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Tebbutt : Le retour des gars

24 Sep 2019
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Lorsque Félix Auger-Aliassime, le numéro un canadien, amorcera son parcours jeudi contre Joao Sousa (62e) ou Chung Hyeon (145e) au tournoi du Circuit 250 de l’ATP à Chengdu, en Chine, 30 jours se seront écoulés depuis son dernier tournoi. Sa pause du tennis a été un peu plus longue que prévu après une défaite de 6-1, 6-1 et 6-4 au premier tour de Flushing Meadows contre son compatriote Denis Shapovalov.

Shapovalov sera également en action, mais il sera dans une position un peu plus délicate, car il a dû se rendre de la Coupe Laver, à Genève, en Suisse, à Chengdu — une distance de 8 161 kilomètres qui nécessitait deux vols.

Mercredi, Shapovalov, qui occupe maintenant le 34e rang mondial, affrontera Ricardas Berankis (70e). Il aura alors l’occasion de prendre sa revanche après avoir perdu 7-6(0), 6-4 et 6-3 aux mains du Lituanien au premier tour de Wimbledon. Dans leur seul autre duel, Shapovalov avait eu raison de Berankis 6-3 et 6-4 au tour initial d’Indian Wells en 2018.

Photo : Mauricio Paiz

Troisième Canadien en présence, Vasek Pospisil croisera le fer avec Jordan Thompson (54e). L’Australien était à la Coupe Laver (comme substitut pour Équipe monde) et pourrait aussi ressentir le décalage horaire lorsqu’il se mesurera à Pospisil, mercredi. Pospisil utilise son classement protégé de 73e pour ce tournoi.

Le mois d’octobre se pointant le bout du nez mardi prochain, il ne reste plus que cinq semaines avant la fin de la saison et les Finales NextGen à Milan, les Finales ATP à Londres et les finales de la Coupe Davis à Madrid.

L’objectif des meilleurs joueurs est de se qualifier pour les Finales de l’ATP qui regroupent les huit premiers au classement. Le dernier Canadien à avoir participé à ce prestigieux tournoi est Milos Raonic, qui, en 2016, a atteint la demi-finale avant de s’incliner 5-7, 7-6(5) et 7-6(9) face à Andy Murray après avoir eu une balle de match.

Il est peu probable qu’un Canadien se qualifie cette année, mais voici les classements de la Course vers Londres. En ce moment, Rafael Nadal est le premier et Matteo Berrettini, demi-finaliste des Internationaux des États-Unis, est huitième.

LA COURSE VERS LONDRES

1. Rafael Nadal – 9 225

8. Matteo Berrettini – 2 185

11. David Goffin – 2 080

12. Gaël Monfils – 2 080

16. Félix Auger-Aliassime – 1 591

25. Milos Raonic – 1 305

35. Denis Shapovalov – 1 075

S’il est peu probable qu’Auger-Aliassime, Raonic ou Shapovalov se qualifient, rien n’est impossible, car il reste deux semaines de tournois du Circuit 500 (Pékin/Tokyo et Bâle/Vienne) et deux semaines de Masters 1000 (Shanghai et Paris) offrant beaucoup de points. Quelques bons résultats dans ces tournois peuvent augmenter considérablement les chances d’un joueur. De plus, il se peut que les joueurs n’aient pas besoin d’atteindre la huitième place pour se qualifier, car les blessures peuvent brouiller les cartes pour les Finales de l’ATP. Par exemple, Nadal n’a disputé que deux des cinq derniers championnats de fin de saison.

Voici les tournois auxquels participeront nos meilleurs Canadiens d’ici la fin de la saison 2019 :

Auger-Aliassime Raonic Shapovalov
Chengdu (250) Tokyo (500) Chengdu (250)
Pékin (500) Shanghai (1000) Tokyo (500)
Shanghai (1000) Anvers (250) Shanghai (1000)
Vienne (500) Vienne (500) Stockholm (250)
Paris (1000) Paris (1000) Vienne (500)
Paris (1000)

Auger-Aliassime, 19 ans, et Shapovalov, 20 ans, sont deuxième et quatrième à la Coupe vers Milan (sept joueurs et un laissez-passer pour un Italien) pour les Finales Next Gen (21 ans et moins) qui auront lieu la semaine du 5 novembre. Stefanos Tsitsipas, 21 ans, qui est le champion en titre, est en tête des qualifiés, mais il a de bonnes chances de participer aux Finales de Londres la semaine suivante et ne prendrait possiblement pas part aux Finales Next Gen à nouveau. De plus, il n’y a pas de points de classement attribués à Milan et certains joueurs pourraient faire l’impasse sur ce tournoi à la fin d’une longue saison. Ce qui pourrait être le cas pour Auger-Aliassime et Shapovalov qui représenteront le Canada aux finales de la Coupe Davis la semaine suivante.

Photo : Mauricio Paiz

Bianca Andreescu est la seule Canadienne à participer aux tournois de haut niveau cet automne. Eugenie Bouchard (157e) étant la deuxième Canadienne la mieux classée, la seule façon pour nos filles de prendre part à ces épreuves de la WTA est de se soumettre aux qualifications (à moins d’obtenir un laissez-passer).

On en a beaucoup parlé, mais Andreescu, championne des Internationaux des États-Unis, est sur une séquence victorieuse de 24 matchs – sans compter son forfait à cause d’une blessure à l’épaule au quatrième tour de l’Open de Miami, en mars. Tous ces gains ont été obtenus dans les plus grands tournois – deux Grands Chelems (Flushing Meadows et Roland-Garros), Premier obligatoire (Indian Wells) et Premier 5 (Coupe Rogers).

Andreescu n’a prévu que deux épreuves à son calendrier automnal – le Premier obligatoire de Pékin la semaine prochaine et les Finales de la WTA à Shenzhen, en Chine, à compter du 28 octobre.

Le tableau principal de Pékin comprend 60 joueuses – plus quatre laissez-passer « performance » accordés aux demi-finalistes du tournoi Premier 5 de Wuhan qui se déroule cette semaine. Même si elle occupe le 5e rang mondial, ni Andreescu ni aucune des cinq premières ne recevra une exemption au premier tour à Pékin.

Même si l’affaire n’est pas dans le sac, Andreescu, qui est au quatrième rang de la Course vers Shenzhen avec une avance de 1 112 points sur la huitième Belinda Bencic, devrait faire partie des huit qualifiées pour les Finales de la WTA. Elle est à 749 points de la meneuse Ashleigh Barty dans la course pour la 1re place de fin d’année. Comme il ne lui reste que deux tournois, à moins qu’elle ne demande un laissez-passer pour le tournoi Premier de Moscou la troisième semaine d’octobre, il lui faudrait de remarquables résultats à Pékin et à Shenzhen pour avoir une chance de terminer au premier rang.

Dimanche dernier, Andreescu était à la populaire émission de Radio-Canada Tout le monde en parle avec son entraîneur Sylvain Bruneau. Elle a bien tenté de parler en français, mais presque toute l’entrevue, à l’exception des interventions de Bruneau, s’est déroulée en anglais.

COUPE LAVER

La troisième édition de la Coupe Laver s’est terminée dimanche à Genève alors qu’Équipe Europe battait équipe monde par 13-11 grâce à la victoire de 6-4, 3-6 et [10-4] d’Alexander Zverev aux dépens de Milos Raonic dans le match décisif.

La Coupe Laver s’est rapidement imposée comme une compétition très divertissante, les attractions principales étant Roger Federer et Rafael Nadal.

Il y a eu des aperçus des deux maîtres des temps modernes dans un contexte d’équipe qui étaient à la fois instructifs et irrésistibles pour les amateurs de tennis.

Mais il y a toujours un malaise à l’idée que les joueurs concourent avec tant d’ardeur dans cette épreuve de démonstration alors qu’ils ne semblent pas démontrer autant d’enthousiasme pour les autres épreuves régulières du circuit – et leur engagement en déclin pour une compétition prestigieuse comme la Coupe Davis.

Il y a aussi la question de l’harmonisation récente de la Coupe Laver avec l’ATP Tour. Un des résultats est que les matchs de la Coupe Laver comptent maintenant dans les face-à-face des joueurs. Comme ce n’était pas le cas en 2017 et en 2018, il semble inadmissible que les matchs de ces années-là puissent maintenant être rétroactivement considérés dans les face-à-face. Et cela ne tient pas compte du fait que les duels de la Coupe Laver ne sont pas disputés dans le format régulier (au meilleur de trois ou cinq manches), un super jeu décisif de 10 points tenant lieu de troisième manche.

Les valeurs de production de la Coupe Laver sont de premier ordre, mais il y aura toujours un aspect exagéré tant que la Coupe Davis traditionnelle existe, et avec la Coupe ATP dont la première édition aura lieu en janvier, en Australie. À long terme, il ne semble pas que ces trois compétitions puissent faire partie d’un calendrier de tennis déjà fort bien rempli.

(Photos de l’article : Mauricio Paiz)