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Les acteurs dans l’ombre – Le retour de Daniel Nestor au sein de l’équipe canadienne de la Coupe Davis BMW

17 Nov 2019
written by: Tennis Canada
written by: Tennis Canada

On a souvent l’impression qu’une équipe de la Coupe Davis est constituée de quatre ou cinq joueurs et d’un capitaine. Ce sont eux que l’on voit à l’œuvre sur le terrain, ce sont eux que l’on voit sur les affiches promotionnelles et aussi dans les différentes conférences de presse. Mais en réalité, l’équipe s’étend bien au-delà des joueurs et de leur capitaine. C’est toute une armée qui travaille d’arrache-pied à l’arrière-scène. En effet, l’équipe canadienne de la Coupe Davis BMW peut aussi compter sur l’appui d’un entraîneur (Frédéric Fontang), un préparateur physique (Nicolas Perrotte), un médecin (Nicolas Sauvé), un physiothérapeute (Taran Ohsen), un massothérapeute (Jeff Ludovic), un gérant (Alain Beaupré) et un cordeur (Yvon Gilbert). Et pour cette première édition des Finales de la Coupe Davis par Rakuten, un nouveau membre se greffe à cette équipe, soit Daniel Nestor qui assurera le rôle d’entraîneur de double.

Au fil des prochaines rencontres, nous vous présenterons ces acteurs dans l’ombre afin de vous aider à mieux connaître les différents rôles de cette équipe de soutien. Et vous constaterez qu’ils n’ont qu’un seul but commun : exercer leur expertise afin que les joueurs soient au sommet de leur art lorsque la compétition se mettra en branle.

En 2018, après une carrière de plus de 25 ans couronnée de succès, Daniel Nestor a tiré sa révérence. Le spécialiste du double, huit fois champion en tournois du Grand Chelem et médaillé d’or aux Jeux olympiques de Sydney, a remporté pas moins de 91 titres au cours de sa carrière et a été reconnu pour son incroyable longévité.

Natif de la Serbie, élevé à Toronto, l’ex-joueur de Toronto a toujours été un fier représentant du Canada et il détient plusieurs records à la Coupe Davis. C’est d’ailleurs cette compétition qui l’a révélé, en 1992, quand il a battu le numéro un mondial de l’époque, le Suédois Stefan Edberg. Plus de 21 ans plus tard, en 2013, il était encore l’un des piliers de l’équipe canadienne lorsque celle-ci a connu le meilleur résultat de son histoire en atteignant la demi-finale de la Coupe Davis. Le tout dernier match de sa carrière était d’ailleurs une rencontre de la Coupe Davis qu’il a disputée avec son compatriote Vasek Pospisil en septembre 2018.

À peine un an plus tard, Nestor effectue un retour avec l’équipe canadienne, mais cette fois à titre d’entraîneur de double.
« Je suis ici pour aider le plus possible. La Coupe Davis a fait partie de ma vie pendant de nombreuses années. C’est excitant de faire partie de l’équipe de nouveau. J’étais heureux de recevoir une invitation et j’ai hâte que la compétition se mette en branle. »

Le capitaine Frank Dancevic est très heureux de pouvoir compter sur l’expertise de Nestor dans une compétition qui s’annonce féroce. En effet, le Canada affrontera l’Italie et les États-Unis dans le cadre du tournoi à la ronde. Ces rencontres seront constituées de deux matchs de simple et un de double, disputés au meilleur de trois manches. Il est donc fort possible que ce soit le double qui départage deux équipes.

« Je pense qu’avec ce nouveau format, le double devient encore plus important. Quand je regarde notre groupe, il semble fort probable que la plupart des rencontres soient décidées par le match de double. Pour cette raison, nous sommes privilégiés de pouvoir compter sur Vasek, qui a bien joué en double dans les dernières années, et sur Denis, qui joue très bien dernièrement. Au final, peu importe qui est appelé à jouer en double, je crois que notre équipe a de la profondeur, malgré le retrait regrettable de Milos en raison d’une blessure. »

Nestor évoluait encore sur le circuit lorsque la réforme de la Coupe Davis a été annoncée. L’ex-numéro un mondial voit ce changement d’un bon œil pour les joueurs, mais également pour les amateurs.

« Je crois que c’est super pour les joueurs. Je sais que c’est un changement un peu plus difficile pour certaines fédérations qui connaissaient du succès dans l’organisation de rencontres de la Coupe Davis dans leur pays année après année, mais pour les joueurs et également pour les amateurs, je crois que c’est excitant d’avoir les meilleurs réunis dans la même ville pour représenter leur pays. Je pense également que le fait que les rencontres ne comportent que trois matchs disputés au meilleur de trois manches rendra la Coupe Davis encore plus passionnante, et ce, dès le premier point.

Après les premières journées d’entraînement, il est évident que les joueurs canadiens se plaisent dans les conditions de jeu de Madrid avec un peu d’altitude, ce qui accélère le jeu, et sur une surface dure intérieure qui est déjà assez rapide. Le Canada bataillera toutefois avec deux autres pays qui sont également plutôt à l’aise sur des surfaces rapides.

« C’est un groupe très relevé avec les États-Unis et l’Italie. Je crois que le gagnant de ce groupe pourrait aller très loin dans la compétition. Même quelques jours avant le début des rencontres, il est difficile d’y aller d’une prédiction. Au soccer, quand il y a un groupe aussi fort, on dit que c’est le groupe de la mort. Je crois que le Groupe F est assurément l’un des groupes que nous pourrions appeler ainsi. »