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Tebbutt : Trudel – en chiffres

09 Déc 2019
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Stéphane Trudel est un infographiste et statisticien né, élevé et vivant à Montréal, qui couvre les tournois du Circuit Masters 1000 de l’ATP pour la firme de technologie Deltatre, qui est sous contrat avec ATP Media.

Diplômé du Ryerson Polytechnical Institute (aujourd’hui l’Université Ryerson) à Toronto, Trudel a fait un stage de tournage vidéo aux Internationaux du Canada de 1996 (l’Omnium du Marier à l’époque), à Toronto, à titre de cameraman ENG pour Tennis Canada. Il avait également travaillé au tournoi de Montréal cet été-là et se souvient d’avoir été récompensé pour ses longues heures et ses efforts inlassables par un chèque de 867,11 $.

Il a continué à travailler aux tournois chaque été et a reçu, en 2000, une offre de la société américaine IDS, qui faisait les statistiques, le radar, le tableau d’affichage, etc. pour les tournois. Ils voulaient l’embaucher non pas comme cameraman, mais comme infographiste et statisticien. Quand on lui a dit qu’il travaillerait partout sur la planète, il a simplement répondu : « Pourquoi pas ? ». Les années ont passé et 20 ans plus tard, il est toujours dans le métier aux plus hauts niveaux des tournois internationaux de tennis.

Voici notre conversation :

QUAND TU FAIS DES STATISTIQUES, QUE DOIS-TU REGARDER ET PEUX-TU LES FAIRE TOI-MÊME ?

ST : Pour le graphisme, il y a un statisticien qui est assis à côté de moi et qui est responsable de la saisie des données — évidemment, je suis attentif. Je regarde chaque point disputé. Quand on fait les statistiques, il y a cinq questions auxquelles on doit répondre pour chaque point : la première concerne le service — est-il bon ou à l’extérieur ? La deuxième est qui a gagné le point — le joueur A ou le joueur B ? La troisième est comment le point a-t-il été gagné — était-ce grâce à un coup gagnant ou une faute et, s’il s’agissait d’une faute, était-ce une faute directe ou une faute provoquée ? La quatrième question est de savoir qui a touché à la balle en dernier et si c’était un coup droit ou un revers. La cinquième et dernière question concerne la position des joueurs sur le terrain. Étaient-ils tous les deux en fond de terrain, y en avait-il un au filet, était-ce un amorti ? — des trucs comme ça.

C’est ce qu’on regarde pour chaque point. Ensuite, pendant le match, je peux rechercher certaines tendances. Par exemple, je peux constater que les joueurs, au service, ont remporté 19 points consécutifs, quelque chose comme ça. C’est de l’information que je peux refiler aux commentateurs. Les commentateurs regardent le match et donnent leurs propres statistiques, mais j’ai un œil différent et je peux leur fournir des informations supplémentaires.

TU AS MAINTENANT QUELQU’UN À CÔTÉ DE TOI POUR LES STATISTIQUES ET TU COORDONNES LE TOUT, EN QUELQUE SORTE. QUAND TU AS COMMENCÉ DANS LE MÉTIER, ÉTAIT-CE LA MÊME CHOSE OU ÉTAIS-TU SEUL ?

ST : À l’époque, j’étais seul — on était alors installé sur le côté du terrain, mais maintenant on fait ça dans le camion. Si on regarde des images du Circuit Masters de 2001, on peut me voir, ou un autre statisticien, dans une loge tout près du tennis. C’était agréable.

ÉTAIT-CE MIEUX D’ÊTRE TOUT PRÈS DU TERRAIN OU PRÉFÈRES-TU REGARDER UN ÉCRAN ?

ST : Quand tu es près du terrain, tu as une meilleure idée de la vitesse de la balle, ce qui est plus difficile quand tu regardes un écran. Mais l’environnement est plus contrôlé dans le camion. Je pense que c’est plus avantageux d’être dans le camion.

COMMENT A CHANGÉ LA FAÇON DE FAIRE LES STATISTIQUES, PEUT-ÊTRE À CAUSE D’AMÉLIORATIONS TECHNIQUES, DEPUIS TES DÉBUTS ?

ST : (Trudel ici sur son lieu de travail) Cela n’a pas beaucoup changé. Je pense que nous sommes devenus plus cohérents avec nos statistiques parce que les gens qui font les statistiques pour nous sont très passionnés par le sport et ils reviennent année après année. Par exemple, les trois statisticiens qui travaillent pour nous à Rome font ça depuis 15 ans. Et ce sont des personnes qui ont des emplois réguliers à plein temps qui prennent une semaine de congé pour venir travailler avec nous parce qu’elles aiment ça. Il faut aimer ça, parce que les journées sont assez longues — on sait quand le tennis commence, mais on ne sait jamais quand ça se termine. Quand tu as cinq ou six matchs par jour et que ces cinq ou six matchs se terminent en trois manches, tu peux parfois finir ta journée au petit matin.

ALORS À CHAQUE ENDROIT OÙ VOUS ALLEZ VOUS EMBAUCHEZ DES GENS DE LA PLACE POUR FAIRE LES STATISTIQUES ?

ST : Oui. On leur donne évidemment une formation de quelques jours. Puis ce sont les mêmes personnes qui reviennent chaque année (aux neuf tournois du Circuit Masters 1000 et aux Finales de l’ATP à Londres).

EST-CE DIFFICILE DE DÉTERMINER LES COUPS GAGNANTS ET LES FAUTES ?

ST : Les coups gagnants sont assez faciles à déterminer — c’est évidemment lorsque l’adversaire ne touche pas à la balle avec sa raquette. Pour ce qui est des fautes provoquées et directes, c’est un peu plus subjectif ; tu as 10 personnes qui regardent le match de tennis et tu auras 10 séries de nombres différents qui seront assez similaires. On a le premier niveau de statistiques qui seront fidèles — aces, doubles fautes, pourcentage de premiers services, points gagnés au premier service, points gagnés au deuxième service, etc. Peu importe qui regarde le match, ces chiffres seront identiques. Le deuxième niveau de statistiques comprend les coups gagnants, les fautes directes, les points gagnés au filet, etc. On verra parfois des divergences parce que c’est un jugement humain, mais nous avons établi des critères quant à ce que nous considérons comme une faute provoquée ou directe. Les statisticiens et moi, nous jouons tous au tennis – pas à un très bon niveau, mais nous jouons – nous comprenons donc ce que ça prend pour disputer un point ou un match. Par exemple, plus l’échange est long, plus nous serons indulgents face aux fautes provoquées ou directes.

Photo : TennisTV.com

COMMENT DÉTERMINER CE QU’EST UN SERVICE GAGNANT ?

ST : Quand le joueur sert et que le relanceur frappe la balle et qu’elle rebondit vers le filet, pour nous, c’est une faute provoquée en retour. Nous considérons un service gagnant lorsque le service est bon et que le joueur y touche avec sa raquette, mais que la balle continue d’aller vers l’arrière ou qu’elle s’envole dans la foule, quand le relanceur n’a aucun contrôle sur le retour. Cependant, quand le relanceur frappe la balle et que la balle se dirige vers l’avant, c’est une faute provoquée du coup droit ou du revers.

BEAUCOUP DE TOURNOIS N’INDIQUENT PAS LES SERVICES GAGNANTS SUR LES PAGES PRINCIPALES DES STATISTIQUES.

ST : Si tu regardes les statistiques d’une manche ou d’un match — nous avons trois pages de statistiques et la deuxième est celle de Hawk-Eye. À la page un, il y a les coups gagnants et les fautes — coup droit, revers et service. Par exemple, s’il y a 18 services gagnants, mais qu’à la page trois, c’est indiqué 10 aces, cela veut dire qu’il y a eu 10 aces et 8 services gagnants.

EST-CE QUE CE TRAVAIL EXIGE BEAUCOUP DE CONCENTRATION DURANT UN MATCH ?

ST : Il faut analyser chaque point disputé, il faut donc être concentré. Il faut regarder chaque point et le disséquer. Le tennis peut durer longtemps, par exemple, quand j’étais à Paris-Bercy et qu’il y avait six matchs par jour. Les matchs commencent à 11 h et je les fais tous, même si nous avons des pauses pour aller à la toilette et pour manger. Il y a de 8 à 10 minutes entre les matchs. Nous avons des superviseurs très qualifiés qui peuvent occuper tous les postes. Ils peuvent nous remplacer pour les graphiques et les statistiques.

QUELLE EST LA PLUS GROSSE ERREUR QUE TU AS COMMISE ?

ST : Celle dont je me souviens le plus, c’était en 2002, pendant la finale à Monte-Carlo. C’était entre (Juan Carlos) Ferrero et (Carlos) Moya. Juan Carlos a remporté la finale et à la fin du match, pendant les allocutions, tu mets du texte pour décrire le joueur… donc « Juan Carlos Ferrero champion 2002 de Monte-Carlo ». Mais j’ai commis une erreur — j’avais préparé un texte qui disait « Carlos Moya champion 2002 de Monte-Carlo ». Il était le finaliste. Et c’est apparu à l’écran pendant un petit moment. Je n’étais vraiment pas fier de moi. Mais j’apprends de mes erreurs. Tout le monde fait des erreurs. Ce qu’on m’a dit quand j’ai commencé à travailler dans ce domaine – et je ne l’ai toujours pas oublié – c’est que l’erreur est humaine, mais qu’il faut apprendre de ses erreurs et ne commettre la même erreur qu’une seule fois.

Depuis, je n’ai jamais mis le texte du champion sur la mauvaise personne. Mais c’était assez gênant.

SELON TOI, QUELLE EST LA STATISTIQUE LA PLUS IMPORTANTE POUR DÉTERMINER QUI GAGNE ET QUI PERD ? Y EN A-T-IL UNE DE PLUS CRUCIALE ?

ST : La clé, c’est l’importance du point — quand tu gagnes ce point. J’ai vu des matchs où un joueur a 50 coups gagnants et 30 fautes directes, mais qu’il a perdu le match parce qu’il n’a réussi aucune de ses balles de bris. La statistique la plus cruciale, peu importe le reste, est le nombre de balles de bris réussies. Tu peux servir à 83 pour cent et gagner 92 pour cent de tes premières balles de service, mais si tu es zéro en quatre sur tes balles de bris, c’est difficile de gagner à moins d’aller au jeu décisif et c’est 7-6, 7-6.

Après, il y a les points gagnés sur les deuxièmes balles de service. L’adage dit : « Tu es seulement aussi bon que ton deuxième service », tu dois donc défendre ce deuxième service. Mais de toute évidence, la clé, c’est les balles de bris.

COMMENT T’ES-TU AMÉLIORÉ DEPUIS TES DÉBUTS ?

ST : Je crois que je me suis amélioré parce que j’aime vraiment plus le sport et que je me suis plus investi dedans. En commençant à jouer à mes débuts dans le métier, j’ai appris à apprécier les difficultés de certains coups. Puis j’ai commencé à faire plus de recherche, des recherches historiques sur les joueurs, et cela m’a aidé. Il y a aussi le fait que je suis entouré par des gens qui aiment beaucoup de sport eux aussi. On s’améliore toujours, que l’on fasse du sport ou qu’on apprenne une langue ou autre, quand on est avec quelqu’un qui est à un niveau supérieur. J’ai donc la chance d’être entouré par des gens très passionnés.

Photo : TennisTV.com

TU ES DOUÉ POUR OBTENIR DES STATISTIQUES PLUTÔT INUSITÉES — TU TROUVES UN ANGLE AUQUEL PERSONNE D’AUTRE N’A PENSÉ. QU’EST-CE QUI SE PASSE DANS TON CERVEAU ?

ST : La culture nord-américaine est très forte sur les statistiques, donc étant Nord-Américain, Canadien, j’ai toujours été entouré de statistiques — les statistiques du football américain, du hockey. Une situation survient et je me mets à poser des questions. Elles sont parfois détaillées et un peu obscures. Par exemple, à propos du pourcentage de premier service de Federer en 2019 — quand son pourcentage était de 68 % ou mieux, il a enregistré 18 victoires et 3 défaites. Ces trois défaites sont toutes survenues aux mains de Dominic Thiem — finale d’Indian Wells (70 %), quart de finale de Madrid (72 %) et Finales de l’ATP à Londres (69 %).

Quand le match commence et que tu entres dans l’action, c’est à ce moment-là que les idées commencent à surgir. Après avoir fait ça durant un certain temps, il y a certaines statistiques que tu recherches.

EST-CE QUE TU REÇOIS DES COMMENTAIRES DES JOUEURS SUR LES STATISTIQUES ?

ST : Non, pas vraiment — on n’interagit pas vraiment avec les joueurs. Mais j’ai une anecdote qui date de mes débuts en 2001. Vous vous souvenez de Marat Safin, le grand Russe – il était venu nous voir, pas moi directement, mais notre groupe, et il posait des questions sur son premier service parce qu’il les bombardait à 230 km/h, mais ses points au premier service n’étaient pas les meilleurs. Il nous demandait donc ce qu’il devait faire et nous lui avons parlé du placement de ses services. Alors il a réduit sa vitesse — passant de 230 km/h à 210 km/h —, mais il le plaçait beaucoup mieux – plus dans les coins et il a ainsi augmenté le nombre de ses points gagnés sur sa première balle. Mais c’est la seule fois qu’un joueur est venu nous voir.

TU TRAVAILLES ÉGALEMENT À ROLAND-GARROS. COMMENT TROUVES-TU CELA ET EST-CE TRÈS DIFFÉRENT POUR TOI ?

ST : À Roland-Garros, je travaille avec Hawk-Eye. Bien que ce ne soit pas officiel sur la terre battue, Hawk-Eye fournit des analyses pour la télévision. France Télévision est le diffuseur local et je travaille avec Hawk-Eye pour eux parce que ma langue maternelle est le français, je peux donc ainsi communiquer avec eux.

C’est très intéressant — j’ai même eu la chance d’être en onde. Si vous êtes à Roland-Garros et que vous regardez la télédiffusion française et entendez une voix québécoise, c’est moi. Cela a commencé lorsque je donnais des informations au commentateur principal Lionel Chamoulaud, qui est maintenant à la retraire. Je lui donnais des statistiques dans l’oreille et il les répétait à l’antenne. Un jour, il y a eu une longue interruption à cause de la pluie et il est venu me trouver et m’a dit : « Je vais aller voir la production et leur demander s’ils peuvent t’apporter un micro. Tu me donnes les statistiques et je ne fais que les répéter. Toi, tu les vis et tu sais de quoi tu parles ». Le lendemain, un technicien m’a apporté un microphone et quand j’avais une statistique, je le disais à l’oreille du commentateur. Alors il disait quelque chose comme « Rafael Nadal a une très bonne fiche quand il affronte un Français et une excellente fiche quand il se mesure à un joueur en particulier. Voici notre ami Stéphane pour nous donner plus de détails » et je disais quelque chose comme « Merci, Lionel, Rafael Nadal possède une fiche de 91 victoires et 13 défaites contre des adversaires français et son rival préféré est Richard Gasquet. Rafa a une fiche parfaite de 16 gains contre Richard et il a même remporté les 28 dernières manches qu’ils ont disputées. La dernière fois qu’un Français a gagné une manche contre Nadal était en 2008, en quart de finale à Toronto – 14-12 au jeu décisif de la première manche ! »

QUELLE EST TA RELATION AVEC LES GENS DE HAWK-EYE DANS LE CADRE DE TON EMPLOI ?

ST : Nous communiquons ensemble pendant les matchs. J’ai des données de Hawk-Eye à ma disposition et parfois ils vont me dire « Garde un œil là-dessus ». Et je vais mettre ça sur le ScoreBug (graphique dans le coin inférieur gauche de l’écran), parce que c’est là que je publie les statistiques. C’est comme ça que nous interagissons, ou pendant les matchs, nous pouvons communiquer pour leur dire ce qu’il faut surveiller. Par exemple, il y a parfois un service et nous ne sommes pas sûrs si c’est un ace ou un service gagnant et nous leur demandons s’ils ont enregistré ça comme un ace.

QU’ARRIVE-T-IL SI C’EST APPELÉ UN ACE ET QU’ILS S’APERÇOIVENT QUE LE SERVICE ÉTAIT À L’EXTÉRIEUR ?

ST : Nous allons avec la décision de l’arbitre de chaise, c’est la décision officielle.

EST-CE QUE TU ENCOURAGES BEAUCOUP PENDANT UN MATCH ? S’IL EST 3 H, TU DOIS BIEN ENCOURAGER UN DES JOUEURS POUR QU’IL TERMINE LE MATCH, NON ?

ST : (Trudel, ici avec un Stefanos Tsitsipas en carton) Notre règle d’or est que celui qui gagne la première manche est mieux de gagner la deuxième. Normalement, nous encourageons le joueur qui a remporté la première manche. Les journées sont longues — les matchs sont longs. Nous avons nos favoris, mais nous ne voulons pas retourner à la maison trop tard. Mais peu importe qui j’encourage, cela n’influencera pas l’issue du match.

En fin de compte, s’il y a un match intéressant et qu’il se joue en trois manches, c’est ce que j’aime. J’adore les matchs qui vont à la limite de la troisième manche et que c’est 5-5. C’est là que tu ressens la pression et les moments intenses. Ces matchs-là sont géniaux.

QUE REMARQUES-TU DANS LES STATISTIQUES DES AUTRES SPORTS ?

ST : Je ne regarde pas beaucoup le baseball, mais j’ai vu le film L’art de gagner (Moneyball) qui portait sur la façon de prendre les joueurs et de regarder leurs statistiques pour former une équipe. Les statistiques du hockey sont assez simples, mais ça me donne parfois des idées. Par exemple, je suis Stan Nieradka sur Twitter, c’est un recherchiste de Sportsnet. Il a de très bonnes idées que je vais essayer de transposer au tennis. Stan pourrait dire quelque chose comme « tel ou tel joueur n’a marqué qu’un seul but à domicile au cours des 30 derniers matchs, mais sur la route, il en a compté 17 au cours des 30 derniers matchs ». Je vais donc essayer de trouver quelques statistiques sur les continents — Djokovic a une formidable fiche en Asie. Stan Nieradka m’a donné une idée : « Pourquoi ne pas regarder les victoires par zone géographique ? ».

Par exemple, quand Jo-Wilfried Tsonga perd la première manche d’une deux de trois à l’extérieur de la France, il a 42 victoires et 109 défaites (27,8 %) — en France, il a 23 gains et 19 revers (54,8 %).

En passant, le tournoi préféré de Trudel est Monte-Carlo — en partie parce qu’il s’agit d’une magnifique épreuve dans un site enchanteur, et en partie parce qu’il n’y a pas de matchs en soirée au Monte-Carlo Country Club — seulement quatre matchs par jour.

FAITS SAILLANTS DU CIRCUIT CHALLENGER EN 2019

Voici quelques superbes points qui ont été produits sur le Circuit Challenger en 2019 — quelques-uns mettent en vedette Vasek Pospisil.

(Photo en vedette : TennisTV.com)