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Tebbutt: Les bêtes noires de Tom

03 Déc 2018
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Beaucoup d’amateurs de tennis qui lisent ceci aimeraient probablement dresser leur propre liste de bêtes noires — alors, pardonnez donc à Tebbutt son auto-indulgence, mais nous les accumulons toute l’année et nous aimons nous vider le cœur.

FAIRE REBONDIR LA BALLE : Dans les années 1980, il y avait un joueur américain nommé Mark Dickson qui faisait rebondir la balle jusqu’à 40 fois avant de servir. La situation n’est pas aussi désespérée de nos jours, mais c’est assurément hors de contrôle avec plusieurs joueurs, notamment Novak Djokovic et Marin Cilic.

Un facteur important rarement mentionné est que faire rebondir la balle de façon excessive est manifestement injuste pour le relanceur. En effet, il ou elle peut perdre sa concentration en se demandant quand l’adversaire va enfin effectuer son service. C’est une forme de manigance.

Si le joueur veut une période pour « penser » avant de servir, qu’il le fasse avant de faire rebondir la balle — pas sur le temps du relanceur.

Une fois que les joueurs ont commencé à faire rebondir la balle, les arbitres semblent détester donner des avertissements de temps ou des pénalités. On a eu droit à des exemples de cela lors du match de championnat de la Finale de l’ATP à Londres alors que Djokovic a largement dépassé les 25 secondes en faisant rebondir la balle, mais n’a pas été puni.

Il devrait y avoir un règlement — CINQ REBONDS MAXIMUM ! Serait-ce difficile de promulguer, d’appliquer et de mettre en pratique une telle mesure ? Et — pas question de commencer et d’arrêter.

PAUSES TOILETTE/CONFORT : Mettons les choses au clair dès le départ – 80 à 90 pour cent des per cent des « pauses toilette/confort » n’ont rien à voir avec le fait que les joueurs faire leurs besoins, en particulier au tennis masculin. Le contrôle de la vessie ne peut pas être très différent de celui des générations précédentes, même si l’accent est mis davantage sur l’hydratation. Les joueurs qui quittent le terrain essaient essentiellement de se reprendre en main et de faire changer l’allure du match.

C’est devenu presque routinier à la fin des manches.

Alors que le tennis essaie d’accélérer les matchs en obligeant les joueurs à venir rapidement au filet pour le tirage au sort, en commençant les duels promptement après l’échauffement et en observant la règle des 25 secondes entre les points, tous ces précieux gains de temps sont perdus lorsqu’un joueur s’éloigne du terrain à la fin de la manche et revient quand bon lui semble.

Il devrait y avoir un « tu perds automatiquement le premier point » si tu as passé plus de trois minutes à l’extérieur du court (deux minutes de fin de manche plus une minute) et les deux premiers points si l’absence est de plus de cinq minutes (on pourrait laisser plus de temps aux joueurs qui doivent se rendre à des toilettes qui ne sont pas facilement accessibles).

De plus, l’entraîneur de l’adversaire devrait automatiquement être autorisé à rendre visite à son joueur pendant l’absence de l’autre.

Cela peut sembler sévère, mais il devrait y avoir des conséquences sur les privilèges croissants que s’accordent les joueurs quand ils sortent du terrain après les manches.

En fin de compte, si tu dois y aller, sois prêt à en payer le prix.

L’INVERSION DES POINTAGES : Sur ATPWorldTour.com, lorsque les pointages des face à face sont affichés, ils sont inscrits directement après un « W » (victoire) et un « L » (défaite).

Cependant, dans la liste des matchs du joueur, sous « Activity », si le joueur a perdu 7-5, 6-7(3), 1-6, 6-2, 7-5, son pointage est indiqué comme 5-7, 7-6(3), 6-1, 2-6, 5-7 après un « L ».

Le point ici est que le « L » suffit pour montrer qu’un joueur au perdu — il n’y a pas lieu d’inverser les pointages de chaque manche. Nombreux sont les journalistes qui, à l’approche de l’heure de tombée, ont sacré parce qu’ils devaient remettre les pointages à l’endroit en écrivant leur texte.

WIMBLEDON, C’EST WIMBLEDON: Si vous cherchez les résultats d’un joueur à Wimbledon sur le site de l’ATP World Tour, il vous suffit de cliquer sur la liste des tournois et de regarder sous « W », qui comprend Wimbledon.

Mais ce n’est pas le cas pour le site de la WTA ! Bonne chance si vous essayez de trouver Wimbledon classé par ordre alphabétique sous les « W » dans les résultats d’une joueuse.

Le tournoi est listé sous « T » pour « The Championships — Wimbledon. »

Sérieux ?

LES IMAGES DE SPECTATEURS À LA FIN DES MATCHS: C’est la bête noire préférée d’un amateur de tennis soufrant depuis longtemps. Tu regardes un match compétitif et âprement disputé pendant des heures, puis le réalisateur de la télédiffusion coupe vers une image de la foule immédiatement après la balle de match. Les téléspectateurs s’investissent dans les joueurs et leurs luttes et veulent voir leurs réactions après le moment culminant.

Les émotions des deux joueurs et la poignée de main qui suit suscitent un vif intérêt humain. L’apparition soudaine de visages anonymes dans la foule est une interruption ridicule. Cela arrive souvent parce que les producteurs de télévision ne sont pas très familiers avec le tennis — les directeurs de tournois devraient peut-être informer les diffuseurs qu’ils ne devraient pas enfreindre une règle d’or de la couverture du tennis.

PRONONCIATION: Ici, la principale vise le numéro un mondial — Novak Djokovic. Il est difficile de croire qu’une divergence existe toujours sur la façon de prononcer son nom. Est-ce JOKE-O-VITCH ou JOCK-O-VITCH ?

Cela n’aide pas que, en utilisant l’icône de prononciation de Djokovic dans le site Web de l’ATP, sa propre prononciation permet en fait l’ambiguïté et les interprétations dans les deux sens.

Les arbitres le prononcent « Joke-o-vitch » et c’est le plus évident à l’Open d’Italie quand les arbitres disent « joco (jeu) Djokovic », prononçant « Joke-o-vitch » qui rime avec « joco ».

Dans cette vidéo de sa visite aux commentateurs des Internationaux d’Australie, en 2013, il semble bien que Djokovic utilise la prononciation « Joke-O-Vitch ». Écoutez ici :

Et voici quatre Serbes prononçant le nom de Djokovic.

Comme le Russe Karen Khachanov émerge comme un futur grand joueur, il est probablement préférable, comme cela s’est heureusement produit avec le Canadien Denis Shapovalov, d’apprendre à prononcer son nom correctement.

C’est « ha-CHAN-ov », avec un « K » muet. En fait, aucun des noms se terminant en « ov » et « ova » ne prend un accent tonique sur la dernière syllabe, mais les anglophones ont tendance à avoir du mal à éviter de le faire.

SIMPLEMENT LE NOM DE FAMILLE DE HELEN : Cela peut sembler étrange, mais les anciennes championnes devraient être listées selon leur nom de jeune fille — à moins que ce ne soit une joueuse comme la grande Australienne Margaret (Smith) Court qui préfère se faire appeler par son nom de mariée.

Le meilleur exemple est la légendaire Américaine Helen Wills, qui, dans les années 1920 et 1930, a remporté 19 titres de simple de Grands Chelems, dont huit à Wimbledon. Au cours de sa carrière, elle a été mariée à Frederick Moody, qu’elle a divorcé, puis à Aiden Roark, qu’elle a aussi divorcé.

Dans le « Wimbledon Compendium » — la bible de tout ce qui concerne Wimbledon — Wills devient Mme F.S. Moody pour ses cinq derniers triomphes après avoir été Mlle H.N. Wills pour ses trois premiers (1927-29). Wills est décédée en 1998 à l’âge de 92 ans et on pourrait penser qu’elle aurait préféré que l’on se souvienne d’elle simplement en tant que Helen Mills sans le nom d’un homme avec qui elle a déjà été mariée.

Le Compendium répertorie également de plus récentes championnes comme Chris Evert et Evonne Goolagong comme Mme J.M. Lloyd (mariée à John Lloyd) et Mme R.A. Cawley (mariée à Roger Cawley) pour leurs victoires à Wimbedon après leur mariage.

Evert, après ses mariages, est connue aujourd’hui sous le nom de Chris Evert, et Goolagong, toujours mariée à Cawley, sous le nom d’Evonne Goolagong.

Pour donner une analogie moderne, si Serena Williams avait conquis sa huitième couronne de Wimbledon en juillet dernier, elle aurait été inscrite dans le Compendium en tant que Mme A. K. Ohanian et non pas Mlle S. J. Williams comme elle l’avait été pour ses sept titres précédents.

Inutile de dire qu’il n’y a aucune chance que les hommes inscrits au tableau d’honneur des champions adoptent le nom de leur conjointe. Cela ne devrait pas être le cas non plus pour les femmes.

PASA DES BÊTES NOIRES

LA MANCHE ULTIME AUX GRANDS CHELEMS : Wimbledon a annoncé qu’il n’y aura plus de manche à ne plus finir à compter de 2019.

Cela est sans aucun doute le résultat de matchs de simple masculin et plus précisément de réactions face au pointage de 70-68 à la cinquième manche du duel Isner – Mahut en 2010 et de 26-24 entre Anderson et Isner en demi-finale cette année. Ils ont eu une incidence importante sur la capacité du vainqueur à disputer son prochain match, comme ce fut le cas pour Anderson lors de sa finale contre Novak Djokovic.

Il est malheureux que l’euphorie vertigineuse d’assister à des manches ultimes comme celle entre Roddick et El Aynaoui (21-19 et 2003) ou encore Rubin et Sanchez Vicario (16-14 en 1996) aux Internationaux d’Australie ne se produira plus à Wimbledon.

Bien qu’il soit raisonnable d’apporter ce changement, le jeu décisif à 12-12 de la cinquième manche semble être un compromis boiteux. Les Internationaux d’Australie et Roland-Garros disputant la cinquième manche jusqu’à la limite. Il devrait vraiment exister une politique uniforme pour tous les tournois du Grand Chelem avec jeux décisifs à 6-6, comme c’est le cas à Flushing Meadows.

Je lance une idée. Pour reconnaître l’importance supplémentaire d’un bris d’égalité d’une manche décisive, pourquoi ne pas en faire un super jeu décisif comme dans certaines épreuves ? Ce serait légèrement plus long, le gagnant étant le premier à marquer 10 points avec une marge de 2.

16 TÊTES DE SÉRIE : Pendant une bonne partie de l’année, il a été question de revenir à 16 têtes de série dans les tournois du Grand Chelem, comme en 2000. On pensait que cela rendrait les duels du premier tour plus compétitifs et intéressants.

Heureusement, cette idée a été abandonnée. Le tennis a besoin de ses meilleurs joueurs dans les derniers tours des grands tournois pour une myriade de raisons (attrait pour les amateurs, cotes d’écoute, etc.) et n’importe quel petit avantage tel qu’avoir 32 têtes de série est une bonne idée.

Il faut se rappeler que lorsque Pete Sampras a remporté les Internationaux des États-Unis (son dernier tournoi du Grand Chelem) en 2002, il était la 17e tête d’affiche. Que ce serait-il passé s’il n’y avait eu que 16 têtes de série ? De même, Roger Federer a conquis les grands honneurs des Internationaux d’Australie en tant que 17e tête d’affiche. Qui sait si ce mémorable triomphe aurait été possible s’il avait fait partie des joueurs négligés ?

LE NOUVEAU NOM DE L’ATP : C’est formidable de voir que l’ATP World Tour a enfin retrouvé ses esprits et reprend son ancien nom ATP Tour (nouveau logo ci-dessus). C’était l’ATP Tour de 1990 à 2001, date à laquelle ils l’ont renommé simplement ATP, puis ATP Word Tour en 2011. L’ATP World Tour est une organisation représentant des joueurs du monde entier et « World » est un mot anglais qui déconcerte certains non-anglophones. Lorsque c’est devenu ATP World Tour, un journaliste d’un pays de langue latine s’est plaint du mot « word », disant qu’il y avait trop de consonnes (pas assez de voyelles). Il est fort peu probable que les responsables de l’ATP aient tenu compte de cela lorsqu’ils ont adopté le nom ATP World Tour il y a huit ans.

Maintenant, tout ce dont nous avons besoin, c’est que la WTA ajoute « Tour » à son nom pour avoir une certaine harmonie dans la nomenclature internationale du tennis.

SHORTS APPROPRIÉS : Applaudissons les shorts de tennis (Stefanos Tsitsipas ci-dessus) qui ont tendance à redevenir courts (short). Plusieurs joueurs se sont éloignés des shorts amples qui s’enroulent sous les genoux. Pour les aficionados du physique masculin — les cuisses sont de retour en vogue. Et faut-il ajouter que l’ajustement plus serré expose aussi davantage les muscles du fessier des joueurs ?

VLOGS PRÉFÉRÉS — ÉTÉ 2018

Le samedi soir avant le début de Wimbledon, nous nous sommes entretenus avec Vasek et son père Milos, Nick de Channel 7 (Australie), Patrick McEnroe, Jean-Julien Rojer ainsi qu’avec les journalistes de tennis Akatsuki Uchida Kobayashi, du Japon, et l’Italien Ubaldo Scanagatta — avec des apparitions de Matt Cronin et Kamakshi Tandon. Regardez ici :