Vasek Pospisil double fist pumps and shouts.

Photo : Martin Sidorjak

Au cours de la dernière semaine, l’attention portée sur Équipe Canada présentée par Sobeys était surtout dirigée vers la jeune génération. On peut dire la même chose du tennis canadien dans son ensemble. 

Toutefois, jeudi, dans le cadre du tournoi à la ronde des Finales de la Coupe Davis à Bologne, c’est un vétéran qui a volé la vedette.  

À 33 ans, à la fin d’une saison où il n’a presque pas joué à cause des blessures, Vasek Pospisil a continué de prouver qu’il excelle lorsqu’il représente son pays. 

Environ 16 heures après avoir terminé un match exténuant de double contre l’Italie, Pospisil est retourné sur le terrain jeudi pour évoluer en simple et en double contre la Suède.  

Malgré la rouille et la douleur, le Canadien a fait ce qu’il fait le mieux : trouver le moyen de gagner des matchs de la Coupe Davis.  

« C’était un match important pour le Canada. Un match très important pour la rencontre d’aujourd’hui, a confié Pospisil après sa victoire en deux heures et 28 minutes aux dépens de Leo Borg. Nous nous rapprochons de notre objectif d’accéder aux quarts de finale, mais il reste encore beaucoup de travail à accomplir. »   

Quelques heures après, il s’est remis à la tâche en signant une victoire de double avec Alexis Galarneau

Mais cela n’a pas été de tout repos.   

Pospisil a passé un peu plus de quatre heures et demie sur le terrain jeudi et a parfois semblé au bord de l’épuisement physique. Pourtant, il est resté debout et a continué à se battre.   

Faites connaissance avec les adversaires du Canada à la Coupe Davis - l’Italie, la Suède et le Chili

« Leo a disputé un très bon match. Ensuite, mes jambes m’ont un peu laissé tomber, probablement à cause de l’humidité et du stress, a expliqué Pospisil. Il y a toujours un peu plus d’émotions quand on représente son pays et je pense que cela a un peu drainé mon énergie. Je suis simplement heureux de m’en être aussi bien sorti. » 

Ses efforts pour donner au Canada une avance de 1-0 ont été très appréciés par ses coéquipiers.  

« Vasek a donné le ton avec une magnifique victoire — il a fait face à beaucoup d’adversité, a mentionné Gabriel Diallo, qui a scellé l’issue de la rencontre en remportant le deuxième simple. Il a fait preuve d’une très grande résilience, et cela m’a permis de jouer mon jeu, d’attaquer mon adversaire. »  

L’année 2023 a été difficile pour le vétéran. En raison de blessures, il n’avait disputé que deux matchs du grand circuit et 16 en tout avant de se présenter à la Coupe Davis. Lundi, lors de la conférence de l’équipe, il a admis qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps sur le circuit, et a ensuite parlé de cette victoire contre Borg, son premier gain du grand circuit de la saison.  

« Je n’ai pas disputé beaucoup de matchs cette année. C’est l’un des rares matchs où j’étais en bonne santé. Je crois que c’est aux Internationaux des États-Unis que j’ai joué pour la première fois sans douleur cette année. » 

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Mais aujourd’hui, « je ressens encore un peu de douleur au coude, mais c’est la première fois que je peux jouer un match sans que cela affecte mon corps et mon esprit. 

« Après une longue pause, c’est génial de pouvoir performer à un très bon niveau. »  

Et c’est vraiment ce qu’il a fait.   

Deux victoires en une journée pour aider le Canada à blanchir la Suède et à se rapprocher d’une qualification pour l’étape éliminatoire à Malaga, c’est du Monsieur Coupe Davis tout craché.  

Après les deux duels de simple, le Canada avait la victoire en poche, mais comme chaque match compte au tournoi à la ronde, les Canadiens n’ont pas relevé le pied de la pédale. Depuis l’instauration du nouveau format en 2019, Pospisil possède une fiche de 8 gains et 3 revers en double.  

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Non seulement cela, au cours des deux derniers cycles de la Coupe Davis, il n’a pas perdu un match de double achevé. Pospisil a gagné six des sept affrontements de double auxquels il a pris part, sa seule défaite étant survenue en 2022 lors du tournoi à la ronde contre la Serbie lorsqu’il a dû abandonner (le Canada était déjà qualifié pour les quarts de finale).  

Quatre de ces six victoires de 2022 ont décidé de l’issue de la rencontre. Dans trois d’entre elles, il a dû combler un déficit d’une manche.  

C’est ce qu’on appelle de la détermination.  

Bien sûr, s’il admet que son corps a été le plus grand défi de sa carrière, il n’a rien à reprocher à sa force mentale.  

« J’ai toujours été fort mentalement. Dès mon plus jeune âge, j’ai travaillé très fort. Je crois que j’ai tout ce qu’il faut pour tenir le coup mentalement. »  

Il serait difficile de trouver quelqu’un pour le contredire, surtout quand il s’agit de la Coupe Davis.  

Et c’est en grande partie cette force mentale et cette confiance qui sont à l’origine de ces succès.  

« Je m’attends à gagner. C’est pour cela que je vais sur le terrain. »   

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