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Tout sur la Fed Cup

08 Fév 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Deux coupes, mais un seul et même éternel défi, soit celui d’encourager la participation du Top 10. Honnêtement, l’absence de la huitième mondiale Kiki Bertens à la rencontre du premier tour du Groupe mondial II entre le Canada et les Pays-Bas, à Bois-le-Duc, apporte une toute nouvelle dimension à cette confrontation ce week-end.

Il est vrai qu’Eugenie Bouchard a également choisi de faire l’impasse sur cette compétition, mais force est d’admettre que l’absence de Bertens a une plus grande incidence sur la formation néerlandaise.

Kiki vient de remporter son huitième titre de simple de la WTA, le week-end dernier à Saint-Pétersbourg, et elle peut être tout aussi redoutable en double, comme en font foi ses dix couronnes.

Que ce soit à la Coupe Davis, même dans sa nouvelle version 2.0, ou à la Fed Cup, la participation des meilleures raquettes est faible.

Si Alexander Zverev (3e) était le seul en action le week-end passé, il n’y a pas foule non plus cette fois, seules Simona Halep (3e), Karolina Pliskova (5e) et Aryna Sabalenka (10e) ont dit oui à leur fédération — les deux premières s’affronteront alors que la Roumanie croise le fer avec la République tchèque, à Ostrava.

BIANCA ET FRANÇOISE SANS SURPRISE

Une partie de la solution serait d’ajouter des points ATP ou WTA comme mesure incitative pour éviter que les grands noms, femmes ou hommes, profitent des Coupes pour prendre congé. Mais parlons plutôt de celles qui ont répondu à l’appel.

Nouvelle capitaine canadienne, qui remplace Sylvain Bruneau attitré à plein temps à Bianca Andreescu, Heidi El Tabakh a, sans grande surprise, choisi d’envoyer au front Bianca et Françoise Abanda.

Photo: Mauricio Paiz

Couronnée championne du Challenger de Newport Beach, victorieuse d’un premier match au tableau principal d’un Grand Chelem, et finaliste à Auckland en éliminant les ex-numéros un Caroline Wozniacki et Venus Williams depuis le début de 2019, Bianca, 18 ans, est maintenant 70e mondiale, devançant Eugenie (80e) pour régner sur le classement canadien.

Oubliez la visite des musées ou des magasins, Bianca a aussi reçu le signal pour disputer le double en compagnie de Gabriela Dabrowski, 10e mondiale de la spécialité, advenant la nécessité de présenter un cinquième match décisif dimanche.

Françoise (223e) a été préférée à Rebecca Marino (209e) et c’est surtout la surface qui a fait la différence à la faveur de Françoise, plus aguerrie sur la terre battue.

CE QU’ONT DIT LES CAPITANES

Photo Mauricio Paiz

Les jeux sont faits à la suite du tirage de vendredi et ce sera Bianca face à Richel Hogenkamp, 150e, samedi avant Françoise, devant Arantxa Rus, une gauchère installée au 128e échelon. Les rivales seront inversées dimanche.

« Les filles ont bien travaillé, cette semaine. J’ai confiance qu’elles vont tout donner et c’est la seule chose que je peux leur demander », déclarait Heidi El Tabakh, qui a déjà été 142e à la WTA.

Le vide provoqué par Kiki Bertens, détentrice d’une fiche de 18-2 à la Fed Cup, parce qu’elle veut se consacrer à son simple, est énorme pour le capitaine néerlandais Paul Haarshuis, un ancien rival de Sébastien Lareau et visiteur régulier à Montréal à ses années comme joueur.

Mise à part la terre battue, le seul autre avantage des Pays-Bas est sa joueuse de double Denise Schuurs, 7e mondiale de la spécialité.

« Les Canadiennes sont favorites. J’espère que ce sera une rencontre serrée et que nous aurons la chance d’être en bonne posture pour gagner », a admis Haarhuis.

ENTREFILET 

Les matchs seront retransmis en ligne à Sportsnet Now dès 7 h samedi et 6 h dimanche. Le Canada et les Pays-Bas sont 3-3 dans les face-à-face, le Canada ayant gagné en 1980, 1986 et 1987.

 

Photo en vedette: Mauricio Paiz