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Autant de monde pour Milos… que derrière le banc du Canadien

03 Juin 2016
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

John McEnroe ne changera jamais. Il est toujours aussi distrayant et unique dans sa façon depuis ses années sur le court, tout comme lors de son annonce chantée qu’il joignait Milos Raonic faite en grattant sa guitare durant son émission quotidienne sur Eurosport, en direct de Roland-Garros.

« J’ai pensé que cela ferait différent parce que je ne suis pas sur les réseaux sociaux. Je ne fais pas Twitter, Facebook, ni rien de cela. Moi, je veux parler au public », a-t-il dit à Norm Cleary, du New York Times.

« Big Mac » est justement très demandé, débordé à la télé comme personnalité numéro un de son sport, mais il a accepté le rôle de conseiller de Milos pour la préparation de Wimbledon, où il a été triple champion.

« Il me semble qu’il pourrait faire mieux pour quelqu’un qui possède son jeu, et oui, je pense qu’il pourrait gagner Wimbledon », affirme-t-il avec son franc-parler.

Malgré son service canon qui vaut une fortune sur le gazon, Milos s’y est toujours buté au troisième tour, à l’exception de son carré d’as de 2014.

IL EST ET VEUT RESTER LE BOSS

L’arrivée de John McEnroe fait qu’il y a beaucoup de monde dans l’entourage de Milos.

Avec Ricardo Piatti, reconnu comme un as de la technique, Carlos Moya, un ex-numéro un mondial, à l’instar de McEnroe, cela fait autant de gens dans la loge de Milos que de personnel derrière le banc du Canadien.

C’est d’autant plus le cas qu’il est archiconnu que Milos veut être le boss de tous les aspects de sa carrière avec son… père, jamais très loin dans le décor pour l’appuyer.

« À la fin de la journée, chaque entraîneur devient un conseiller. Ma tâche personnelle est d’écouter et de bien peser ce qui est le plus efface pour moi. Je suis le chef des opérations de Milos Raonic Tennis et cela le restera », a-t-il expliqué en point de presse après son élimination décevante à Roland-Garros devant le négligé Albert Ramos-Vinolsa au quatrième tour après avoir été quart de finaliste en 2014.

UN PIONNIER DANS LE DOMAINE

On pourrait penser que Jimmy Connors (Andy Roddick) en 2000 et Ivan Lend (Andy Murray) ont été les premiers anciens numéros un à devenir des mentors.

Cette distinction revient pourtant à John McEnroe, lequel épaulé Boris Becker durant une courte période en 1993.

« L’histoire est longue et pas mal drôle. En fin de compte, il n’écoutait pas un seul mot » , admet Big Mac à Cleary.

« J’étais au plus intense de mon divorce et Boris était en guerre contre son agent Ion Tiriac. Disons que le moment n’était pas l’idéal. Le tennis venait au deuxième plan, mais l’idée était bonne », estime-t-il.

À 57 ans, John McEnroe n’a pas changé. On le décrit comme un être toujours en mouvement qui gesticule beaucoup. Bref, tout le contraire de Raonic.

« Un seul des six enfants demeure à la maison. Je ne rajeunis pas non plus. Les anciens peuvent aider. Boris accomplit du très bon travail dans la réussite de Novak Djokovic », insiste-t-il.

QUE SOUHAITE-T-IL APPORTER ?

Milos et Big Mac se sont connus par l’entremise de la famille du propriétaire de la revue Rolling Stones.

Enfin, de quelle manière réussir auprès de Milos dont le style est moulé à 25 ans ?

« Ceci n’est pas un coup d’éclat en passant, mais un processus. Espérons que je peux ajouter à son jeu en apportant une meilleure compréhension, notamment en tirant davantage profit de ses attributs, notamment de sa taille. Il est un “kid” grand, fort, très bon, déterminé et intelligent », évoque-t-il.

Big Mac pourrait commencer par transmettre à son nouvel élève son brio à la volée, ayant été un des plus grands artistes de la spécialité.

John McEnroe a conquis le titre des Internationaux des États-Unis quatre fois dans sa carrière. On verra à l’usage ce que donnera l’affrontement de deux forts caractères. Si tout va bien, l’entente pourrait se prolonger jusqu’à New York en passant par RIO parce qu’il sera aux Olympiques à titre d’analyse chez NBC.

TRIO CANADIEN TOUJOURS À ROLAND-GARROS

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Malgré la pluie torrentielle qui éclipse des records historiques à Paris, Roland-Garros parvient à tenir et à terminer des matchs, on ne sait pas par quel miracle, mais c’est excellent pour nos juniors canadiens.

Félix Auger-Alliassime (11e), Benjamin Sigouin et Dennis Shapovolov (5e) ont tous atteint les quarts de finale, ce qui s’avère le meilleur tir groupé de Tennis Canada.

Charlotte Robillard-Millette a eu moins de veine en s’inclinant dès le premier tour.