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Tennis Canada, c’est le succès de Bianca, de la jeunesse et aussi de l’humilité

09 Déc 2019
written by: Mario Brisebois
written by: Mario Brisebois

Avez-vous connu une bonne année ? En cette période des bilans, la réponse est très assurément oui pour Tennis Canada qui a continué de multiplier les moments historiques, tant du côté individuel qu’en tir groupé.

Un titre d’un Grand Chelem, une finale à la toute récente Coupe Davis et quatre raquettes en simple au Top 31 de la WTA et de l’ATP représentent autant de premières enregistrées depuis janvier.

Avant d’aller trop vite avec les attentes pour 2020, savourons d’abord la réussite avec Louis Borfiga, qui a mis en place le système du Centre national de tennis de Montréal.

« J’ai du mal à trouver le bon adjectif pour une année assez exceptionnelle, tout le monde rêvant de gagner au Grand Chelem. Et que dire de la Coupe Davis ? Il y a également les bons résultats combinés femmes-hommes. C’est rare dans les fédés », de commenter Louis lors d’une rencontre avec les médias au Centre national.

L’ANNÉE DE BIANCA ET ÉVALUATION PLUS GÉNÉRALE 

La nomination de Bianca Andreescu comme lauréate du trophée Lou-Marsh pour l’athlète par excellence dans l’ensemble du sport au Canada est tout sauf une surprise.

Parmi ses quatre championnats à 19 ans seulement, il y a eu celui de la Coupe Rogers, ce qu’aucune Canadienne n’avait réalisé depuis 50 ans et celui des Internationaux des États-Unis pour littéralement bondir du 148e au 4e rang mondial malgré des blessures qui l’ont forcée souvent au repos.

« Bianca revenait chaque fois en trouvant une façon de gagner », mentionne Louis à propos de l’impressionnante résilience de la protégée de Sylvain Bruneau.

Bien sûr qu’il a été question de Denis Shapovalov et de Félix Auger-Aliassime, respectivement 15e et 21e à l’ATP pour des sommets personnels.

« Je n’en revenais pas que nos deux joueurs n’aient que 20 et 19 ans en finale de la Coupe Davis (contre l’Espagne à Madrid). Rafa a d’ailleurs décrété dans la victoire que le Canada allait gagner pendant longtemps », poursuit Louis.

Bien que 31e et 215e, Milos Raonic et Eugenie Bouchard ont droit à la reconnaissance.

« Milos et Eugenie ont ouvert la voie », précise-t-il au sujet des deux ex-finalistes de Wimbledon.

Les chiffres scintillants ne manquent pas en 2019 avec 27 titres remportés par 14 joueurs. Il faut en ajouter 35 autres chez les juniors, dont celui de Leylah Annie Fernandez à Roland-Garros.

Avec les 23 victoires de Bianca ainsi que celles de Shapo (18) et de Félix (19), nos talents ont signé 70 gains aux dépens d’adversaires du Top 50.

Lorsqu’il reçoit des félicitations, Louis Borgia les partage avec ses entraîneurs.

HUMILITÉ ET TRAVAIL AVANT TOUT  

À savoir maintenant à quoi s’attendre l’an prochain, il espère que 2019 n’était qu’un tremplin.

« Il ne faudrait toutefois pas être déçu si les résultats devaient devenir un peu moins bons, parce qu’on va gagner d’autres Grands Chelems. On va gagner la Coupe Davis et la Fed Cup », affirme-t-il pour la suite.

Dans les devoirs à faire, il faudra notamment voir à limiter les blessures de Bianca et assurer la transition de Leylah dans les rangs professionnels.

Pour le reste, pas question de changer quoi que ce soit.

« Il faut rester humble afin de continuer à bien travailler pour s’assurer que le Canada reste à l’avant-plan sur la scène internationale », termine Louis Borfiga.

Force est d’admettre que la recette fonctionne.