Alexis Galarneau wins the point

Photo: NC State Athletics

Après plus de cinq années passées au sein du programme de tennis de l’université North Carolina State, Alexis Galarneau se dit maintenant prêt à se mesurer aux meilleurs joueurs du monde. Le Lavallois d’origine, qui avait initialement envisagé de lancer sa carrière professionnelle en 2020, était finalement retourné en Caroline du Nord pour une ultime saison en raison de la pandémie.

« Jouer dans la NCAA, c’est une expérience unique. Le fait de jouer du tennis par équipe, de représenter tes coéquipiers, tes entraîneurs et ton université, c’est vraiment motivant. J’ai eu cinq belles années ici qui m’ont vraiment aidé dans mon développement et je profite pleinement de mes derniers moments. Je suis toutefois bien excité de faire le saut chez les professionnels et de continuer à progresser », souligne celui qui a célébré son 22e anniversaire le 2 mars dernier.

En marge de sa cinquième saison, le représentant du Wolfpack a d’ailleurs connu un certain succès. À son retour à la compétition en novembre 2020, après huit mois sans tournois, Alexis a remporté un premier titre professionnel à l’occasion du tournoi ITF de Fayetteville, en Arkansas. En finale, il avait vaincu l’Équatorien Roberto Quiroz en deux manches expéditives de 6-2 et 6-1.

Alexis is ready
Photo: NC State Athletics

« C’était vraiment excitant de pouvoir concourir après une aussi longue attente. J’avais une bonne attitude en arrivant en Arkansas et je croyais en mes chances », ajoute le Québécois. « J’étais vraiment content de gagner, non seulement pour moi, mais aussi pour mon entourage, comme mes parents et coéquipiers, qui me soutiennent au quotidien. Ça m’a donné plus de confiance pour la suite. »

-Alexis Galarneau

Ce succès, il l’attribue également à son équipe d’entraîneurs. Il identifie même l’arrivée des entraîneurs Kyle Spencer (entraîneur en chef) et Cris James (adjoint et coordonnateur du recrutement) à la tête du programme de tennis comme le moment marquant de son parcours dans la NCAA.

« Quand Kyle et Cris sont arrivés, ça a changé beaucoup de choses pour moi. Ils ont implanté les meilleures conditions pour me permettre de performer alors que c’est facile d’être distrait avec tout ce qui se passe sur un campus. Ils ont cru en moi et m’ont rappelé continuellement que je pouvais être un bon joueur professionnel. »

La NCAA : un parcours à considérer pour les athlètes canadiens

Alors que quelques joueurs et joueuses font le saut directement des juniors au circuit professionnel, Alexis est d’avis qu’évoluer dans la NCAA a été une étape importante de son développement et que cela demeure une excellente option pour les athlètes canadiens qui, comme lui, veulent continuer à jouer.

« La transition du niveau junior à professionnel est très rude et il faut être exceptionnel pour faire le saut directement. En intégrant le circuit universitaire, on peut mieux se préparer et travailler plusieurs aspects de son jeu durant des périodes fixes, ce qui n’est pas possible chez les pros. En plus, on peut jouer contre les meilleurs joueurs juniors. »

En plus du calibre relevé, Alexis croit également que le format par équipe est une expérience vraiment motivante, non seulement en raison de l’ambiance qui règne dans les matchs, mais entre autres pour des considérations techniques.

NC State maintains a high team spirit.
Photo: NC State Athletics

« Personnellement, je performe encore mieux quand je joue pour plus que moi-même. J’aime avoir des enjeux et c’est souvent plus facile d’en trouver en équipe, car tes coéquipiers comptent sur toi. En plus, avec la présence du public et des gens de ton université, il y a pas mal d’ambiance. Cela aide aussi au niveau mental, car tu apprends à rester concentré. Au début, je portais trop attention aux performances des joueurs de mon équipe et c’était un défi de me ramener à mon jeu. Maintenant, j’ai trouvé un bon équilibre. »

Le Québécois remarque toutefois que les avantages d’un cheminement dans la NCAA ne se limitent pas qu’aux éléments spécifiques au tennis. Entre autres, les universités américaines permettent à bon nombre d’athlètes de profiter à moindres coûts d’installations de pointe et de multiples services auxquels ils n’auraient normalement pas facilement accès chez les professionnels (nutrition, traitement, entraînement spécialisé, etc.). De plus, elles offrent aux joueurs la chance d’acquérir quelque chose d’inestimable : un diplôme.

« Pour ma famille et moi, c’était important d’avoir un baccalauréat avant d’aller chez les pros. Cela enlève une pression et te donne un plan B en cas de problème. Comme personne, je dirais même que j’ai appris beaucoup de l’école. Apprendre à m’organiser avec mes différents travaux m’a fait gagner en maturité », ajoute celui qui a un baccalauréat en finances et qui a entamé un deuxième diplôme en gestion du sport.

Prochaines étapes

À cause de la pandémie, Alexis ne s’avance pas trop sur ses objectifs à court terme, puisqu’il est difficile de prévoir comment l’année 2021 se déroulera. Toutefois, alors qu’il est actuellement classé 521e mondial, ses plans à long terme sont clairs : intégrer le Top 20 d’ici trois ou quatre ans.

Photo: Sarah-Jäde Champagne

« Quand je vais arriver officiellement sur le circuit de l’ATP, je vais avoir une meilleure idée de mon niveau et de ce que je dois travailler pour m’améliorer. Félix [Auger-Aliassime], qui est un de mes meilleurs amis, me conseille d’ailleurs beaucoup pour ma transition chez les professionnels. Par contre, je crois en mes chances de faire partie des 20 meilleurs joueurs du monde au cours des prochaines années. »

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