais », disait Louis la semaine passée. En passant, il est en total désaccord avec le nouveau modèle de la Coupe avec 18 nations à Madrid l’an prochain.

D’ailleurs, ce sont officiellement les adieux pour Benneteau, qui remplacera Amélie Mauresmo à la barre de la Fed Cup. La double championne à Montréal succédera, elle, à Noah, qui retourne à la musique.

LE FLAIR POUR LE SUCCÈS QU’IL A TRANSPORTÉ ICI

Gaël Monfils et Gilles Simon ont été d’autres élèves de Louis Borfiga avant son arrivée à Montréal voilà douze ans pour y mettre en place le programme à succès qui a formé Milos Raonic et Vasek Pospisil, puis Denis Shapovlov et Félix Auger-Aliassime avec Eugenie Bouchard entre les deux vagues.

Mais revenons à Mahut et à Benneteau. Un texte retrouvé dans le journal Le Monde montre justement la participation de Louis dans la progression de Mahut et de Benneteau qu’il décrivait alors comme « deux petits gamins motivés et très complémentaires en double ».

« À un certain donné, je leur ai dit : “Bon, maintenant, je ne vous demande plus votre avis. Vous allez jouer ensemble et vous avez tout intérêt à gagner des matchs. Sinon, vous aurez affaire à moi” », écrit le grand quotidien en citant Louis.

Mahut et Benneteau peuvent donc lui dire un gros merci.

« Ils n’ont rien dit et ont baissé la tête. Ils sont partis en Amérique du Sud, où ils avaient enlevé trois tournois sur quatre, ce qui allait leur valoir d’être sacrés champions (chez les juniors) en 1999 », racontait Louis dans Le Monde.

UN DOUBLÉ SURTOUT PAS ACQUIS D’AVANCE

Ce qu’il faut aussi savoir pour la France, c’est que Jérémy Chardy, 40e mondial, sera le joueur numéro deux en simple.

Mahut et Pierre-Hugues Herbert, qui était ici à l’été pour participer au Challenger Banque Nationale de Granby, feront équipe en double.

Alors que la France tente de défendre son titre, rien n’est gagné d’avance malgré le double davantage de la foule et de la surface (terre battue).

« C’est loin d’être gagné pour la France, vous savez. La Croatie a une équipe très solide », estime Louis Borfiga.

Il a vu les Croates à Osijek, en février, lors de la défaite canadienne de 1-3. Marin Cilic et Boran Coric sont respectivement 7e et 12e du monde.

La formation n’est pas moins redoutable en double avec Mate Pavic, 4e dans la spécialité, et le vétéran Ivan Dodig, ex 4e mondial. Ensemble, les deux ont gagné le tournoi chinois de Chengdu le mois dernier.

À suivre donc…

LE MOMENT DU BILAN

Les liens entre Louis Borfiga et ses anciens joueurs sont tricotés serré. Avec Tsonga en tête, ceux-ci ont fait il y a quelques années une sortie publique pour suggérer à la Fédération française de venir le chercher à Montréal pour qu’il occupe la direction du développement.

La bonne nouvelle est que Louis reviendra vite.

La visite à la famille qu’il a toujours en France sera brève. Il doit rentrer à Montréal.

Une tradition au Centre national en décembre, ce sera le bilan de l’année mercredi et Louis sera à la tribune avec Michael Downey, président et chef de la direction de Tennis Canada, de même que Sylvain Bruneau et Guillaume Marx respectivement responsable des programmes féminin et masculin au pays.

Le vice-président national, Eugène Lapierre, y sera aussi.

OUPS

Dommage ! La Coupe Davis n’est pas à la télé ni au Québec ni au Canada. Le seul moyen de suivre le match est d’opter pour le web.

 

*Photo en vedette : Pascal Ratthé