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Tebbutt : le toit discret du stade Arthur-Ashe

01 Sep 2015
written by: Tom Tebbutt
written by: Tom Tebbutt

Certaines personnes qui arrivaient à l’édition 2015 des Internationaux des États-Unis s’attendaient au pire après une année de construction pour doter l’immense stade Arthur-Ashe d’un toit.

On s’imaginait que de larges poutres en béton, des contreforts et toutes sortes de structures peu attrayantes seraient le prix à payer pour couvrir l’enceinte de 23 771 places, scène de cinq finales consécutives présentées le lundi en raison de la pluie entre 2008 et 2012.

C’est justement pour cette raison que l’United States Tennis Association a lancé des appels d’offres pour le toit qui, à l’instar de ceux de Wimbledon et des Internationaux d’Australie, assurera que les matchs seront disputés, peu importe les conditions météorologiques à la plus grande satisfaction des réseaux de télévision qui ont investi de gros sous pour obtenir les droits de diffusion.

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La photo ci-dessus montre bien comment une des huit colonnes de soutien a été intégrée à la structure du stade Arthur-Ashe. Le bleu se marie parfaitement bien avec les poutres qui soutenaient déjà la partie supérieure du stade.

Les architectes de la firme Rossetti ont finalement trouvé une solution pour mettre un toit au stade, qui s’enfonce dans des cendres de charbon à un taux d’un demi-pouce par année. Ainsi, la structure même du stade n’est pas utilisée pour soutenir le toit. À la place, huit colonnes ont été fixées à 180 pieds de profondeur pour fournir une solide base.

Une toile translucide faite de fibres de verre tissées traitées au Téflon recouvrira l’ouverture actuelle et sera opérationnelle pour les Internationaux de 2016. En cas de pluie, le toit pourra être fermé en environ cinq minutes.

Installé 15 pieds au-dessus des sièges les plus hauts, le toit ne devrait pas gêner la circulation de l’air.

Dans l’ensemble, ceci est une remarquable réalisation architecturale. Un dirigeant de l’USTA a même fait remarquer que le court central de Wimbledon entrerait dans l’ouverture de 250 pieds sur 250 pieds (62 500 pieds2) du toit du stade Arthur-Ashe.

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Afin d’éviter des ombres gênantes sur le terrain cette année, des toiles ont été placées du côté sud et ouest de la structure.

Durant la période de construction, des Indiens Navajo, comme ceux de leurs frères du Canada qui ont travaillé à la construction des gratte-ciel de New York dans la première moitié du 20e siècle, faisaient partie des intrépides qui ont transporter des poutres des centaines de pieds dans les airs.

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Lorsque le toit sera terminé, Roland-Garros sera le seul des quatre Grands Chelems dont le court central ne sera pas couvert.

Eugenie à côté de Rafa

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En préparation pour son match de deuxième tour mercredi contre la 64e mondiale Polona Hercog, de la Slovénie, Eugenie Bouchard a frappé des balles avec son entraîneur temporaire Marko Dragic sur le court P2. Bien que les estrades derrière son terrain aient été pleines, il y avait une longue file d’attente pour voir Rafael Nadal qui s’entraînait sur le P1, à peine 14 heures après avoir remporté son duel du premier tour face à Borna Coric.

Il n’y a pas eu d’interaction entre les deux terrains pendant que j’y étais, mais, pour de nombreux amateurs, regarder les vedettes à l’entraînement semblait beaucoup plus intéressant que les matchs de joueurs comme Richard Gasquet et Philipp Kohlschreiber qui se déroulaient en même temps sur les courts 4, 5 et 6.

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Après sa victoire en deux manches aux dépens d’Alison Riske, lundi, Bouchard a expliqué pourquoi elle participait au double féminin et au double mixte. « Je veux jouer des matchs. Je m’entraîne trop. »

À ce moment-là, elle ne savait pas encore si elle et Nick Kyrgios allaient être acceptés dans le tableau du double mixte ou s’ils auraient besoin d’un laissez-passer. Ils ont finalement obtenu leur place et affronteront l’Ukrainienne Elina Svitolina et Artem Sitak (45e au classement du double de l’ATP). S’ils franchissent le tour initial, ils pourraient se mesurer à Martina Hingis et à Leander Paes, quatrièmes têtes de série de l’épreuve.

Bouchard fera équipe avec la Russe Elena Vesnina en double féminin. Leurs premières adversaires seront l’Américaine Madison Brengle et l’Allemande Tatjana Maria. Au tour suivant, ce pourrait être les sixièmes têtes d’affiche Raquel Kops-Jones et Abigail Spears, des États-Unis.

Au sujet de son état d’esprit quand elle dispute un match, Bouchard confiait : « Je sais que ce n’est pas bon pour moi si je pense trop au pointage ou à l’issue du match. Je ne veux pas me concentrer sur ça. »

« Je veux être énergique et conserver la même attitude dans la victoire comme dans la défaite. C’est sur ça que je travaille. »

Alors qu’elle est sur le point de disputer son deuxième match – le troisième duel sur le court Grandstand après 11 h – Bouchard ne peut se permettre de prendre qui que ce soit à la légère. Même si elle occupe le 25e rang comparativement au 64e de Hercog, la Slovène de 24 ans possède une fiche de 30-22 cette année alors que celle de Bouchard est de 10-16.

Le match de mercredi – comme tous ses récents affrontements – sera un bon défi pour la Montréalaise de 21 ans.

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Mercredi, Milos Raonic se présentera sur le terrain avec une fiche de 3-3 contre son adversaire Fernando Verdasco – deuxième match sur le Grandstand – précédant Bouchard tout comme il l’avait fait lundi.

Raonic devrait avoir une dose de confiance contre l’Espagnol de 31 ans, car il a remporté leurs trois duels sur le ciment. Verdasco est 3-0 contre le Canadien sur la terre battue.

Ils croiseront toutefois le fer pour la première fois dans un tournoi du Grand Chelem.

Si on regarde la fiche de Verdasco contre les puissants serveurs, il est 3-3 face à Ivo Karlovic, mais a signé deux gains sur le ciment, et 1-1 face à John Isner, encore une victoire sur surface dure.

« Ce ne sera pas un match facile », mentionnait Raonic dont la fiche aux Internationaux des États-Unis est de 10-4. « Il en va de même chaque fois que nous nous affrontons. Je dois mieux jouer. Je sais que je suis capable de trouver les réponses et j’espère réussir à profiter de chaque occasion. »

On se croise les doigts pour que les spasmes au dos qui l’ont empêché de s’entraîner mardi ne refassent pas surface.

Il se pourrait que cela soit le dernier match de Raonic (et de Verdasco) dans le Grandstand. En effet, l’enceinte de 6 106 places sera déplacée et agrandie pour 2016.

Carte postale des Internationaux des États-Unis

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Les spectateurs ont été nombreux au cours des deux premiers jours de la compétition. Comme on le voit sur cette photo prise en face de la fontaine du stade Arthur-Ashe, le tennis attire des gens de tous les âges.