En tant qu’ancien joueur de la Coupe Davis junior, Nicaise Muamba connaît bien l’énergie d’Équipe Canada. Son expérience passée lui est très utile cette semaine à Astana, où il assume un nouveau rôle, celui de partenaire d’entraînement de l’équipe canadienne pour les qualifications de la Coupe Billie Jean King contre le Kazakhstan.
Cette occasion s’inscrit dans la détermination de Muamba de découvrir de nouvelles facettes d’un sport qui l’a captivé depuis qu’il a tenu une raquette pour la première fois.
« Je pense que ce sera plaisant de côtoyer l’équipe, juste pour voir comment ça se passe, a mentionné Muamba. Je vais essayer de les aider autant que possible à l’entraînement, de les encourager, bien sûr, et simplement d’apporter une bonne énergie et une ambiance positive. »
Muamba admet que la plupart de ses meilleurs souvenirs de tennis remontent aux compétitions par équipe auxquelles il a participé, il ne fait donc aucun doute qu’il se sentira comme chez lui au sein du personnel d’encadrement canadien. Bien que ce soit sa première expérience professionnelle avec Équipe Canada, ce n’est pas la première fois qu’on lui demande d’être un partenaire d’entraînement. Il agit souvent à ce titre pour Victoria Mboko, Gabriel Diallo, Alexis Galarneau et se rend même parfois à des tournois avec son bon ami Félix Auger-Aliassime.
« On voit bien leurs intentions à l’entraînement. La façon dont ils prêtent attention aux détails, leur discipline, et le fait que ce n’est pas facile sur le terrain : ils accordent vraiment de l’importance au processus, a expliqué Muamba. Ils ont aussi un très bon équilibre ; en dehors du terrain, ils aiment profiter de la vie et c’est agréable pour eux d’avoir quelqu’un avec qui ils sont manifestement à l’aise et qu’ils connaissent depuis longtemps, car on a besoin de cette familiarité à ce niveau. »
C’est à Gatineau qu’a commencé le parcours de Muamba au tennis. Il a foulé le court pour la première fois avec son père après avoir regardé jouer ses sœurs aînées. Au départ, il ne jurait que par le soccer, mais il n’a pas fallu longtemps pour qu’un nouveau sport conquière son cœur d’athlète. Il a finalement intégré les programmes de développement des joueurs de Tennis Québec, ce qui lui a permis de disputer et de remporter des championnats juniors canadiens, de se rendre en Europe pour des compétitions par équipes et d’être choisi pour se joindre au Centre national de tennis de Tennis Canada à Montréal, dans la même cohorte qu’Auger-Aliassime.
Il a ensuite pris le chemin du tennis universitaire américain avec les Volunteers du Tennessee et les Liberty Flames de la Virginie, période durant laquelle il a obtenu un baccalauréat et une maîtrise. En Virginie, il est devenu le deuxième joueur de l’histoire du programme à se qualifier pour le championnat de la NCAA. Sa tentative de faire le saut chez les professionnels ne s’est finalement pas déroulée comme prévu.
« Après quelques années, j’ai réalisé que ce n’était pas aussi facile qu’on pourrait le croire et que ma progression n’était pas aussi rapide que je l’avais espéré. Cependant, je suis reconnaissant pour cette expérience, a ajouté Muamba. J’ai pu jouer dans des endroits formidables et voyager avec des amis, mais c’était vraiment un tout autre monde. »
Il ne fait aucun doute que Muamba souhaite rester investi dans le tennis, et faire partie de l’équipe de la Coupe Billie Jean King est la prochaine étape pour trouver la voie qui lui convient le mieux.
Photos par : Sarah-Jäde Champagne



