À Tennis Canada, faire progresser l’écosystème sportif pour les femmes et aux filles ne se limite pas à une initiative ponctuelle dans le calendrier. Grâce à notre engagement Jeu. Set. Équité. — une stratégie pluriannuelle réalisée en partenariat avec la Banque Nationale — nous travaillons à bâtir un sport plus fort, plus inclusif et plus représentatif à tous les niveaux, des terrains de jeux jusqu’aux circuits professionnels, en passant par les personnels d’entraînement et de direction exécutive.
En cette Journée internationale des droits des femmes, célébrée sous le thème « Donner pour recevoir », Tennis Canada met en lumière l’une de ses réalisations les plus marquantes de la dernière décennie : l’augmentation de la représentation des femmes au sein de l’organisation.
« Donner pour recevoir » incarne bien plus qu’un investissement financier — bien que nous investissions également. Comme mentionné par la Journée internationale des femmes, ce thème « met l’accent sur la réciprocité et le soutien » et reconnaît que « lorsque les individus, les organisations et les communautés donnent généreusement, les occasions et le soutien pour les femmes augmentent ». Pour que les femmes et les filles demeurent dans le sport, elles doivent sentir qu’elles y ont leur place, s’y reconnaître et s’inspirer de modèles féminins forts.
Ces dernières années, nous avons réalisé des progrès significatifs à cet égard :
- Les femmes représentent désormais 51 % de notre personnel, atteignant la parité au sein de l’organisation.
- Les femmes composent 57 % de notre équipe de haute direction (comparativement à 17 % en 2021) et 56 % de l’ensemble de notre personnel de direction (2021 : 40 %).
- Notre conseil d’administration compte maintenant 46 % de femmes, par rapport à 31 % en 2022.
- Au sein de notre équipe de haute performance, la représentation du personnel féminin a augmenté de plus de 21 % depuis 2021, un jalon sans précédent.
Ces résultats découlent d’une stratégie claire, de décisions de gouvernance intentionnelles et d’un engagement à long terme visant à créer des parcours équitables à travers notre système.
Passer de l’aspiration à l’action
Lorsque Tennis Canada a officiellement renforcé son engagement envers l’avancement des femmes et des filles, l’objectif était de provoquer un changement structurel significatif et durable.
« À Tennis Canada, notre objectif a toujours été de faire en sorte que le tennis soit un sport pour tous, pour la vie », a déclaré le chef de la direction Gavin Ziv. « Cependant, il y a plus de dix ans, lorsque nous avons examiné notre écosystème pour les femmes et les filles, des lacunes évidentes sont apparues en matière de représentation, de parcours de leadership et de rétention à long terme. Ce n’étaient pas seulement des statistiques : c’étaient des signaux indiquant que nous devions faire mieux. Nous étions convaincus que l’excellence et l’inclusion devaient aller de pair. Cette prise de conscience est devenue le catalyseur d’un changement structurel. »
En 2017, Tennis Canada a mis sur pied son premier groupe de travail sur l’équité des genres. Ce groupe, composé de membres du conseil d’administration, de dirigeant.e.s et de leaders de l’industrie, a été conçu comme un vecteur d’innovation. Il a remis en question les approches traditionnelles, identifié les obstacles systémiques et jeté les bases d’un changement durable.
Bien que l’accent ait d’abord été mis sur les écarts de participation, il est devenu rapidement évident que l’avancement des femmes vers des postes de leadership serait un levier essentiel pour assurer un impact durable.
« Le leadership et la représentation comptent », a affirmé Jennifer Bishop, ancienne présidente du conseil d’administration de Tennis Canada et membre du groupe de travail inaugural. « Faire progresser davantage de femmes vers des postes d’influence n’était pas symbolique ; c’était stratégique. Nous ne pouvions pas demander aux jeunes filles d’imaginer un avenir dans le tennis si elles ne voyaient pas des femmes contribuer à le façonner. »
Au cours des cinq années suivantes — malgré l’impact important de la pandémie de COVID-19 — plusieurs jalons clés ont été atteints :
- Établissement d’un axe Sport sécuritaire et embauche d’un directeur, Sport sécuritaire et intégrité (2017) — une première parmi les organisations nationales de sport canadiennes.
- Mise en œuvre d’une politique d’équité des genres (2018) pour la composition du conseil et du leadership.
- Réalisation d’une évaluation organisationnelle sur l’équité des genres (2020) par Femmes et sport au Canada.
- Rééquilibrage actif de la représentation dans les rôles décisionnels clés après la pandémie.
- Conclusion d’un partenariat de 10 ans avec la Banque Nationale (2021), incluant des investissements dédiés à la participation et à la rétention des femmes et des filles.
- Embauche d’une directrice, avancement des femmes et des filles (2022) — encore une première parmi les ONS canadiennes.
- Promotion de Valérie Tétreault au poste de directrice de tournoi de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers à Montréal, la première femme à occuper ce poste.
« Nous avons constaté des retombées significatives », a ajouté Bishop. « J’ai eu le privilège d’occuper plusieurs rôles de leadership dans le tennis, et il fut un temps où j’étais souvent la seule femme autour de la table. Aujourd’hui, ces salles sont fondamentalement différentes, et les femmes occupent désormais une place centrale dans la prise de décision. Il reste encore du travail à faire, mais ce que nous avons accompli à Tennis Canada en si peu de temps est remarquable. C’est un rappel puissant, particulièrement lors de la Journée internationale des droits des femmes femmes, que lorsque la gouvernance fixe des objectifs clairs et s’y engage avec intention, un changement réel s’ensuit. »
Le prochain défi : transformer l’engagement en continuité
Peu de personnes ont observé cette évolution d’aussi près que Terri Temelini, directrice de l’avancement des femmes et des filles chez Tennis Canada. Bien qu’elle se dise fière des progrès réalisés, elle souligne que l’équité exige un engagement soutenu.
« La progression est très encourageante, mais elle n’est pas une finalité en soi », a déclaré Temelini. « Le changement ne perdure que lorsque l’engagement se transforme en actions soutenues et en responsabilisation. Nous devons continuer à mesurer les résultats, nous adapter lorsque nécessaire et investir afin que l’équité des genres demeure un pilier permanent de notre organisation — faire progresser l’équité des genres n’est pas un jeu à somme nulle ; cela renforce l’ensemble du système. »
Avec des bases solides désormais établies à l’interne, Tennis Canada étend maintenant ce travail vers l’ensemble de son environnement externe. Des initiatives telles que le Programme de leadership des filles (14 à 17 ans) et des cliniques de développement ciblées pour les entraîneures et officielles aspirantes — élaborées en partenariat avec les Associations provinciales et territoriales de tennis — élargissent les parcours de leadership à travers le pays.
Au niveau professionnel, Tennis Canada offrira des bourses égales à l’Omnium Banque Nationale à compter de 2027, avec des augmentations importantes des gains des femmes déjà en cours depuis 2025. Cette mesure renforce l’équité au plus haut niveau de compétition.
« La présence des femmes dans les personnels d’entraînement est l’une de nos prochaines priorités, car il s’agit d’un autre levier clé pour élargir nos parcours », a indiqué Temelini. « Depuis 2023, la représentation des entraîneures certifiées actives dans notre cheminement de formation est passée de 18 % à 26 %. Il ne s’agit pas seulement de chiffres : il s’agit d’intégrer des perspectives diverses qui permettent au système de mieux comprendre et soutenir l’ensemble des joueurs et joueuses. Lorsque l’expertise issue d’expériences différentes est valorisée, nous créons des programmes et des parcours qui permettent à tous de s’épanouir et renforcent le sport à long terme. »
« En tant que gardiens du tennis canadien, nous avons la responsabilité de veiller à ce que ces progrès perdurent », a conclu Ziv. « Un changement significatif doit être ancré dans nos politiques, reflété dans notre culture et soutenu par de solides filières de leadership. La force future de notre sport dépend de notre capacité à libérer le plein potentiel de toute notre communauté. Cela signifie continuer d’investir dans les femmes et les filles — non seulement aujourd’hui, mais chaque jour. »



