Photo Montage of Paula Badosa and Cameron Norrie with the Indian Wells Trophy

Photo : BNP Paribas Open

Après une année de pause en raison de la COVID-19, le tournoi d’Indian Wells revenait à la vie dans son cadre désertique (et merveilleux) de la Californie.

Tout y était pour des retrouvailles remplies de succès, mais des intrus se sont invités à la fête et ont totalement changé la donne.

Tant chez les dames que chez les hommes.

Au départ du tournoi masculin, il y avait les Medvedev (2e), Tsitsipas (3e), Zverev (4e), Rublev (5e), Berrettini (7e), Ruud (10e), Auger-Aliassime (11e), Hurkacz (12e), Shapovalov (13e), Sinner (14e) et Schwartzman (15e).

Sur le Top 15, et en considérant l’absence du fameux « Big 3 », ils étaient tous là, ou presque.

Et pourtant…

En demi-finale, les quatre élus se nommaient Norrie (26e), Dimitrov (28e), Basilashvili (36e) et Fritz (39e).

Rien pour écrire à sa mère, dit l’expression. Et voilà des organisateurs et des télédiffuseurs qui se regardent, l’air hagard, en se demandant ce qui est arrivé à leurs vedettes. Mais le tennis étant ce qu’il est, il y a toujours une possibilité de surprises. Rarement en voit-on autant dans le même tournoi, mais c’est la beauté du sport. Rien n’est coulé dans le ciment.

Si les organisateurs d’un tournoi détestent voir toutes leurs têtes de série être évincées avant les derniers tours, ceux d’Indian Wells avaient au moins une consolation : ils venaient d’entrer dans l’histoire.

Jamais, en 280 tournois du Circuit Masters 1000 (31 ans), les quatre demi-finalistes n’étaient classés hors du Top 25.

Et le gagnant fut Cameron Norrie, grâce à une victoire en trois manches de 3-6, 6-4, 6-1, aux dépens de Basilashvili. Pour le Britannique, il s’agissait d’une 47e victoire en 2021 (contre 20 défaites). Ce total le place deuxième de l’ATP, derrière Tsitsipas (51), mais devant Ruud (46), Medvedev et Zverev (45), Djokovic et Rublev (42). Autre fait non négligeable, Norrie vient au sommet pour le nombre de finales, cette année, avec six, tout comme Djokovic.

Qui plus est, outre le fait de donner un peu d’espoir aux amateurs du Royaume-Uni, qui attendent un successeur à Andy Murray, il faut préciser que Norrie est issu du tennis universitaire américain et qu’il donnait aux écoles du haut savoir un rare titre d’importance aux produits de ces institutions d’enseignement. Un premier en trois ans, en fait.

Du côté du tableau féminin, point de record, mais un quatuor dont toutes les membres étaient hors du Top 15 : Ons Jabeur (16e), Paula Badosa (27e), Jelena Ostapenko (30e) et Victoria Azarenka (34e) se disputaient une place en finale.

C’est la plus jeune, Badosa, qui est sortie gagnante d’un marathon de plus de trois heures, 7-6 (5), 2-6, 7-6 (2), inscrivant son triomphe le plus important de sa carrière. Avec une réaction digne de ce moment important.

Ça bouge dans les classements

Il y a du mouvement et des premières à remarquer à l’issue de la dernière semaine dans le monde du tennis.

Nos jeunes Canadiens, Félix Auger-Aliassime (12e) et Denis Shapovalov (14e) perdent un rang chacun au classement ATP et, sans surprise, le Britannique Cameron Norrie gagne 11 places en vertu de sa semaine de rêve à Indian Wells. Norrie occupe maintenant le 16e échelon, tout juste derrière Shapo.

Mais c’est l’accession au Top 10 de Hubert Hurkacz qui retient l’attention. Et pour deux raisons.

Non seulement la présence d’un Polonais dans le Top 10 est une première en 44 ans, le dernier ayant été Wojtek Fibak (10e) en 1977, mais cette ascension de Hurkacz entraîne l’exclusion de Roger Federer du groupe sélect des dix premiers joueurs mondiaux.

Hubert Hurkacz hits a backhand
Photo : Peter Staples/ATP Tour

Le Suisse, qui n’a disputé que 14 matchs (9-5) en 2021, ne sera pas de retour avant l’année prochaine, se remettant d’une autre opération au genou. Federer, qui a passé la majeure partie de sa carrière dans le Top 10, en avait été exclu l’espace de 12 semaines entre novembre 2016 et janvier 2017, à la suite, encore une fois, d’une opération au genou.

À la WTA, inutile de dire que le titre de Paula Badosa l’a fait bondir du 27e au 13e rang. L’autre ascension notable est celle de la Tunisienne Ons Jabeur, qui accumule les premières en 2021. La voilà huitième, une première présence au Top 10 féminin dans l’histoire pour une joueuse arabe.

Chez les nôtres, après le tournoi d’Indian Wells, Leylah Annie Fernandez a grimpé d’un rang et pointe au 27e échelon, cinq de moins que sa compatriote Bianca Andreescu qui, elle, a régressé d’une place.

Les deux, rappelons-le, ne seront pas disponibles pour représenter le Canada, en Tchéquie, dans le cadre des Finales de la Coupe Billie Jean King, du 1er au 6 novembre. Ce sont Rebecca Marino, Carol Zhao, Françoise Abanda et Gabriela Dabrowski qui défendront les couleurs du Canada.

Federer, sur ses deux jambes

Parlant du Maître suisse, sa convalescence se déroule bien et laisse présager un retour à l’entraînement bientôt.

Le week-end dernier, Federer a été vu marchant sans l’aide de béquilles alors que lui et son épouse Mirka étaient parmi les invités d’honneur du mariage d’Alexandre Arnault et de Géraldine Guyot, dans la petite île San Giorgio, face à la Piazza San Marco, à Venise, en Italie.

Outre Federer, plusieurs gros noms de la jet set mondiale s’y trouvaient, tels les Beyonce, Jay-Z, Pharell Williams et Omar Sy.

Pour votre information, Alexandre Arnault, 29 ans, est l’héritier de Bernard Arnault, troisième fortune de la planète, derrière celles de Jeff Bezos et d’Elon Musk, et dont les avoirs étaient récemment évalués à 185 milliards, selon le magazine Forbes.

Stefanos… « Che » tsipas ?

Après la version légendaire des espadrilles « Stan Smith » en l’honneur du tennisman américain deux fois vainqueur en Grand Chelem, Adidas vient de dédier une version très ressemblante de cette chaussure à Stefanos Tsitsipas, troisième joueur mondial.

Le site Neos Kosmos a fièrement récupéré une des photos publiées sur le compte Instagram de Tsitsipas, alors qu’un gros plan de la languette arbore un dessin de son visage, et l’a mise sur son site dans un article paru le 14 octobre.

Le dévoilement a eu lieu pendant que le Grec se trouvait à Indian Wells et, pour l’instant, le modèle n’est offert qu’en Europe et au Japon. Mais l’Amérique devrait recevoir son approvisionnement bientôt.

Je ne sais pas pour vous, mais en voyant le visage ainsi présenté, graphiquement, je n’ai pu m’empêcher d’y voir une similitude avec une autre photo du genre, impliquant une personnalité d’un tout autre domaine et rendu célèbre au cours du siècle précédent…

Ça ne s’invente pas…

Le tennisman Thierry Champion, aujourd’hui âgé de 55 ans, n’a jamais été… champion de tennis. En fait, il n’aura participé qu’à une seule finale au cours de sa carrière. Et il l’a perdue, ratant la chance de justifier son nom prédestiné.

Dans le sport, Champion n’est pas le seul à posséder un nom qui s’avéra connecté à la sphère d’activité où il évoluait.

On appelle ça un aptonyme.

Récemment, le journaliste britannique Chris Goldsmith a relevé une variante du phénomène en répertoriant les athlètes du tennis portant un nom associé au monde des poissons. Le résultat était particulièrement amusant alors que les truite, thon, morue, hareng et saumon côtoyaient… une joueuse canadienne.

Dennis Trout (USA)

Tuna Altuna (TUR)

Katie Codd (USA)

Lauren Herring (USA)

Sharon Fichman (CAN)

Et la commentatrice Gigi Salmon (GBR)

Un internaute s’est empressé de lui rappeler qu’un Américain, ex-numéro sept mondial, s’appelle Mardy Fish.

De mon côté, je me suis amusé à faire quelques recherches. Et le monde du tennis m’a donné quelques associations plutôt amusantes en voyant quelques noms au sein de l’ATP et de la WTA.

Rhiann Newborn (USA) Très, très jeune.

Arianna Zucchini (ITA) Végétarienne ?

Emerald Able (USA) Elle croit en elle, assurément.

Katie Volynets (USA) Très bonne près du filet, j’espère

Olympe Lancelot (FRA) Invincible…

Tennys Sandgren (USA) Que dire de plus…

Et, comment ne pas penser au célèbre Henri Cochet, 15 fois champion de Grands Chelems et membre des fameux « Quatre Mousquetaires » français.

En terminant, même si elle joue au tennis, il y a une joueuse néerlandaise qu’on imagine plutôt coiffée d’un casque et bien installée dans l’habitacle d’une voiture de course.

Indy De Vroome

Courriel : privard@tenniscanada.com

Twitter : @paul6rivard

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