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Bianca est de retour en force

13 Août 2019
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Suivre l’ascension de la vedette canadienne et championne de la Coupe Rogers Bianca Andreescu a été fascinant.

À l’été 2015, lorsqu’elle était âgée de 15 ans, elle a remporté les Championnats juniors canadiens 18 ans à l’Ontario Racquet Club, à Mississauga, en Ontario. Cette journée-là, Denis Shapovalov, 16 ans, avait battu Félix Auger-Aliassime, 15 ans, pour le titre chez les garçons.

Dans les années qui ont suivi, Shapovalov et Auger-Aliassime se sont le plus illustrés — Shapovalov a été couronné champion junior de Wimbledon en 2016 et deux mois plus tard, Auger-Aliassime triomphait aux Internationaux juniors des États-Unis.

Des blessures, notamment six mois au rencart en 2016 à cause d’une fracture de stress au pied, puis des maux de dos intermittents en 2017 et 2018 ont ralenti les élans d’Andreescu. Elle a atteint la demi-finale junior en 2016 à Flushing Meadoes et en 2017 à Melbourne — en plus de remporter le titre junior de double des Internationaux d’Australie et de Roland-Garros en 2017 avec Carson Branstine. Shapovalov et Auger-Aliassime avaient quand même une longueur d’avance alors qu’ils occupaient respectivement le 27e et le 109e rang mondial à la fin de 2018, pendant qu’Andreescu était 178e.

Photo : Peter Power/Tennis Canada

Dès le début de 2019, Andreescu, qui a participé à la finale du tournoi de la WTA à Auckland, en Nouvelle-Zélande — éliminant Venus Williams et Caroline Wozniacki en cours de route -, était une joueuse transformée. Après les Internationaux d’Australie, elle a gagné l’épreuve de la WTA à Newport Beach, en Californie, avant de signer le plus important triomphe de sa carrière à l’Open BNP Paribas (catégorie Premier obligatoire), à Indian Wells, en mars.

Logiquement, le problème de coiffe des rotateurs qui l’a mise sur la touche du 25 mars au 6 août — à l’exception d’un match à Roland-Garros en mai — aurait dû la rendre un peu « rouillée » et exiger plus de temps pour se remettre en forme afin de concourir au plus haut niveau. Mais, la semaine dernière, Andreescu est remontée dans le manège du circuit à la Coupe Rogers (catégorie Premier 5) comme si de rien n’était pour devenir la première joueuse canadienne en 50 ans à conquérir les grands honneurs de la Coupe Rogers/Internationaux du Canada. Cet exploit lui a d’ailleurs permis de faire un bond du 27e au 14e échelon mondial. Elle s’est également forgé une place — 8e — à la Course vers Shenzhen (Chine) pour les Finales de la WTA qui réuniront, à la fin du mois d’octobre, les huit meilleures joueuses de la saison. Ce tournoi offre une bourse de 4,75 M$ US à la gagnante invaincue et au moins 690 000 $ US aux demi-finalistes.

Photo : Peter Power/Tennis Canada

La fiche d’Andreescu depuis le début de 2019 est de 38 gains et 4 défaites, pour un pourcentage de victoires de 90,4 — le meilleur sur le circuit de la WTA. La numéro un mondiale Naomi Osaka est à 72,7 pour cent (24-9) et la numéro 2 Ashleigh Barty à 84,7 pour cent (39-7).

Trois des défaites d’Andreescu sont survenues au cours des deux premiers mois de l’année — en finale à Auckland contre Julia Goerges, au deuxième tour des Internationaux d’Australie contre Anastasija Sevastova et au carré d’as à Acapulco contre Sofia Kenin. Son autre revers — face à Anett Kontaveit — a eu lieu à l’Open de Miami lors qu’elle a dû abandonner à 6-1, 2-0 en raison de sa blessure à l’épaule.
Vaincre Elina Svitolina (6e) en demi-finale à Indian Wells, puis Angelique Kerber (8e) lors d’une finale mémorable ont été des exploits remarquables. Toutefois, remporter la Coupe Rogers après avoir
disputé un seul match en 134 jours est incroyable.

C’est difficile à expliquer, sauf que les joueurs de tennis super talentueux, par opposition à ceux dont le talent est moins naturel — par exemple Roger Federer comparativement à Rafael Nadal chez les hommes, ou Serena Williams comparativement à Svitolina chez les femmes — ont tendance à pouvoir se relever plus facilement et à revenir plus rapidement à un haut niveau après une pause grâce à leur talent exceptionnel.

Il ne fait aucun doute que la puissance, la variété des coups et le magnifique maniement de la raquette d’Andreescu la placent dans une classe à part. Su-Wei Hsieh est peut-être semblable, mais la joueuse de 33 ans ne possède pas la puissance de la Canadienne. C’est cette puissance, parfois oubliée, qui permet à Andreescu de mettre en valeur la finesse de son jeu.

Un deuxième facteur de son remarquable retour est sa compétitivité. Il ne fait aucun doute que cela lui a permis d’éliminer Kiki Bertens (5e) au troisième tour et Karolina Pliskova (3e) en quart de finale de la Coupe Rogers. Les joueuses étaient à 4-4 dans la manche décisive de ces deux duels, et Andreescu a réussi à tirer son épingle du jeu chaque fois.

Comme c’est souvent le cas dans les grands succès d’un athlète, la chance était aussi au rendez-vous.

Quand elle était plus jeune, Andreescu a assisté à la Coupe Rogers. Elle s’est souvenue d’une expérience particulière après avoir battu Pliskova, vendredi. « Je me souviens très bien lorsque Belinda (Bencic) a battu Serena (2015). Je me souviens m’être dit “je veux être comme ça” parce que c’était un exploit incroyable. Je crois qu’elle avait 18 ou 19 ans. »

Devinez avec qui Andreescu s’est entraînée sur le Court central du Centre Aviva cinq jours avant son duel de premier tour contre Eugenie Bouchard. Avec Bencic, 12e mondiale à 22 ans !
Après sa victoire de 4-6, 6-1 et 6-4 aux dépens de Bouchard, mardi soir, elle mentionnait : « Je pense que tout s’est mis en place à la deuxième manche. J’ai commencé à laisser aller mes coups et cela a beaucoup aidé. »

Après avoir eu raison de Bertens 6-1, 6-7(7) et 6-4 au troisième tour, Andreescu a commenté, à propos de ses victoires en trois manches : « dans ces moments-là, je me laisse aller, parce que sais que c’est là que je dispute mon meilleur tennis. »

La victoire aux dépens de la Néerlandaise de 27 ans a peut-être été le moment décisif de son parcours vers le titre. « C’est une sacrée bonne performance que je réalise en ce moment. Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Je suis simplement très heureuse d’être de retour sur le terrain. »

« Je ne peux pas me plaindre. Alors peut-être que si je n’ai aucune attente, tout se passera bien. »

Et tout allait bien, car elle a éliminé Pliskova et Kenin avant cette finale décevante où Serena Williams a dû abandonner à cause de spasmes au dos.

Photo : Ron Turenne/Tennis Canada

En plus d’un talent d’exception, Andreescu a un côté humain qui était évident dans la compassion dont elle a fait preuve à l’égard de Williams à la fin du match.

Sa personnalité est naturellement extravertie et enjouée. Par exemple, elle a participé à un échange d’après-match lors de la rencontre de la Fed Cup aux Pays-Bas, en février. Elle avait alors remporté ses deux matchs de simple dans la victoire du Canada.

Voici comment cela avait été rapporté dans ce blogue :

Dans le site Web de la Fed Cup, il est écrit que l’entraîneur d’Andreescu est la Française Nathalie Tauziat — une association terminée depuis un certain temps. Lorsqu’un journaliste néerlandais lui a demandé qui était son entraîneur actuel, cela l’a amenée à s’amuser avec Wikipédia.

« Nous avons cessé de travailler ensemble il y a un an », a mentionné Andreescu à propos de Tauziat, qui accompagnait l’équipe canadienne en tant qu’entraîneur. « En ce moment, c’est Sylvain Bruneau (de Montréal). Je crois que l’information est la bonne sur Wikipédia. Ils ont enlevé le nom de Nathalie. »

En riant, Andreescu a tout avoué. « En fait, c’est moi qui ai changé ça. C’est tellement facile de modifier l’information dans Wikipédia. Et ma taille aussi – c’était indiqué que je mesurais 5’-5 » alors que je fais 5’-7. »

Une chose qui ne change pas, ce sont ses parents, Maria et Nicu.

Photo by: Peter Power/Tennis Canada

Rares sont les meilleurs joueurs de tennis qui réussissent sans l’aide et les conseils de leurs parents.

Voici ce que l’adolescente de 19 ans, qui est née à Mississauga, a déménagé en Roumanie avant de revenir au Canada à l’âge de 11 ans, a dit en parlant de sa mère et de son père :

« Je suis enfant unique, donc ils ont tout vécu pour la première fois comme moi. On le fait ensemble depuis très longtemps. »

« Depuis que je suis revenue au Canada pour développer mon tennis, nous faisons beaucoup de sacrifices. Mais je n’appelle pas nécessairement cela des sacrifices, car c’est ce que je voulais faire. »

« Nous avons consacré tout ce que nous avions à ce sport. Ce n’était pas facile. Il y a eu des hauts et des bas, comme dans tout. Mais ils m’ont soutenue dans chacune de mes décisions. Ils ont été honnêtes avec moi, même quand je n’avais pas envie de l’entendre. Et tout ce que je peux dire, c’est que tout ce travail acharné, ce dévouement, cette sueur en valent la peine. Rien ne peut battre cette sensation. »
Andreescu rêve grand et a envie de faire mieux. Lors de son passage à CNN via Skype, lundi, on lui a demandé à propos de Williams, 23 fois championne de Grands Chelems et elle a répondu ceci : Je veux être comme elle, ou même meilleure — qui sait ? »

DES NOMS CONNUS À L’OPEN ODLUM BROWN VAN

Photo by: Jared Wickerham/Tennis Canada

L’édition 2019 de l’Open Odlum Brown Van, un Challenger masculin de 108 320 $ et un tournoi féminin de l’ITF de 100 000 $, présente des tableaux relevés auxquels participent plusieurs joueurs bien connus.

Ainsi, chez les hommes, le favori Ricardas Berankis (il a battu Denis Shapovalov à Wimbledon), Steve Johnson (2e), Ernests Gulbis, Evgeny Donskoy, Hyeon Chung, Victor Troicki, Mischa Zverev (a perdu) et Thanasi Kokkinakis sont de la partie.

Parmi les Canadiens se trouvent la troisième tête de série Brayden Schnur, Vasek Pospisil, Peter Polansky, Filip Peliwo, Ben Sigouin, Alexis Galarneau (a perdu) et Liam Draxl (a perdu).
Du côté féminin, le Canada est représenté par Eugenie Bouchard, Leylah Annie Fernandez, Carol Zhao, Carson Branstine et Layne Sleeth.

Bouchard a un premier tour difficile contre Timea Babos. La Hongroise de 26 ans occupe le 125e rang mondial, mais était 25e en 2016. Elle est 3e en double et est entraînée par l’ancien entraîneur de Bouchard, l’Américain Michael Joyce.

Babos possède deux victoires et une défaite face à Bouchard, mais la Canadienne a remporté leur plus récent affrontement 6-4 et 6-2, en octobre dernier, au Luxembourg. La Montréalaise, 114e au classement, est sur une séquence de neuf défaites consécutives depuis le mois de février.

LA PRISE DE NOAH

VIDEO: Joakim Noah’s Dad Catches A Fish Barehanded

 

Yannick Noah, le rock-star français qui est le dernier de son pays à avoir conquis les grands honneurs à Roland-Garros (1983), est maintenant âgé de 59 ans. Voici une vidéo plutôt amusante, mais on se

demande si elle a été mise en scène ou pas — ce poisson est-il vivant?

(Photo : Jared Wickerham)