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Félix et Leylah Annie… ou quand la jeunesse égale déjà l’excellence

07 Fév 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Si l’on dit que l’âge de tes jeunes étoiles détermine l’état de ton sport, sachez que le tennis ici est pétant de santé.

Entre la Coupe Davis et la Fed Cup, Tennis Canada en a donné la preuve jeudi en proposant aux médias de faire le point en compagnie de Félix Auger-Aliassime, qui, à 18 ans, a signé le point victorieux pour assurer au Canada sa place à la finale de la Coupe Davis, et de Leylah Annie Fernandez, 16 ans, maintenant 5e mondiale chez les juniors à la suite de sa finale au premier Grand Chelem de l’année à Melbourne.

Une des premières questions posées à Félix a été de savoir où il situait dans son échelle de valeurs sa victoire dans des conditions de non-retour au cinquième match décisif pour vaincre la Slovaquie.

Photo: Mauricio Paiz

« Faire gagner le Canada entouré de mes amis, je m’en souviendrai toujours », confiait sans hésitation le meilleur 18 ans du monde en vertu de son 107e rang à l’ATP.

Vous avez été surpris de voir Annie Fernandez accéder à la finale de Melbourne ? Pas elle, au nom du travail accompli et non de la prétention.

« On travaille fort tous les jours pour que j’aie des chances de devenir la meilleure », a-t-elle révélé avec maturité et réalisme.

EN AMÉRIQUE DU SUD 

Surtout pas question de se pavaner pour Félix. Sa fierté à Bratislava était « de rester dans le moment présent » malgré la pression.

Très gentil garçon, Félix n’a pas eu le temps de jouer à la vedette, car il se trouve déjà à plus de 11 885 kilomètres de Bratislava.

Après l’Europe, le voici maintenant en Amérique du Sud.

« Je jouerai sur la terre battue d’ici Indian Wells avec Buenos Aires, Rio de Janeiro et Sao Paulo », révélait notre globetrotteur.

Son calendrier est établi jusqu’à Roland-Garros, donc jusqu’au début juin.

« Pour la suite, cela dépendra de mon niveau de tennis (lire son classement), mais l’intention est de jouer le calendrier régulier, y compris sur le gazon, et donc Wimbledon (où il n’était pas l’an passé) et sur le ciment », mentionnait-il.

Tant mieux. Ce seront les hommes à l’été à la Coupe Rogers au Stade IGA.

Il prévoit également jouer plus souvent en double.

Que veut-il améliorer ? Sachez que les prochains objectifs ne passent pas par le classement, même s’il désire l’améliorer.

« Nous sommes dans le perfectionnement. Il faut toujours travailler les retours. Le but principal est de continuer à progresser et à devenir le joueur le plus complet », indiquait-il.

AUSSI UNE QUESTION DE BUDGET POUR LA JEUNE FERNANDEZ 

À la suite de sa finale australienne, Leylah Annie Fernandez veut conserver le momentum.

« Je veux faire les bons ajustements pour continuer de progresser », souhaite-t-elle.

Leylah Annie a fait de la Boyton Beach, en Floride, sa base d’entraînement.

« Je voulais rester à Montréal, mais je voulais aussi rester proche de la famille, qui s’est installée en Floride. Ici, il y a des terrains de tennis partout et on peut s’entraîner sans souci pendant quatre heures. Lorsque vient le temps de faire des matchs, des académies se trouvent à dix ou quinze minutes », raconte l’ex-Lavalloise.

Son père Jorge l’entraîneur de la gauchère et lauréate cette semaine de la Bourse Rene Simpson-Collins décerné par Tennis Canada.

Cette année, elle disputera les Grands Chelems chez les moins de 18 ans en plus des Challengers pour les points WTA (entre autres ceux de Gatineau et de Granby, cet été, et possiblement celui de Saguenay), mais le programme reste à déterminer.

« Tout dépendra du budget. L’idée est de rester prête », termine-t-elle.

Compte tenu de leur talent et de leurs ambitions, attendez-vous à lire, entendre et voir très souvent les noms de Félix et de Leylah Annie.

LE MOIS DES COUPES SE POURSUIT 

Après la Coupe Davis à Bratislava contre la Slovaquie, place cette fin de semaine à la rencontre de la Fed Cup entre le Canada et les Pays-Bas, à Bois-le-Duc.

Photo: Mauricio Paiz

La sensation Bianca Andreescu a fait le voyage à l’instar de Rebecca Marino, de Françoise Abanda, qui y a célébré ses 24 ans, et de Gabriela Dabrowski qui sont là depuis dimanche pour cette confrontation du premier tour du Groupe mondial II, samedi et dimanche. On y reviendra, mais il était décidé qu’Eugenie Bouchard allait passer son tour.

Il y a du nouveau avec Heidi El-Tabakh qui succède à Sylvain Bruneau en tant que capitaine de l’équipe. Pour ses débuts, Tennis Canada ramène Natalie Tauziat, ex-troisième mondiale et finaliste de Wimbledon, pour le soutien. Louis Borfiga et André Barette, un as à la gestion, sont aussi sur place.

Ancien champion junior du Québec et nouvellement diplômé de l’Ohio State University, le Montréalais Hugo Di Feo est le partenaire d’entraînement.

Les rencontres seront disputées sur la terre battue et oui, Sportsnet fera la retransmission. On vous revient avec le tirage.