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Malgré la pression, Félix gagne dans le calme et Milos sur une jambe

03 Juil 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Dans le sport, l’expression qui veut que les pointages ne veuillent souvent rien ou si peu dire a trouvé son sens mercredi chez les Canadiens à Wimbledon alors que Félix Auger-Aliassime et Milos Raonic ont gagné d’une façon différente au deuxième tour.

Si Félix, 19e tête de série que l’on surnomme le « New Kid On The Block », a prévalu dans le calme en des comptes de 6-3, 4-6, 6-4 et 6-2 face au Français Corentin Moutet, 84e mondial, Milos, 15e tête d’affiche, a eu le dessus 7-6(1), 7-5 et 7-6(4) sur le Néerlandais Robin Haase (76e), grâce à 32 aces, en… grimaçant.

Au changement de côté à 4-5 de la troisième manche, Milos a redemandé l’assistance médicale sur le terrain.

On connaît le bombardier de Thornhill, en Ontario. Il est fragile du haut de ses 6’5 ».

Cette fois, le problème ne provenait pas du dos, mais du bas de sa jambe gauche. Pour servir à la vitesse grand V comme il le fait, il faut un point d’appui très solide.

Photo : Mauricio Paiz

Milos a terminé le travail en s’emparant même d’une avance 5-2 au jeu décisif du troisième acte, ce qui contribue à alléger le mal sur le moment, mais sans présumer de rien, il marchait quand même carré après le traitement.

« Il s’agit du mollet (élongation). Ça va mieux. On verra maintenant au réveil demain matin (jeudi) », a déclaré Milos, en espérant que le quart de finaliste ou mieux quatre fois depuis cinq ans sur le gazon anglais (incluant sa finale de 2016) ne casse pas de partout, surtout qu’il va bien, car il n’a pas encore échappé une manche.

FÉLIX ET LA PRESSION

« Dans l’ensemble de mon jeu, le calme est ce que je considère avoir le plus amélioré », aime bien mentionner Félix.

Il en a fait la démonstration deux fois plutôt qu’une contre Moutet.

Bien que Félix l’ait battu au Challenge de Lyon l’an passé, le cousin issu des qualifications était transporté par une confiance gonflée après son triomphe 48 heures plus tôt contre l’ex-numéro trois Grigor Dimitrov.

Photo : Mauricio Paiz

Félix a remporté le premier acte en effaçant quatre balles de bris à ses deux présences au service. Il est encore resté de glace après la deuxième manche qu’il a échappée pour revenir plus fort en brisant Moutet en début de troisième et de quatrième manche contre un vis-à-vis tenace qui retournait tout ou presque, ce qui explique le marathon d’une durée de 3 h 2.

Un aspect à travailler est le service avec une note de 63 % sur les premières mises en jeu réussies, mais celui qui compte est que Félix a essuyé douze des quatorze balles de bris qu’il a données à Moutet, ce qui montre que oui, il est capable de conserver son sang-froid sous la pression.

PAS DE MONFILS NI DE WAWRINKA POUR LA SUITE 

Les deux seuls Canadiens survivants profitent d’une généreuse ouverture au tableau en prévision de la suite immédiate compte tenu des blessures et encore davantage des surprises qui ne cessent de survenir.

Au retour en action vendredi, Milos affrontera Reilly Opelka, 63e, qui a renversé Stan Wawrinka, triple champion de Grands Chelems. Que Wimbledon sorte ses casques pour les chasseurs de balles ! À 6’11 », le géant américain est un très redoutable serveur, ce qui fera de très courts échanges pour aider Milos dans sa condition.

En dépit du désistement de Gaël Monfils, Félix reste incrusté dans la filière française. Son prochain opposant sera Ugo Humbert, 66e.

Dommage pour le spectacle, Monfils et Félix étant deux surdoués très athlétiques, mais il demeurera néanmoins intéressant de voir Humbert qui a des amis ici ayant poli son tennis dans les tournois Futures et Challengers au Québec aussi récemment que l’an dernier.

Une autre victoire et ce sera Félix contre le numéro un et champion en titre Novak Djokovic ou entre le tennis d’aujourd’hui et celui de l’avenir.

JOURNÉE PARFAITE

Photo : Mauricio Paiz

Après la déception des éliminations d’Eugenie Bouchard, de Denis Shapovalov et de Brayden Schnur mardi, le tennis canadien a rebondi de très belle façon mercredi en enregistrant quatre victoires, si on ajoute celles de Gabriela Dabrowski et de Vasek Pospisil en double.