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« C’est fou ! », confiait Félix

02 Fév 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

À son arrivée à Bratislava, Félix Auger-Aliassime avait dit qu’il allait se souvenir longtemps de la fin de semaine parce qu’il considérait que c’était un privilège d’aller sur le terrain et un honneur de jouer pour son pays.

Correction !

Photo: Mauricio Paiz

Maintenant, il n’oubliera plus, au grand jamais, avec autant d’émotions dans l’air.

Il faut le faire quand même. Guider avec brio et courage le Canada vers les finales de la Coupe Davis en remportant le cinquième match décisif, et ce, à 18 ans seulement !

Faisant fi de la pression et aussi la déception d’avoir perdu ses deux premiers matchs, dont celui de double le matin même en compagnie de son ami Denis Shapovalov – ce qui plaçait le Canada le dos au mur à 1-2 dans cette rencontre, Félix est revenu en force.

Dans une situation de non-retour, Félix, 106e, a le dessus face à Norbert Gombos, 255e, et 4 500 partisans 6-3 et 6-4 pour provoquer la fête.

« C’est fou. C’est le meilleur moment de ma carrière et de ma vie. Cette victoire en est une d’équipe avec les deux gains de Denis. Je sais maintenant les émotions que les grands peuvent ressentir », commentait le jeune homme à Arash Madani, de Sportsnet.

SHAPO A FAIT LE TRAVAIL

Photo: Mauricio Paiz

Dans ce triomphe qui assure au Canada sa place pour les finales de Madrid en novembre, une mention spéciale va à Shapo, 19 ans.

Dans une bataille entre les numéros un de chaque nation, qui sont tous les deux gauchers en passant, Shapo, 25e, a été victorieux 7-6 (4) et 6-4 devant Martin Klizan, 38e mondial, dans une situation pas facile pour lui non plus.

À 29 ans, Klizan, qui jouait devant son monde, est considéré comme étant le cinquième meilleur du monde sur la terre battue. Lors du précédent affrontement entre les deux à Saint-Pétersbourg, Shapo avait laissé filer l’avance 6-3 et 5-3, ce qui n’est jamais idéal pour la confiance.

Shapo s’est offert le luxe de sept balles de bris et trois autres de match pour montrer son haut niveau.

« Jouer sous la pression est un privilège et je souhaite à Félix d’en profiter pleinement à son tour », a-t-il déclaré.

On a toujours su que Félix possédait tous les outils nécessaires. Samedi, il a encore prouvé qu’il avait aussi la bonne attitude.

Évidemment qu’il était très déçu d’avoir perdu son service une fois à la deuxième et à la troisième manche dans la défaite de 3-6, 5-7 et 6-3 devant Klizan et Filip Polasek à qui tout réussissait, pour laisser les Slovaques prendre l’avance 2-1.

Félix apprend vite et c’est lui qui a enregistré les deux bris pour prendre devants 5-3 et 5-4 avant d’en finir avec quatre points de suite au service et un ace pour mettre le point final.

« Je voulais tellement contribuer », a admis le héros du jour.

À ÉVITER POUR LES CARDIAQUES 

Photo: Mauricio Paiz

Successeur de Martin Laurendeau, le capitaine canadien Frank Dancevic était à la fois heureux et sous le choc.

« Cette coupe est ma plus spéciale. Le cœur me débattait. C’est un moment incroyable d’être ici. Ce qui vient d’arriver va stimuler le jeu de Félix et de Shapo sur les grandes scènes », mentionnait-il.

Lui aussi a sa part du succès canadien, car il a dû composer avec la jeunesse Milos Raonic (genou) et Vasek Pospisil (opération la semaine dernière), blessés.

À propos des finales à Madrid, saviez-vous que Félix et Shapo s’y étaient adjugé la Coupe Davis junior (16 ans et moins) en 2015 ?

La suite dimanche avec d’autres observations et réactions.