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Tebbutt : Incertitude pour Bianca contre la Suisse

06 Fév 2020
written by: Tennis Canada

Les joueuses de l’équipe canadienne de la Fed Cup se sont bien amusées avant l’entraînement de mercredi en se lançant deux balles sous la direction de l’entraîneur physique Clément Golliet.

Eugenie Bouchard, Leylah Annie Fernandez et Gabriela Dabrowski étaient sur le terrain du Swiss Tennis Arena de Bienne, mais c’est l’absence de l’une de leurs coéquipières qui a fait la une.

Pour la deuxième journée consécutive, la numéro un canadienne Bianca Andreescu n’a pas participé à l’entraînement — elle jouait les touristes à Zurich — et il semble que son statut son encore incertain pour la rencontre de qualification de la Fed Cup qui commencera vendredi à 14 h (8 h HAE) avec la présentation de deux matchs de simple.

Sa blessure au genou gauche qu’elle a subie le 30 octobre lors des Finales de la WTA à Shenzhen n’est peut-être pas assez guérie pour lui permettre de concourir. Après son problème à l’épaule au printemps dernier, qui a peut-être été aggravé par un retour prématuré, l’équipe qui l’entoure se montre prudente.

Si elle n’est pas en mesure de jouer, Fernandez (185e) et Bouchard (267e) seraient vraisemblablement les numéros un et deux du simple contre la Suisse.

Belinda Bencic, qui a atteint un sommet en se hissant au cinquième rang mondial, sera probablement la numéro un suisse, alors que la numéro deux serait Viktorija Golubic (93e).

Bencic affronterait donc Bouchard contre qui elle possède une fiche parfaite de deux victoires. C’est deux rencontres ont toutefois eu lieu en 2015 — à la Coupe Rogers de Toronto et sur le gazon d’Eastbourne avant Wimbledon. Bencic serait la favorite, mais le clan canadien espèrera que la Montréalaise de 25 ans pourra retrouver la forme qui lui a permis de remporter ses deux duels de simple lors de sa dernière participation à la Fed Cup — en 2018, contre l’Ukraine, au Stade IGA.

Un match entre Bencic et Bouchard (on voit ici Martina Hingis, consultante de l’équipe suisse, et son mari Harry Lehmann en train de regarder la Canadienne mercredi) serait très intéressant. La Suisse de 22 ans a été couronnée championne junior de Wimbledon un an après Bouchard, récoltant le trophée en 2013 après le triomphe de Bouchard en 2012.

L’affrontement entre Fernandez, 17 ans, et Golubic, 27 ans, serait une première rencontre. Fernandez prendra part à son deuxième match après avoir signé une fiche de 0-1 à Prostejov, en République tchèque, en avril dernier. Quant à Golubic, elle a représenté la Suisse pour la première fois en 2014 et possède une fiche de 4 gains et 5 revers.

Rien n’est coulé dans le béton quant aux forces en présence. L’alignement final sera dévoilé dans le cadre du tirage official qui aura lieu jeudi, à midi.

Bouchard et Dabrowski ont travaillé ensemble sur leur double mercredi dans l’éventualité où elles devraient disputer un cinquième match décisif samedi.

L’absence potentielle d’Andreescu, qui détient 7 victoires et 3 défaites à la Fed Cup, est un coup dur pour l’équipe canadienne qui tente de se tailler une place pour les Finales de la Fed Cup qui auront lieu au 14 au 19 avril, à Budapest. Les Canadiennes compteraient essentiellement sur l’expérience de Bouchard (12-4 en simple) et sur l’enthousiasme et l’énergie débordante de la jeune Fernandez pour surprendre les Suisses.

Les ventes de billets sont relativement faibles pour la rencontre : 1 300 des 2600 billets ont été vendus pour vendredi, alors que 1800 ont trouvé preneurs pour samedi.

LA SOIRÉE DES ROBERS NOIRES

L’équipe canadienne et l’équipe suisse portaient toutes les deux des robes noires pour le souper official de mercredi au Swiss National Training Centre. Les Canadiennes portaient des robes de la collection d’Iris Setlakwe.

La marqueIris Setlakwe a été fondée à Montréal en 2001 et 90 pour cent de ses robes sont fabriquées à Montréal à partir de tissus importés d’Europe. L’objectif de Setlakwe est de simplifier la garde-robe des femmes d’affaires en créant des collections où toutes les pièces se coordonnent. Les vêtements de la Collection Iris Setlakwe sont conçus et produits pour chaque saison.

Les talons hauts étaient de mise et toutes les joueuses dépassaient largement leur taille normale.

La soirée a été marquée par des allocutions du président de la Fédération suisse René Stammbach et par la présidente au conseil d’administration de Tennis Canada, Jennifer Bishop.

Les capitaines Gunthardt et El Tabakh ont également pris la parole, puis il y a eu le traditionnel échange de cadeaux. Les Canadiennes ont reçu des montres Swatch, tandis que les Suisses ont reçu des boucles d’oreilles créées par un designer montréalais.

ENTRETIEN AVEC LEYLAH

TT : Comment es-tu revenue d’Australie ?

LAF : Nous avons quitté Melbourne le jeudi de la première semaine et nous sommes allés directement à Miami. (Note : Fernandez habite à Boynton Beach, en Floride, la majeure partie de l’année avec sa jeune sœur et ses parents.) Vendredi a été une journée de congé — peut-être un petit jogging pour garder le corps en mouvement. J’ai repris l’entraînement le samedi. J’ai ressenti un peu le décalage horaire, mais j’étais bien après deux ou trois jours. J’ai été capable de rester éveillée et de reprendre l’entraînement sérieusement.

TT : Quel est ton souvenir préféré de ton séjour en Australie ?

LAF : probablement tous les problèmes que nous avons eus avec la météo. J’ai pu voir les différents types de problèmes auxquels doivent faire face les directeurs de tournois et les joueurs. J’ai dû vivre ça et c’était mon moment préféré. Et aussi ma qualification pour le tableau principal, ce qui était génial.

TT : Des regrets concernant le match (de premier tour) contre Lauren Davis ?

LAF : Non, pas de regrets, je n’ai pas joué mon meilleur tennis, mais j’accepte ça. Quand j’ai regardé le match, j’ai pu le décortiquer avec mon entraîneur et avec mon père, qui est aussi mon entraîneur en Floride.

TT : Dans quelle mesure penses-tu que d’avoir joué à la Fed Cup l’an dernier contre la République tchèque va t’aider pour cette rencontre, ici ?

LAF : La rencontre à Prostegov m’a beaucoup aidée. C’était ma première fois, je n’avais aucune expérience. L’équipe m’a aidée un peu et j’en suis reconnaissante. Je savais à quoi m’attendre quand je suis arrivée ici. Je savais ce qui allait se produire, je connaissais la routine. Je me sens donc plus à l’aise.

TT : Comment trouves-tu le terrain et la vitesse comparativement à l’Australie ?

LAF : C’est beaucoup plus rapide. Les terrains sont plus doux aussi. J’aime bien. J’aime quand la surface est rapide.

TT : As-tu rapporté des souvenirs de l’Australie ?

LAF : J’ai seulement rapporté un koala en peluche. C’est un bel animal en peluche pour la famille. C’était le cadeau des joueuses. Il y avait plusieurs animaux — koalas, crocodiles et kangourous. Je devais en choisir un.

GABRIELA PARLE DU DOUBLE

TT : En double féminin aux Internationaux d’Australie, c’est un peu surprenant que Jelena Ostapenko et toi ayez perdu 3-6, 6-2 et 6-3 contre Barbora Krejcikova et Katarina Siniakova en quart de finale. Ostapenko n’était pas très bonne à la volée et les deux Tchèques ne l’étaient pas non plus. Tu étais, et de loin, la meilleure à la volée et il semblait que tu aurais pu contrôler le match un peu plus.

GD : Parfois, quand tu joues avec des joueuses de simple (Ostapenko est 45e en simple et a remporté Roland-Garros en 2017), elles ne dérogent pas de leur style parce qu’elles sont tellement bonnes dans ce qu’elles font. Il est évident qu’elle a obtenu beaucoup de succès avec un certain style de jeu. J’ai beaucoup appris de ce match et j’ai réalisé que je devais jouer mon rôle un peu mieux — prendre plus de responsabilités en matière de stratégie et de tactique, même si elle se sent un peu mal à l’aise. Je me tenais trop loin derrière le filet. Je n’arrivais pas à effectuer des volées après ses bons retours. Ce sont des petites choses comme ça qui font la différence à la fin.

Nous n’avons pas mis assez de pression sur nos adversaires. Elles paniquaient, mais nous les avons laissées revenir dans le match et reprendre confiance.

Même si cela a été une défaite difficile à avaler, cela a été une bonne occasion d’apprentissage et j’espère que cela me servira la prochaine fois que nous jouerons ensemble.

TT : Ostapenko est exceptionnelle, ses coups sont si forts que ses adversaires craignent presque pour leur vie quand elles sont en défensive.

GD : Exactement — c’est pourquoi, au cours d’un match, une bonne équipe qui joue aussi en simple pourra trouver un bon rythme. C’est donc mon travail de m’assurer qu’elles ne trouvent pas ce rythme. Même si Aljona (Ostapenko) peut échanger pendant des heures et battre nos adversaires avec sa puissance, je dois m’insérer dans le point. Comme ça, les filles de l’autre côté se posent plus de questions sur ce qu’elles doivent faire pour m’éviter. Si je les laisse simplement frapper, ce n’est pas aussi efficace. La première manche sera peut-être correcte, mais elles s’habitueront au fil du match.

TT : À la Fed Cup, le double est le dernier match (dans un format au meilleur de cinq matchs). Si tu as suivi la Coupe ATP (deux de trois), le troisième match (le double) a souvent été crucial. C’est malheureux qu’à la Fed Cup, le double ne fasse pas souvent la différence.

GD : Je suis toujours en faveur d’un changement pour que le double soit un point clé de la rencontre. J’aimais beaucoup l’ancien format de la Coupe Davis où le double était placé au milieu de la rencontre. La Fed Cup n’a jamais vraiment suivi dans ce sens, mais j’espère qu’ils y penseront pour les futures rencontres. Les Finales de la Fed Cup comporteront également deux matchs de simple et un de double.

TT : Quels sont tes plans pour le double pour le reste de l’année, vas-tu jouer avec Ostapenko ?

GD : je vais jouer avec Aljona la plupart du temps. À Dubaï, je vais faire équipe avec Zhang Shuai. Il y a probablement quelques tournois entre les deux où je formerai équipe avec quelqu’un d’autre. Tout dépendra des résultats — si je dois ajouter un autre tournoi à mon calendrier ou si je peux faire une période d’entraînement. Pour l’instant, c’est avec Aljona.

TT : Roland-Garros est encore loin, mais as-tu un partenaire en vue pour le double mixte et pour le reste de l’année ? (Remarque : elle a fait équipe avec le Finlandais Henri Kontinen aux Internationaux d’Australie — ils ont perdu 3-6, 6-3 et [10-5] en demi-finale contre les Croates Krejcikova et Nikola Mektic.)

GD : C’est bien trop loin (sourires). Nous ne regardons pas si longtemps à l’avance pour le double mixte.

CARTE POSTALE DE LA SUISSE

Chaque année, à la mi-février, il y a un carnaval d’hiver à Soleure, près de Bienne. Cette année, le thème est « le paradis et l’enfer », comme le montre la traduction que nous avons faite pour la photo ici.