fbpx
  • EN
  • FR
EN FR
Home   Nouvelles   Le 7 mai, date où tout a commencé pour Shapo sur la terre battue

Le 7 mai, date où tout a commencé pour Shapo sur la terre battue

30 Mai 2018
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

D’accord, c’est beaucoup trop jeune à 19 ans pour ce genre de consécration, mais lorsque viendra le moment d’écrire un livre sur la carrière de Denis Shapovalov, le biographe devra obligatoirement consacrer quelques pages, et même tout un chapitre au 7 mai, à Madrid.

Grâce, entre autres, au travail de Martin Laurendeau, c’est la journée où tout a débloqué pour Shapo sur la terre battue.

Après n’avoir gagné qu’un seul match chez les pros sur cette surface, et cela au niveau Challenger, faut-il préciser, voilà que Shapo ne perd plus ou si peu.

À ses débuts à Roland-Garros, mardi, le 25e mondial et numéro un canadien a porté sa fiche à 7-2 dans un autre gain, cette fois de 7-5, 6-4 et 6-2.

Deux heures — à part le délai de pluie — ont suffi pour venir à bout de John Millman, un Australien classé 58e.

Shapo a donné des petites sueurs momentanées à ses partisans canadiens, debout dès 5 h pour le voir en action à la télé. Il s’est retrouvé en déficit de 2-5 à la première manche et de 1-3 à la deuxième.

La preuve que le jeune homme apprend vite est qu’il a réussi le bris très tôt au troisième acte pour ne plus jamais regarder vers l’arrière.

Oui, Shapo va très bien.

Toutes ses victoires ont été acquises face à des joueurs classés dans le Top 60, notamment Milos Raonic, Tomas Berdych et Kyle Edmund pour ne nommer que ceux-là.

En mai, les deux premiers mondiaux, Rafa (3e tour à Rome) et Alexander Zverev (demi-finale à Madrid) ont été les seuls à avoir raison de lui, ce qui n’est pas très gênant.

Jeudi, ce sera Maximilian Marterer, un Allemand classé 70e de l’ATP. Rafa, 10 fois champion à Roland-Garros, pourrait l’attendre en huitième de finale.

Ah oui, n’oubliez pas que tout a commencé à Madrid… le 7 mai.

CETTE FOIS N’EST PAS ENCORE LA BONNE POUR VASEK

Photo : Peter Figura

L’attente se poursuit donc chez Vasek Pospisil, lequel a été battu 3-6, 3-6 et 6-7 (5) par le 45e mondial Marton Fucsovics.

Pourtant quart de finaliste à Wimbledon en 2015, le Britanno-Colombien n’a pas gagné un match en Grand Chelem depuis les Internationaux des États-Unis de 2016.

Le Hongrois a largement eu le dessus 101 à 92 dans les points.

Vasek avait bien fait quand même avant Roland-Garros avec des finales Challenger Corée du Sud, mais c’était sur ciment, ce qui n’est pas idéal pour le passage à la terre.

Classé 88e, Vasek n’a pas joué de chance non plus au tirage en se butant à Fucsonics, qui joue son meilleur tennis venant d’enlever le tournoi ATP de Genève en fin de semaine, sur la terre par surcroît.

Cela dit, Vasek est à Roland-Garros pour y rester. Il disputera maintenant le double en compagnie de l’Américain Ryan Harrison.

PETER POLANSKY S’ACCROCHE

Un des huit joueurs éliminés en qualification, mais repêchés à la suite de forfaits, Peter Polansky devra revenir sur le court, mercredi.

L’Ontarien, classé 125e, était à égalité 1-1 dans les manches (il a perdu la première 3-6 et gagné la deuxième 6-4) contre le Français Pierre-Hugues Herbert, spécialiste de double capable de tenir son bout en simple comme le montre son 87e rang.

Une victoire permettrait à Polansky de se joindre à Shapo au deuxième tour et d’être assuré de recevoir un chèque de 79 000 euros, ce qui est beaucoup pour quelqu’un qui devrait être de retour à la maison.

PARLONS TENNIS FÉMININ EN ATTENDANT MONTRÉAL CET ÉTÉ

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de Canadiennes en simple à Roland-Garros cette année qu’on délaisse le tennis féminin, d’autant plus que ce sera la WTA à compter du 3 août à la Coupe Rogers, au Stade IGA.

Mentionnons que Serena Williams, vêtue d’une combinaison noire, a gagné son tour initial 7-6 (4) et 6-4 devant la 70e Kristyna Pliskova.

Maria Sharapova s’est donné encore davantage de frayeur face à Richel Hogenkamp. La grande Maria perdait 1-6, 6-4 et 0-3 devant la 133e avant de ravir les six derniers jeux.

Ouf !

 

*Photo en vedette : Clive Brunskill / Getty Images