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Enfin une première victoire du Canada contre les États-Unis en 106 ans

20 Nov 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Parlez-moi d’une façon opportune de mettre un terme à une des plus longues disettes non seulement au tennis, mais dans le sport en général, celle-ci remontant à 1913.

Après 106 ans d’attente, le Canada est afin parvenu mardi soir, à Madrid, à freiner sa séquence de 15 défaites contre les États-Unis à la Coupe Davis par Rakuten.

Ce gain de 2-1, 24 heures après le triomphe contre l’Italie, est doublement heureux, car elle assure au Canada de terminer premier du Groupe F et confirme ainsi sa place en quart de finale.

On va s’entendre que les États-Unis n’alignent plus depuis longtemps des Stan Smith, Jimmy Connors, John McEnroe, Andre Agassi ou Andy Roddick, mais la tradition reste elle, comme le montre leur record de 32 coupes.

PARCOURS PARFAIT POUR VASEK

Vasek Pospisil, 150e mondial, continue de s’illustrer dans son rôle de remplaçant de Félix Auger-Aliassime, que le capitaine Frank Dancevic a gardé sur la touche pour une deuxième journée afin que sa cheville soit complètement guérie pour la suite.

Après avoir eu raison du 12e mondial Fabio Fognini la veille, c’est le 36e Reilly Opelka que le vétéran de 29 ans a vaincu 7-6(5) et 7-6(7) malgré les 28 aces de l’Américain dont certains ont atteint 223 km/h.

Avec ses 18e et maintenant 19e victoires sans concéder une manche cette semaine, Vasek surpasse son capitaine Dancevic et Milos Raonic. Impressionnant comme résultat après une opération au dos.

« J’ai des raideurs après les deux matchs d’hier. Je suis un peu vidé, car je n’ai pas dormi avant trois heures la nuit passée, mais devenir plus calme aide », a-t-il admis à Sportsnet au sujet de sa façon de gérer la pression.

SHAPO, SPÉCIALISTE DES JEUX DÉCISIFS

Photo : Martin Sidorjak

Joueur numéro un du Canada à seulement 20 ans en vertu de son 15e rang, Denis Shapovalov ne dérougit pas.

Avec le style spectaculaire qu’on lui connaît, il a suivi Vasek sur le court dans un gain de 7-6(6) et 6-3 face à l’Américain Taylor Fritz, gagnant sans cesse en confiance à mesure que le jeu progressait.

Jusqu’ici, Shapo a disputé quatre jeux décisifs, notamment trois contre Matteo Berrettii lundi, mais il parle peu de lui, même si son deuxième point en autant de jours permet au Canada d’avoir enfin le dessus sur les Américains.

« Ce qui survient est bien sûr formidable, mais le succès est le résultat des efforts d’une équipe entière, y compris celui de la foule venue nous soutenir », a-t-il déclaré.

DES AMÉRICAINS TRÈS DISCRETS

On n’ira pas jusqu’à dire que la salle était silencieuse, car la délégation canadienne se fait beaucoup entendre, mais l’ambiance mardi n’était pas aussi électrique que lors de la rencontre contre les Italiens.

UNE ÉTOILE AU CAPITAINE

Photo : Martin Sidorjak

En raison du manque d’effectif avec Brayden Schnur (dos), Vasek (fatigue) et Félix (repos), la Fédération internationale a accepté la demande de Frank Dancevic de concéder, sans jouer, la victoire du double aux États-Unis.

Dancevic mérite une étoile pour avoir convaincu les autorités parce que cette décision pourrait avoir une incidence sur les deux meilleurs deuxièmes.

LA SUITE…

C’est congé de match mercredi pour Équipe Canada. On attend le vainqueur entre l’Australie et la Belgique pour connaître l’identité des adversaires des quarts de finale.

RETOUR DANS L’HISTOIRE

Dans les annales des confrontations Canada–États-Unis qui ont commencé en 1913, aucune ville et aucun club n’a reçu plus souvent la Coupe que Montréal sur les courts du Mount Royal. Ils étaient alors en gazon.

Des matchs y ont été disputés en 1929, 1931, 1933, 1951, 1952 et 1953 et 1965. En 1960, c’est le club des Employés civils qui recevait la visite à Québec.

Marcel Rainville, Henri Rochon, Robert Bédard, Braden Macken, François Godbout et Rolland Godin ont tous fait partie, à un moment ou à une autre, de l’équipe canadienne.

Chez les Américains, il y a eu le légendaire Arthur Ashe.

Si le Canada n’avait pas affronté les États-Unis depuis 1965, c’est parce que la formule a changé, notamment avec la formation d’un groupe mondial où les Américains ont tout de suite accédé alors que le Canada est longtemps resté au niveau des qualifications de la zone avec les pays de l’Amérique du Sud.